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Bac 2024 : commentaire "Les Cerfs-volants" de Romain Gary

  • il y a 10 heures
  • 12 min de lecture

Bac : entraînons-nous au commentaire avec un sujet donné en 2024 : analyse, plan détaillé et étude des premiers émois amoureux, entre souvenir, imaginaire et registres littéraires.

un cerf-volant dans un ciel bleu avec quelques nuages et des arbres de par et d'autres

Bac 2024 : commentaire "Les Cerfs-volants" de Romain Gary


Au brouillon

  1. Mettre d’abord son plan type CIIGARE sur son brouillon, en laissant beaucoup de place dans le tableau pour le compléter au fur et à mesure (rappel : 4 colonnes X 2 ) :

Titre I

Titre II

I.A Cadre spatio-temporel

 

II.A genre : originalité

I.B impressions

 

II.B Argumentation de l’auteur

I.C Les sens

 

II.C Registres du texte

  1. Bien lire le paratexte (texte introduisant le texte) en soulignant les mots clefs pour éviter les contresens et regardez la date de l’œuvre qui donne des indications sur le courant littéraire (siècle) :


Lorsqu'il avait dix ans, alors qu'il jouait dans les environs de la ferme où il vit, le narrateur a rencontré une jeune fille dont il est immédiatement tombé amoureux : Elisabeth de Bronicka, surnommée Lila, en vacances dans une maison de famille. Quatre années plus tard, il est invité chez elle ; l'extrait s'ouvre au moment où, après ces retrouvailles, il rentre chez lui.

Romain GARY [1914-1980], Les Cerfs-volants, Chapitre VI, 1980.


  1. Bien lire le texte, surveillez-vous, évitez les contresens en vous posant des questions. Si vous n'y comprenez rien du tout, optez rapidement pour la dissertation, sauf si vous n'en avez jamais fait...

  2. Pour le 2A : se souvenir des éléments clés dans les fiches de révision fiche roman :

a)la nature du document,

b)le type du discours : direct/indirect/indirect libre,

c)la focalisation du récit :

-Point de vue externe : celui où narrateur rapporte l’histoire en sa qualité de témoin. L’intrigue avance graduellement en fonction du récit du narrateur.

-Point de vue interne : celui où le lecteur entre dans la tête du personnage dont il connaît en même temps que lui les pensées, les sentiments, la psychologie en somme.

-Point de vue omniscient : celui où le narrateur dépasse les deux précédents points de vue en ajoutant qu’il sait tout à la différence du personnage et avant lui.

d) les différents courants littéraires à déterminer en fonction de la date du texte qui vous est proposé. (cf. histoire littéraire)

  1. Coloriez maintenant selon le code couleurs avec la méthode des  6  GROSSES CLEFS : pensez aux cases "faciles" du plan type : 1A et 1C et 2C. Attention : on ne fait pas un catalogue, on souligne l'étonnant, ce qui n’est pas normal=original, ce qui change.

Rappel : s’agit de colorier le texte sous six angles à l'aide du moyen mnémotechnique suivant :  

                               6           GROSSES                                      CLEFS

Gr : grammaire                               C : Conjugaison

OS : oppositions                            le : champ lexical 

SE : les 5 sens                            FS : figures de style


Coloriage- analyse-synthèse

Cela donne le résultat suivant qui donnera lieu à une synthèse permettant de remplir très rapidement son plan type :


    "Je rentrai chez moi résolu à devenir “quelqu'un”, et ce dans les plus brefs délais, de préférence avant le départ de mes nouveaux amis (1), ce qui se traduisit par une forte fièvre : je dus garder le lit pendant plusieurs jours. Au cours de mon délire, je découvris en moi le pouvoir de conquérir les galaxies et recueillis des lèvres de Lila un baiser en guise de re- merciement. Je me souviens qu'au retour d'une planète particulièrement hostile, après une expédition au cours de laquelle j'avais fait cent mille prisonniers nubiens(2) - j'ignorais le sens du mot nubien, mais il me paraissait convenir admirablement à ces prédateurs interstellaires- j'avais revêtu, afin d'offrir mon nouveau royaume en hommage à Lila, un costume si chargé de pierreries, qu'il y eut soudain parmi les plus brillantes étoiles une véritable panique, à la vue de cet intense rayonnement qui montait d'une terre n'ayant tenu jusque-là qu'une place très modeste parmi les années-lumière.

