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- Sujets de dissertation
Découvrez des sujets d’entraînement qui seront proposés tout au long de l’année dans chacun des quatre genres littéraires afin de vous exercer régulièrement. Pour chaque genre, deux types de questions sont posés, de façon à vous habituer à mobiliser efficacement les deux grands plans de la dissertation. Sujets de dissertation Entraînez-vous à la dissertation à partir de sujets issus des quatre grands genres littéraires : roman, théâtre, poésie et argumentation. Depuis plusieurs années, la Gazette vous accompagne méthodologiquement pour vous aider à structurer vos idées. Dans ces colonnes, vous y trouverez : une méthode claire, expliquée pas à pas, ainsi qu’un résumé pratique sous forme de to-do list. Découvrez des sujets d’entraînement qui seront proposés tout au long de l’année dans chacun des quatre genres littéraires afin de vous exercer régulièrement. Tableau Pour chaque genre, deux types de questions sont posés, de façon à vous habituer à mobiliser efficacement les deux grands plans de dissertation. roman : L'abbé Prévost, Manon Lescaut Dans Manon Lescaut , est-ce parce que les personnages sont marginaux qu'ils sont romanesques ? "Pendant qu’il marche sans crainte dans les rues de Paris après son évasion, le Chevalier Des Grieux affirme : "Je trouvais de la joie dans cet exercice de ma liberté. " Cette phrase éclaire-t-elle votre lecture du roman de l’Abbé Prévost ? Selon vous, est-ce l'immoralité du personnage de Manon Lescaut qui fait le plaisir de la lecture du roman ? Le plaisir de lire Manon Lescaut ne tient-il qu’au récit d’une passion amoureuse ? Honoré de Balzac, La Peau de chagrin. "Raphaël avait pu tout faire, il n'avait rien fait". Cette formule, qui se trouve à la fin de La Peau de chagrin, éclaire-t-elle votre lecture de ce roman de Balzac ? Selon vous, le roman nous invite-t-il à économiser notre énergie vitale ? Peut-on lire La Peau de chagrin comme le tableau d’un monde exténué ? Colette, Sido suivi de Les Vrilles de la vigne, Célébrer le monde, est-ce seulement le décrire ? Selon vous, Colette ne célèbre-t-elle que les êtres qu'elle a chéris ? Peut-on considérer Sido et Les Vrilles de la vigne comme des œuvres de l’émerveillement ? 2. littérature d’idées La Boétie : le discours de la servitude volontaire André Gide disait : “La Boétie est l’un des premiers à avoir compris que le pouvoir du tyran vient de l’obéissance des peuples.“ En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ? La Boétie dit : "cherchons donc par conjecture, si nous en pouvons trouver, comment s’est ainsi si avant enraciné cette opiniâtre volonté de servir” Selon vous le discours de la servitude volontaire, répond-il à ce projet ? Graffigny, Lettres d’une Péruvienne, En quoi le regard de Zilia permet-il une critique efficace de la société française ? Un auteur considère : "Le roman épistolaire permet à Zilia de dire tout ce que la société française de son temps lui interdisait de faire." En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ? Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes La littérature peut-elle rendre la science accessible ? Starobinski écrit : “ Fontenelle a su rendre accessible la science à un public cultivé mais non savant.” En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ? Théâtre Corneille, le Menteur "Dans cette pièce, le mensonge apparaît-il comme un instrument de séduction ou de manipulation ?" "Le personnage de Dorante est-il plus proche d’un héros de comédie ou d’un héros de tragédie ?" "Dans cette pièce, la vérité et le mensonge sont-ils simplement un jeu d'illusion théâtrale ?" "Peut-on considérer Le Menteur comme une réflexion morale sur le mensonge et ses conséquences ?" "Tous les personnages présents dans Le Menteur ne sont-ils pas des artisans du mensonges ?" bac 2025 : "Dans la comédie Le Menteur, l’art du mensonge est-il toujours maîtrisé ?" Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour Quelle conception de l’amour est à l'œuvre dans On ne badine pas avec l'amour ? Comment les personnages utilisent-ils le langage pour jouer avec les sentiments des autres ? Comment la pièce reflète-t-elle les tensions entre les conventions sociales et les désirs individuels au sujet de l’amour et du mariage ? Musset propose-t-il une éducation sentimentale et morale dans cette pièce ? Comment l’amour dans On ne badine pas avec l'amour de Musset fait-il naître une confrontation entre romantisme et libertinage ? Bac 2025 : "Les personnages s’affrontent-ils sérieusement dans On ne badine pas avec l’amour ?" Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un nom Nathalie Sarraute disait : « c’est ce qui échappe aux mots que les mots doivent dire ». En quoi la lecture de la pièce de théâtre Pour un oui ou pour un non éclaire-t-elle cette citation ? Comment le théâtre rend-il compte de l’impuissance de l’homme à communiquer valablement avec autrui ? La pièce de théâtre Pour un oui ou pour un non peut-elle être considérée comme un dialogue de sourds ? Qu’est-ce que la dispute dans la pièce de Nathalie Sarraute met en scène ? bac 2025 : "Le dialogue est toujours, en fin de compte, un jeu dans lequel tous les coups sont permis. " 4. poésie Rimbaud, les Cahiers de Douai : Dans le poème « Sensation », Arthur Rimbaud écrit : « j’irai loin, bien loin ». Selon vous, Le Cahier de Douai répond-il à ce projet ? Bac 2024 : On dit de Rimbaud qu'il était "un grand aventurier du rêve" Bac 2024 : Un critique écrit à propos d'Arthur Rimbaud : « Son désir? Tout réinventer, tout vivre, tout redire. Tout abattre d'abord. » Bac 2024 : En quoi peut-on dire que la poésie est un acte d’émancipation dans Les Cahiers de Douai de Rimbaud ? La liberté créatrice de Rimbaud dans Les Cahiers de Douai est-elle seulement la réaction d’un adolescent ? Rimbaud, en s’inspirant de ses propres expériences pour nourrir son écriture, ne parle-t-il que de lui-même ? Hélène Dorion, Mes forêts : Bac 2024 : le recueil Mes forêts est-il seulement un chant personnel ? Bac 2024 : Dans Mes forêts, la nature n'est-elle qu'une métaphore de l'intériorité ? Dans quelle mesure le recueil Mes forêt s d’Hélène Dorion repose-t-il sur une autre conception de la poésie ? Quel état du monde et de notre condition humaine Hélène Dorion dresse-t-elle ? “Mes forêts sont le bois usé d’une histoire que racontent des lunes tenues à bout de bras quand s’approchent la nuit et le hurlement de nos peurs “ : En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ? Ponge, le parti pris des choses : Bac 2024 : Dans son poème le Mimosa , Francis Ponge écrit : "il faut que je prenne le lecteur par la main (...) en lui affirmant qu'il goûtera sa récompense lorsqu'il sera amené par mes soins au cœur du bosquet de mimosa". Bac 2024 : Un critique affirme: « Chaque fois recommencée, sans aboutissement possible, l'œuvre s'explore, progresse péniblement, cherche sa propre fluidité, son bon écoulement ». Pensez-vous que le recueil le parti pris des choses sorte du champ poétique ? Commentez cette citation de Pierre Reverdy : “ la poésie, c’est le lien entre moi et le réel absent. C’est cette absence qui fait naître tous les poèmes”. Est-ce l’opinion de Ponge ? “Selon moi la fonction de la poésie, c'est de nourrir l'esprit de l'homme en l'abouchant au cosmos. Il suffit d'abaisser notre prétention à dominer la nature et d'élever notre prétention à en faire physiquement partie pour que la réconciliation ait lieu." En quoi cette citation de Ponge éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ?
