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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Le Tour de France : George Sand et le Berry

Le Tour de France littéraire nous conduit avec George Sand sur les terres du Berry que l'auteur a dépeint à moult reprises comme dans son roman, Nanon, écrit au soir de sa vie.

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Repères: Tour de France: George Sand et le Berry 

Dans l'article précédent, nous étions avec Balzac en Touraine, aujourd'hui nous nous trouvons dans le Berry avec un grand auteur à qui nous avons consacré un dossier en entier, George Sand. 

Sa vie a été étroitement liée à Nohant, comme vous pourrez le constater dans les deux articles suivants : 

George Sand

La Gazette vous propose une halte sur les traces de George Sand dans le Berry qu'elle aimait tant au point de retranscrire dans ses livres le folklore de son pays et la langue du terroir.

La nature joue un rôle crucial dans son œuvre en ce qu'elle ne déçoit jamais. Les scènes champêtres sont élaborées pour refléter un décor sublimé. La campagne berrichonne se révèle harmonieuse, délicate et fraîche.

En ce mois d'été, prenons le temps de goûter aux charmes du Berry au travers de cet extrait choisi de Nanon, œuvre écrite en 1872, au soir de sa vie et qui est un peu le double de l'auteur...

Nanon

"Un jour, nous sentant plus confiants que de coutume, et ne pouvant nous défendre du plaisir d'explorer, nous montâmes dans une région qui nous sembla, d'après le cours des ruisseaux, devoir être la plus élevée du Berry et confiner à notre pays marchois. Il n'y avait plus guère de rochers à fleur de terre. Le terrain se moulait par-dessus en grosses buttes, et, sur une des plus hautes, qui était couverte d'arbres énormes, nous vîmes enfin autour de nous, une grande étendue de pays. Ce qui nous frappa fut que c'était partout la même chose. S'il y avait quelques chaumières au loin, on ne les voyait pas, cachées qu'elles étaient sous les arbres ou dans des creux pleins de grands buissons. On n'apercevait même presque pas les nombreux ruisseaux qui sillonnent ce terrain tout déchiré, ils se perdaient sous les feuillages. Le sol se creusait en mille petits vallons qui formaient en somme une grande vallée, et ensuite il se relevait en buttes arrondies comme celle où nous étions et montait très haut dans le ciel, sans qu'on pût dire qu'il devînt montagne ou forêt. Et, à l'horizon comme au milieu du paysage, comme derrière nous, comme sur les côtés, c'était toujours pareil, toujours un désert de belle et grande verdure, des arbres monstrueux, de l'herbe fraîche, des bruyères roses, des digitales pourpres, des genêts en fleur, des hêtres dans les fonds, des châtaigniers dans les hauts, un horizon tout bleu à force d'être vert, et noir à force d'être bleu. On n'entendait que le chant des oiseaux, pas un bruit humain. On n'apercevait pas même la fumée d'une habitation. "

Nanon, George Sand

repère à suivre : Arthur Young et Nancy 

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être Thème de la Nature dans la Littérature.

 

 

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Jean-Yves 08/12/2010 19:39



Les deux dernières phrase me rappelle la dernière strophe de Lamartine de l'article précédent. La même ambiance.
Jean-Yves



Litteratus 08/12/2010 19:44



La littérature est un petit village quand on y pense !



Cat 23/07/2010 09:30



Que dire si ce n'est que cet article fait vibrer intensément ma "corde sandienne"!Merci... 



Litteratus 01/08/2010 18:53



Je le savais !