Ma maladie prit fin de la plus douce des façons. Il faisait très sombre dans ma chambre ; les volets étaient fermés, les rideaux tirés, car on craignait que la rougeole (3) ne se déclarât brutalement après ces quelques jours d'hésitation et, à cette époque, un des aspects du traitement était de garder le malade dans le noir, afin de protéger ses yeux. Le docteur Gardieu se montrait d'autant plus inquiet que j'avais déjà quatorze ans et la rougeole avait du retard. Il devait être midi, à en juger par la lumière qui s'engouffra dans la chambre lorsque la porte s'ouvrit et Lila apparut, suivie par le chauffeur, Mr. Jones, les bras chargés d'une énorme corbeille de fruits ; derrière elle venait mon oncle, qui ne cessait de mettre en garde Mademoiselle contre le risque de fatale contagion. Lila resta un moment à la porte et, malgré mon extrême émoi (4), je ne pus m'empêcher de sentir ce qu'il y avait de prémédité dans cette pose qu'elle gardait sur fond de clarté, jouant d'une main avec sa chevelure. S'il s'agissait bien de moi dans cette visite, il y avait là avant tout un moment théâtral, celui d'une jeune fille amoureuse qui vient se pencher sur le lit d'un mourant, ce qui, sans exclure  réellement l'amour et la mort, les faisait néanmoins passer au rang d'accessoires. Pendant que le chauffeur déposait sur la table la corbeille de fruits exotiques, Lila garda encore quelques instants sa pose, puis traversa vivement la chambre, vint se pencher sur moi et m'effleura la joue d'un baiser, cependant que mon oncle rappelait une fois de plus à Mademoiselle la puissance saisissante et néfaste des microbes dont mon corps était peut-être chargé.

- Tu ne vas quand même pas mourir de maladie ? me demanda-t-elle, comme si elle attendait de moi quelque tout autre et admirable façon de quitter la terre.

-Ne me touche pas, tu vas peut-être l'attraper.

Elle s'assit sur le lit.

- À quoi ça sert d'aimer quelqu'un, si on a peur de l'attraper ?

Une vague de bonne chaleur me monta à la tête.”

Romain GARY [1914-1980], Les Cerfs-volants, Chapitre VI, 1980.

______________

1. mes nouveaux amis : le narrateur désigne ainsi la famille de Lila qu'il vient de rencontrer.

2. nubiens: peuple d'Afrique du Nord-Est.

3. rougeole: maladie infantile potentiellement mortelle, que l'on craignait particulièrement avant la généralisation de la vaccination.

4. émoi : émotion vive, trouble, agitation.


Bac 2024 : commentaire "Les Cerfs-volants" de Romain Gary : synthèse de l'analyse :

Grammaire

Composition en trois paragraphes = 3 idées. Pensez à découper votre texte en partie : cela vous sera utile pour comprendre l’enjeu de ce qui est dit (sa progression). Attention! Ce n’est pas un commentaire linéaire…

On note deux paragraphes au style indirect et le dernier au style direct : volonté de donner le contexte, puis d’arriver au moment décisif avant enfin de rendre compte de l’intimité des personnages, à la fin.

On est dans le cercle privé d’une chambre (rideaux, table, lit).

Point de vue interne : le narrateur se remémore précisément son premier émoi amoureux : il s’agit de le retracer comme un souvenir fantasmé et assumé en tant que tel. Cela permet à Gary de convoquer le domaine de l’imaginaire : registres de l’épopée, de l’exaltation lyrique des sentiments, de l’ironie.

a) Style indirect

Importance de la ponctuation (,; : –) accompagnant des phrases longues et complexes : choix de l’auteur de recourir à des propositions indépendantes coordonnées ou juxtaposées pour donner au récit un rythme soutenu, un effet vif. Il s’agit pour le narrateur de rendre compte d’un souvenir en train d’être remémoré, ce qui confère au texte une certaine fraîcheur.