- Le français pour tous
Depuis de nombreuses années, la Gazette accompagne les lycéens et les élèves de classes préparatoires scientifiques en français. Cet accompagnement, d’abord méthodologique, les prépare aux épreuves écrites, dissertation et commentaire composé, en leur offrant une maîtrise rigoureuse de l'écrit. Mais sa démarche ne s’arrête pas là : elle invite aussi à une exploration approfondie des œuvres au programme de chaque filière, pour en saisir toutes les nuances et rendre compte de leurs subtilités le moment venu. Tout au long de l’année, la Gazette propose également des entraînements ciblés, véritables répétitions des épreuves, et met enfin à disposition un abrégé de grammaire, précieux outil pour perfectionner le langage et affiner l’expression. Le français pour tous En dépit des années passées sur les bancs de l’école, force est de constater que la maîtrise de la langue s'effrite considérablement. Crise Autrefois maîtrisée dès la fin du primaire, l'expression écrite est souvent constellée d'erreurs de syntaxe ou de maladresses lexicales ; quant à l'oral, il s'appauvrit avec un vocabulaire se réduisant à un répertoire de mots passe-partout. Même le monde de l'entreprise n'échappe pas à ce déclin langagier à la lecture de communications professionnelles quelque fois d'une justesse toute approximative. La situation se révèle autrement plus dramatique encore à l’école, où les savoirs fondamentaux, lire avec intelligence et donc avec du sens, écrire sans fautes d'orthographe et de manière fine, ne sont pas acquis à l’issue de la scolarité. Le français cesse alors d’être une langue familière pour devenir un terre lointaine, difficilement accessible, réservée à ceux qui bénéficient de relais culturels ou de ressources financières suffisantes pour partir à sa conquête. C'est par un cri du cœur que la Gazette se demande s'il reste encore des voix pour porter l'exigence d'une langue commune, offerte comme un droit fondamental : le français pour tous. À son humble niveau, la Gazette n’apporte que des réponses simples et partielles à un grave problème qui relève, à l’évidence, du politique. Elle croit toutefois fermement à la vertu de la répétition, à travers des exercices de nature diverse : des exercices d’orthographe, proposés notamment par le Bled , de préférence à la couverture blanche si vous l’avez encore chez vous (ô chanceux !), certes fastidieux, mais redoutablement efficaces ; des exercices de conjugaison, aisément accessibles et gratuits en ligne ; des exercices de grammaire, avec en particulier le Précis de la Gazette ; enfin, des exercices de méthodologie, indispensables pour apprendre à structurer sa pensée comme le propose la Gazette. Méthodologie Depuis de nombreuses années, la Gazette accompagne avec passion les lycéens et les élèves de classes préparatoires scientifiques : Cet accompagnement méthodologique les prépare aux épreuves écrites : dissertation commentaire composé fiches de synthèse : figures de style, genres et registres littéraires, fiche roman, fiche poésie, fiche théâtre, fiche argumentation en leur offrant une maîtrise rigoureuse de l'écrit. Tout au long de l’année, la Gazette propose également des entraînements ciblés, véritables répétitions des épreuves, ainsi que l’examen commenté de copies réussies comme de copies plus fragiles, destiné à l’édification du candidat. Mais sa démarche ne s’arrête pas là : elle invite aussi à une exploration approfondie des œuvres au programme de chaque filière, pour en saisir toutes les nuances et rendre compte de leurs subtilités le moment venu : les oeuvres au programmes du bac , les œuvres au programme des prépas scientifiques (podcasts) Pour conclure, laissons la parole à un grand auteur comparant le travail de la langue à un patient labeur tel que l'artisanat : "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le repolissez." Boileau, l'art poétique
- Dissertation "Manon Lescaut" (abbé Prévost)
Bac : entraînez-vous avec le premier sujet de dissertation donnée en 2025 formulé ainsi : "Pendant qu’il marche sans crainte dans les rues de Paris après son évasion, le Chevalier Des Grieux affirme : « Je trouvais de la joie dans cet exercice de ma liberté. » Cette phrase éclaire-t-elle votre lecture du roman de l’Abbé Prévost ? Coup de foudre entre le Chevalier des Grieux et Manon, illustration, Bibliothèque nationale de France. Dissertation "Manon Lescaut" Pour vous aider, la Gazette vous propose de vous exercer avec le premier sujet de dissertation donné en 2025 formulé ainsi : Pendant qu’il marche sans crainte dans les rues de Paris après son évasion, le Chevalier Des Grieux affirme : « Je trouvais de la joie dans cet exercice de ma liberté ». Cette phrase éclaire-t-elle votre lecture du roman de l’Abbé Prévost ? Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre réflexion prendra appui sur le roman de Prévost au programme, sur le travail mené dans le cadre du parcours associé à cette œuvre et sur votre culture personnelle. Dissertation "Manon Lescaut" : cet entraînement concernera essentiellement la partie brouillon qui est prépondérante dans votre devoir. Pour cela, retrouvez la to-do list qui vous permet de suivre la méthode facilement. J'attire votre attention sur le respect de toutes les étapes : ainsi ne pas se poser la question à l 'étape 2 conduit à élaborer un plan inadapté. Ne pas prendre le temps de l 'étape 4 vous emmène vers un hors-sujet. To-do list Suivez simplement donc la to-do list : Identifiez dans le sujet le genre : argumentation/poésie /roman /théâtre et retrouvez votre œuvre et notamment son/ses registre (s) . (pathétique/dramatique/lyrique/tragique) Regardez la question qui vous est posée : " « Je trouvais de la joie dans cet exercice de ma liberté »" et la réponse qu’elle suscite : soit oui/non (choisir le plan A) soit autre réponse (ici le plan B) Insérez en un tableau le plan A en 3 parties (oui ou non, mais, alors) ou le plan B aussi en 3 parties (thème 1/thème 2/thème 3) : I. Thème 1 II. thème 2 III. thème 3 Analysez le sujet avec les principaux mots clefs : Je trouvais de la joie dans cet exercice de ma liberté Mot clé Définition, synonyme antonyme je sujet, Des Grieux, le héros, le jeune homme trouvais verbe, ressentir, éprouver être indifférent la joie sentiment au singulier et article défini (la) émotion positive bonheur, tristesse cet exercice cet : article démonstratif (celui-ci) : expérimentation, faculté, possibilité interdit ma liberté ma : article possessif (le sien) être tenu de rien, être lié à aucune obligation, agir à sa guise, ne rendre de compte à personne, libre arbitre être soumis, obéir Reformulez la question du sujet avec vos propres mots : " Je trouvais de la joie dans cet exercice de ma liberté »" soit : Des Grieux éprouva un bonheur à expérimenter la faculté d'agir à sa guise. Remplissez dans le détail votre plan avec les éléments du cours + citations qui sont en rapport direct avec la question. Partez du plus évident (partie 1) au moins évident (partie 2) et au plus élaboré (partie 3) : vous serez notés sur la progression de votre raisonnement I. II. III. 1A jeune homme soumis à la vie bien ordonnée par son père : la vertu prônée et carrière religieuse imposée 2A. fuite irréfléchie due à sa rencontre avec Manon : bonheur à ressentir pour la première fois un sentiment amoureux qui entraîne le sentiment de liberté liberté d'aimer conduit au concubinage puisque le mariage : joie de la transgression 3A la passion pour Manon rend la liberté chimérique. Il agit sous la contrainte du désir.De plus, le contexte social joue contre lui : rejeté par la société, traqué, emprisonné, exilé, il perd progressivement toute autonomie réelle. Ce qui apparaissait comme un acte libre n’était peut-être qu’un refus impulsif des contraintes sociales, sans véritable maîtrise ni vision de long terme. 1B. appartenance au milieu aristocratique : le sentiment de l’honneur borne sa conduite jusque-là irréprochable. 2B. ivresse d'expérimenter sa liberté : découverte d'une nouvelle vie brillante à Paris : divertissements, cercle de jeux, rencontres 3B. les registres : (pathétique dramatique/lyrique/ tragique) 1C. Un homme prisonnier de sa vie : Le s conventions sociales régissent sa conduite : carcan 2C. la joie de la transgression et ses limites : la question de l'argent 3C. La portée de l'œuvre Donnez un titre à vos 9 sous-parties : I. II. III. 1A. la soumission à l'autorité paternelle 2A. la fuite amoureuse 3A. l'esclavage de la passion 1B. l'appartenance à l'aristocratie 2B.une nouvelle vie 3B. des registres sans joie 1C. la soumission aux conventions sociales 2C. les limites au bonheur 3C. la portée de l'œuvre puis donnez un titre à vos 3 parties : I.Une existence ordonnée II.l'exaltation de la liberté III. le prix de la liberté 1A. soumission à l'autorité paternelle 2A. la fuite amoureuse 3A. l'esclavage de la passion 1B. soumission aux conventions sociales 2B.une nouvelle vie 3B. des registres sans joie 1C. la soumission aux conventions sociales 2C. Les limites au bonheur 3C. La portée de l'œuvre Problématique : avec vos 3 parties, trouvez enfin votre question : c’est donc à l’envers que vous travaillez, ce qui fait que vous ne ferez jamais un hors-sujet… Comment l'auteur conçoit-il l'émancipation au XVIIIe siècle ? Rédaction de l’introduction : partie très importante de votre devoir, soignez-la. Elle doit être d'une bonne longueur. Pensez à reprendre toute l’analyse (points 4.5.) faite des mots clefs et de la reformulation avec vos propres mots (rien ne se perd…), donnez enfin votre problématique et vos 3 axes de réponse.
