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Le "petit fait vrai " en littérature

il y a 16 heures
2 min de lecture

De Fontenelle aux écrivains de notre époque contemporaine, le "petit fait vrai " cher à Stendhal devient un véritable matériau littéraire. Réel ou imaginaire, il se transforme sous la plume des auteurs et traverse les genres, de la poésie à l’essai, du théâtre au pastiche.


Portrait peint d’un homme sérieux en costume noir sur fond brun, avec une petite signature visible à gauche.
Marie-Henri Beyle, dit Stendhal (1783-1842), par Södermark, 1840, Château de Versailles

Le "petit fait vrai " en littérature


Dans l’article précédent, il a été question de montrer la frontière poreuse entre la littérature et le fait divers, surtout lorsque les écrivains subissent l’objectif de la presse braqué sur eux. Nous verrons aujourd’hui de quelles manières la littérature en a fait son miel.

 

Origine


Il s’avère que la littérature s’est toujours plus ou moins intéressée à ce "petit fait vrai* ". Elle l’a incorporé avant de le faire renaître librement sous des formes et des époques diverses lorsque l'exigence du réel ne lui a jamais paru nécessaire.


Ainsi, on trouve le fait divers érigé en toile de fond ou placé au premier plan. Peu importe, il occupe la place que l'auteur veut bien lui accorder.


Nous n'avons pas attendu le XIXe siècle pour que la littérature s'empare de ce phénomène. Des faits marquants ont été rapportés déjà par les auteurs grecs ou latins au travers des soubresauts de l’Histoire ou des faits du quotidien. La mythologie elle-même peut aussi être lue comme une vaste succession de faits divers sordides : meurtres, viols, parricides, infanticides…

 

Il s’avère donc que les faits divers ont nourri les récits.


Il existe également des faits divers réels ou totalement fictifs, ainsi qu’on le verra dans de prochains articles. Il reste que toute la littérature peut s’en inspirer.

 

Genre


En effet, aucun genre littéraire n’y a échappé. La philosophie, la poésie, le théâtre, l’essai et le roman ont chacun, dans leur domaine, pétri le fait divers à une fin littéraire.

 

Nous laissons de côté, pour quelque temps, le roman, auquel un grand nombre d’articles seront consacrés, pour puiser, à ce stade de notre dossier, dans d’autres genres littéraires, de la poésie à l’essai en passant par le pastiche.


Le "petit fait vrai " en littérature : il vous sera ainsi proposé de (re)découvrir dans les trois articles à venir :


  • Le fait divers et la poésie :

sous la plume d’Apollinaire,

sous la plume de Mallarmé.


  • Le fait divers, pur matériau littéraire :

un exercice de style pour Alphonse Allais,

des pastiches sous la plume de Jarry et de Proust,


  • Le fait divers et l’essai :

La dent d’or de Fontenelle, philosophe rationaliste

L’affaire Calas sous la plume de Voltaire

Sublime, trop sublime de Marguerite Duras

 

 

*Stendhal, correspondance tome 1, lettre à A. de Mareste, du 22 avril 1818, La Pléiade.

 

 

Article à suivre : le fait divers et la poésie

 

 

 

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