On trouve aussi des propositions subordonnées complétives, relatives, infinitives chargées de donner de nombreuses précisions dans un souci scrupuleux de ne rien oublier et de revivre la scène (choix des termes, souvenir du rêve et de la venue de Lila).

On a affaire à un texte qui comprend en grand nombre des locutions de temps, ce qui donne un effet rythmé facile à exprimer : lorsque, avant/après, pendant, soudain, etc.

Il faut relever qu’à deux occasions, l’auteur utilise le style indirect libre rendant compte avec le terme «Mademoiselle» répété deux fois suggérant une subjectivité propre au discours direct : il est question ici de montrer la déférence de l’oncle à l’égard de la riche visiteuse qui n’est pas du même milieu social (cf. son chauffeur et sa corbeille de fruits exotiques). C’est ce qui permet d’introduire ensuite le style direct entre Lila et le malade.

b) Style direct

Il s’agit d’un court dialogue qui commence et s’achève par la seule volonté de la jeune fille. Cette dernière rompt le silence et s’adresse au malade : le tutoiement entre eux dénote une proximité. 

On voit deux phrases à la forme négative : il s’agit d’une tournure d’esprit pour Lila alors que l’expression est au sens propre pour le narrateur qui cherche à la protéger de sa «maladie». Décalage entre les deux personnages.

La discussion est faite à partir de deux phrases interrogatives de Lila : la première montre la connivence entre les deux personnages «quand même “et ‘comme si’ : ils partagent un imaginaire commun, un univers fantasmagorique. Lila accepte de se situer sur un terrain ludique, enfantin.

La même idée est reprise dans la seconde interrogation avec la conjonction de subordination ‘si’ qui est utilisée pour affirmer une déclaration d’amitié.

 

 

Conjugaison

On a affaire à un récit conjugué essentiellement à l’indicatif : au passé avec classiquement des descriptions à l’imparfait et des actions soudaines au passé simple.

Notons l’emploi du présent de l’indicatif ‘Je me souviens’ qui situe le cadre de l’action dans une remémoration d’un passé révolu.

Dans le dernier paragraphe, la valeur du présent est celle d’une vérité générale : ‘À quoi ça sert d’aimer quelqu’un, si on a peur de l’attraper?’ : un sentiment que l’on porte à un enfant.

On relève le futur proche avec le verbe ‘tu ne vas pas mourir’ : sollicitude de Lila pour le petit malade.

Impératif : ne me touche pas : valeur de conseil : il cherche à la protéger.

 

 

Oppositions :

La première opposition est à relever entre les personnages, puis dans les sentiments et les mouvements de la scène ainsi que dans la topographie sous-tendant l’action.

a) entre les personnages

La figure du narrateur, garçon de 14 ans et ses nombreuses projections fantasmées de lui-même : ‘quelqu’un’/chevalier interstellaire/mourant.

On a aussi une opposition entre Lila et le malade au 2e paragraphe : ‘jeune fille amoureuse’/‘mourant’ : le cœur de la scène avec en périphérie deux hommes, l’oncle et le chauffeur : l’un qui dissuade, l’autre qui dépose la corbeille ; deux personnages secondaires dans le récit.

b) les sentiments et le jeu de scène

On passe de l’émoi à l’amour avec ‘vague de bonne chaleur’ : signe d’un moment mémorable dans la vie du narrateur.

On note l’opposition entre l’amitié de Lila signifiée par ‘aimer quelqu’un’ et ‘me monta à la tête’ : embrasement du jeune garçon qui y voit, lui, de l’amour.

Notons l’opposition entre le délire du malade et sa fièvre qui le cloue au lit. On a ainsi le mouvement immobile/mobile au 1er paragraphe.

C’est l’inverse au 2e paragraphe : elle se tient immobile par peur de la contagion, puis s’avance vers le malade avant de s’asseoir : on a le mouvement debout/assis : proximité affective.

c) la topographie

On a l’opposition : dedans/dehors : chambre/volet et chambre/espaces intergalactiques.

à l'intérieur  : on l'opposition entre: porte/lit : recentrage de la scène du loin au près

 

 

Champs lexicaux

3 importants :

  • imaginaire : monde interstellaire et fantasme de la femme amoureuse, ‘théâtral’

  • celui de la maladie infantile : rougeole, fièvre, médecin, délire, contagion, etc.