- To-do list : dissertation
Suivez les 9 étapes de l'élaboration de la dissertation en français du brouillon à la copie. Pour ne plus faire d'erreurs... To-do list : dissertation Suivez les neuf étapes pour réussir votre épreuve écrite décrite dans le détail dans un précédent article . To-do list : dissertation : 1. Identifiez dans le sujet le genre : argumentation /poésie/roman/théâtre et retrouvez votre œuvre et notamment son registre. Si jamais cette œuvre ne vous plait pas, prenez le commentaire sauf si vous n'en avez jamais fait... 2.Regardez la question qui vous est posée et la réponse qu’elle suscite : soit oui/non (choisir le plan A) soit autre réponse (choisir le plan B), 3. Insérez en un tableau le plan A en 3 parties (oui ou non, mais, alors) ou le plan B aussi en 3 parties (thème 1/thème 2/thème 3) : laissez de la place pour le compléter au fur et à mesure que vous trouverez vos idées. Plan A Partie 1 Partie 2 Partie 3 (oui) je réponds à la question de manière évidente mais je considère d'autres aspects qui entrent en considération sans annuler ce que je viens d'écrire alors j'élargis la question Plan B Thème 1 Thème 2 Thème 3 4. Analysez le sujet avec les principaux mots clefs : synonyme/antonyme... 5. Reformulez la question avec vos propres mots : attention la question donnée en sujet n’est jamais votre problématique, 6. Remplissez dans le détail votre plan avec les éléments du cours + citations qui sont en rapport direct avec la question. Partez du plus évident (partie 1) au moins évident (partie 2) et au plus élaboré (partie 3) : vous serez notés sur la progression de votre raisonnement 7. Donnez un titre à vos 9 sous-parties, puis à vos 3 titres qui les recouvrent. 8. Problématique : avec vos 3 parties, trouvez enfin votre question : c’est donc à l’envers que vous travaillez, ce qui fait que vous ne ferez jamais un hors-sujet… 9. Rédaction de l’introduction : partie très importante de votre devoir, soignez-la. Elle doit être d'une bonne longueur. Pensez à reprendre toute l’analyse (points 4.5.) faite des mots clefs et de la reformulation avec vos propres mots (rien ne se perd…), donnez enfin votre problématique et vos 3 axes de réponse.
- La méthode de la dissertation en français
Depuis la réforme du bac de français, cette épreuve, autrefois redoutée, est devenue une véritable option pour les élèves puisqu’ils sont interrogés désormais sur les œuvres figurant au programme. Là où, autrefois, la culture littéraire était indispensable, aujourd’hui le champ de connaissances est circonscrit aux différents parcours vus en classe durant l'année. Il faut néanmoins maîtriser la méthode et suivre pas à pas le processus d'élaboration allant de la compréhension du sujet, au choix du plan, en passant par la rédaction de l'introduction. Suivez la méthode pas à pas. La Gazette vous propose de suivre la méthode de la dissertation selon le plan suivant : L'analyse du sujet Le bac de français mobilise deux types de sujets : soit une question, (a) soit une citation (b). a) une question “La pièce Les Fausses Confidences consacre-t-elle le triomphe des manipulateurs ? “ La réponse attendue classiquement est un oui ou un non. Mais le sujet peut contenir une nuance importante : “Le plaisir de lire Manon Lescaut ne tient-il qu’ au récit d’une passion amoureuse ? Si la réponse attendue classiquement est un oui ou un non, elle oblige à considérer la tournure restrictive (ne…que). En la reformulant, vous obtenez ainsi : le plaisir de lire Manon Lescaut tient-il au récit d’une passion amoureuse ou à d’autres choses ? Il y a donc une alternative, un choix à discuter. b) une citation Notez les trois types de formulation : En décomposant ce type de sujet, on obtient trois types de formulation : “Évoquant le théâtre de Molière, un critique affirme que "tout [y] est apparence, tout cherche à [y] plaire." Cela vous semble-t-il pouvoir caractériser Le Malade imaginaire ?” . La réponse attendue