  • celui du corps : main, cheveux, émoi, bras, joue, tête : le corps du narrateur est en éveil

 

 

Les sens : on deux sens : la vue et le toucher

a) la vue : c'est le sens de la mise en scène, ‘théâtral’

-1er paragraphe : dans son délire, le narrateur a besoin d’être vu comme un super héros par Lila : rôle de la lumière, des pierreries, la courtoisie médiévale (hommage, etc.) etc.

-2e paragraphe : on a une ambiance très particulière avec une mise en scène ombre/lumière pour évoquer ce premier émoi amoureux du narrateur, le fantasme de la jeune fille amoureuse de lui…

b) le toucher : le sens de l’amour.

C’est Lila qui embrasse légèrement le jeune homme : ‘effleura’ : on note donc que c’est furtif. L’amour dont elle parle ressemble davantage à de l’affection : cf. la manière de l’embrasser et de lui parler comme à un enfant.

 

igures de style : il s’agit de rendre ce souvenir toujours vivant : plaisir du narrateur à redire dans le détail les moments vécus.

On note deux scènes fantasmées :

  • la première avec l’épisode de la fièvre

  • La seconde : avec l’exaltation des sentiments par le narrateur. Ce dernier se voit comme un comédien sur scène, jouant le rôle dans une scène d’amour en pleine tragédie : ironie rétrospective du narrateur avec les exagérations poussées au 1er paragraphe. Intentions de montrer la pureté de ses sentiments aux paragraphes 2 et 3 : lyrisme.

  • Retrouvez les 4 boites dans lesquelles sont rangées les figures de style : 

Boite 1 :

Personnification : prédateurs interstellaires, les plus brillantes étoiles une véritable panique

Métaphore : ‘moment théâtral’ ‘accessoires’ : fantasme, imaginaire

une vague de bonne chaleur : périphrase pour parler de l’amour.

Boite 2 :

Antithèse : devenir quelqu’un/se traduisit par une forte fièvre : ironie

Intense rayonnement/place très modeste

Boite 3

Répétitions : nubien/corbeille de fruits/mademoiselle : pour la joie de se remémorer

Répétition : l’attraper : connivence

Redondance : sombre, noir : besoin de repréciser

énumération : volets, rideaux/saisissante et néfaste

Boite 4 :

Emphase : conquérir des galaxies, intense rayonnement, cent mille prisonniers, hommage : registre épique

 

 

 Plan et problématique

Il nous suffit de remplir notre plan CIIGARE en suivant l'ordre des tâches à accomplir :


  1. Complétez son plan type vide avec le coloriage fait (6 couleurs= 6 sous-parties, attention à les fractionner). Ne pas reprendre une idée déjà dite...

I.A Cadre spatio-temporel

On est dans le cercle privé d’une chambre (rideaux, table, lit). énumération : volets, rideaux/saisissante et néfaste

Redondance : sombre, noir : besoin de repréciser

 

 la topographie

On a l’opposition : dedans/dehors : chambre/volet et chambre/espaces intergalactiques.

à l'intérieur  : on l'opposition entre: porte/lit : recentrage de la scène du loin au près

On a affaire à un texte qui comprend en grand nombre des locutions de temps, ce qui donne un effet rythmé facile à exprimer : lorsque, avant/après, pendant, soudain, etc.

On a affaire à un récit conjugué essentiellement à l’indicatif : au passé avec classiquement des descriptions à l’imparfait et des actions soudaines au passé simple. 

II.A genre : originalité

Point de vue interne : le narrateur se remémore précisément son premier émoi amoureux : il s’agit de le retracer comme un souvenir fantasmé et assumé en tant que tel. Répétitions : nubien/corbeille de fruits/mademoiselle : pour la joie de se remémorer

a) Style indirect

Importance de la ponctuation (,; : –) accompagnant des phrases longues et complexes : choix de l’auteur de recourir à des propositions indépendantes coordonnées ou juxtaposées pour donner au récit un rythme soutenu, un effet vif. Il s’agit pour le narrateur de rendre compte d’un souvenir en train d’être remémoré, ce qui confère au texte une certaine fraîcheur.

On trouve aussi des propositions subordonnées complétives, relatives, infinitives chargées de donner de nombreuses précisions dans un souci scrupuleux de ne rien oublier et de revivre la scène (choix des termes, souvenir du rêve et de la venue de Lila).

Il s’agit d’un court dialogue qui commence et s’achève par la seule volonté de la jeune fille. Cette dernière rompt le silence et s’adresse au malade : le tutoiement entre eux dénote une proximité. 

La figure du narrateur, garçon de 14 ans et ses nombreuses projections fantasmées de lui-même : ‘quelqu’un’/chevalier interstellaire/mourant. 

Antithèse : devenir quelqu’un/se traduisit par une forte fièvre : ironie

I.B impressions

  • celui du corps : main, cheveux, émoi, bras, joue, tête : le corps du narrateur est en éveil: 

  • une vague de bonne chaleur : périphrase pour parler de l’amour

  • Répétition : l’attraper : connivence

  • celui de la maladie infantile : rougeole, fièvre, médecin, délire, contagion, etc.

 

II.B Argumentation de l’auteur

 

imaginaire : monde interstellaire et fantasme de la femme amoureuse, ‘théâtral’

Métaphore : ‘moment théâtral’ ‘accessoires’ : fantasme, imaginaire

La discussion est faite à partir de deux phrases interrogatives de Lila : la première montre la connivence entre les deux personnages «quand même “et ‘comme si’ : ils partagent un imaginaire commun, un univers fantasmagorique. Lila accepte de se situer sur un terrain ludique, enfantin.

On voit deux phrases à la forme négative : il s’agit d’une tournure d’esprit pour Lila alors que l’expression est au sens propre pour le narrateur qui cherche à la protéger de sa «maladie». Décalage entre les deux personnages.

La même idée est reprise dans la seconde interrogation avec la conjonction de subordination ‘si’ qui est utilisée pour affirmer une déclaration d’amitié.

 

On note l’opposition entre l’amitié de Lila signifiée par ‘aimer quelqu’un’ et ‘me monta à la tête’ : embrasement du jeune garçon qui y voit, lui, de l’amour.

I.C Les sens

a) la vue : c'est le sens de la mise en scène, ‘théâtral’

-1er paragraphe : dans son délire, le narrateur a besoin d’être vu comme un super héros par Lila : rôle de la lumière, des pierreries, la courtoisie médiévale (hommage, etc.) etc.

-2e paragraphe : on a une ambiance très particulière avec une mise en scène ombre/lumière pour évoquer ce premier émoi amoureux du narrateur, le fantasme de la jeune fille amoureuse de lui…

b) le toucher : le sens de l’amour.

C’est Lila qui embrasse légèrement le jeune homme : ‘effleura’ : on note donc que c’est furtif. L’amour dont elle parle ressemble davantage à de l’affection : cf. la manière de l’embrasser et de lui parler comme à un enfant.

 

II.C Registres du texte

lyrisme : On passe de l’émoi à l’amour avec ‘vague de bonne chaleur’ : exaltation des sentiments signe d’un moment mémorable dans la vie du narrateur. Intentions de montrer la pureté de ses sentiments aux paragraphes 2 et 3 

épiqueEmphase : conquérir des galaxies, intense rayonnement, cent mille prisonniers, hommage : registre épique

ironie rétrospective du narrateur avec les exagérations poussées au 1er paragraphe

2. Donnez des titres au 6 sous-parties (titres courts avec des mots simples)

I.A Cadre spatio-temporel

Un lieu clos

 

II.A genre : originalité

Une remémoration d'un souvenir

I.B impressions

Un premier amour

 

II.B Argumentation de l’auteur

Un univers fantasmagorique.

I.C Les sens

L'émoi d'un jeune garçon

 

II.C Registres du texte

Un triple registre littéraire

3. Donnez un titre aux 2 grandes parties (titres courts avec des mots simples)

I. L'évocation des premières amours

II. Une remémoration fantasmée

4. Posez enfin la question (c'est votre problématique) qui conduit au 1/ et au 2/ : total de la durée de ce travail : 1H 30

L'évocation des premières amours/Une remémoration fantasmée


Comment l'auteur décrit-il les premiers émois amoureux ?

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