classiquement est un oui ou un non. Mais le sujet peut contenir une question avec un choix à faire : “La victoire finale de l'amour est-elle le résultat des stratagèmes mis en place par les différents personnages, ou bien, comme le propose un critique, le fruit d'un "hasard favorable" à Dorante ? : On voit bien que l'on ne peut pas répondre par oui ou par non. Il peut enfin être une question totalement ouverte : “Lors de sa défense devant le tribunal révolutionnaire en 1793, Olympe de Gouges déclare qu'elle s’est "frayé une route nouvelle". Comment cette affirmation éclaire-t-elle votre lecture de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ?” : Cette question implique une réflexion poussée : on ne peut pas répondre par oui ou par non. Une fois que vous avez distingué le type de formulation, vous pouvez décomposer le sujet. Décomposer le sujet Cet exercice de décomposition est indispensable pour la bonne compréhension de la question et pour éviter tout hors-sujet. Vous vous en servirez dans votre introduction. Soignez donc cette étape tout particulièrement. Que faut-il définir ? Il faut analyser tous les termes de la question. Comment les définir ? Simplement. Il suffit de reprendre sur une feuille de brouillon les termes de l’énoncé pris de manière isolée avant de les associer : on définit par des synonymes et par des mots contraires (antonymes). a) Prenons l’exemple de la question : "La pièce Les Fausses Confidences ne consacre-t-elle que le triomphe des manipulateurs ?" On peut ainsi dégager six axes : La pièce : théâtre : insistance sur son genre littéraire : "les fausses Confidences": cette pièce et son originalité dans l'œuvre de Marivaux consacre : confirme, consacre, fait l'éloge opposition avec abolit, empêche ne...que : adverbe de restriction : que cela et rien d'autre le triomphe : déterminant défini victoire en opposition avec la défaite des manipulateurs : nom au pluriel et déterminant indéfini : n'importe lesquels : portée générale et morale. personnes qui trompent, qui manœuvrent, font des stratagèmes, opposition : celui qui laisse faire On obtient alors lorsqu’on réunit les éléments une formulation avec vos propres mots : On peut se demander si la pièce de Marivaux Les Fausses Confidences fait l'éloge des trompeurs ou repose sur autre chose ? ex : l'amour La pièce de Marivaux Les Fausses Confidences confirme-t-elle la seule victoire des trompeurs ou invite-t-elle à réfléchir sur d'autres thèmes ? b) Voyons maintenant le cas du sujet basé sur une citation : “La victoire finale de l'amour est-elle le résultat des stratagèmes mis en place par les différents personnages, ou bien, comme le propose un critique, le fruit d'un "hasard favorable" à Dorante ? ": La victoire finale de l'amour 2 déterminants définis : portée générale triomphe : opposition avec défaite dernière scène : opposition avec le début passion : opposition avec haine ou bien : choix, alternative opposition avec une addition (et) est : semble, paraît opposition négation n'est...pas un critique : interprétation, jugement le résultat des stratagèmes déterminant défini : unique déterminant indéfini et pluriel : nombreux conséquence : opposition avec la cause manœuvres : opposition avec le cours normal des choses le fruit d'un "hasard favorable" déterminant défini : un seul/ d'un : quelconque résultat : opposition avec la cause coïncidence, chance : opposition avec le calcul des hommes positif : opposition avec négatif mis en place par les différents personnages, rôle des personnages à Dorante ce personnage précisément, l'amoureux On obtient alors une formulation avec vos propres mots : On peut se demander si le triomphe de l'amour dans la pièce de Marivaux Les Fausses Confidences provient des manœuvres des personnages ou de la chance qui sourit à l'amoureux ? Dans la pièce de Marivaux Les Fausses Confidences, le triomphe de l'amour repose-t-il sur les manœuvres des personnages ou sur la chance qui sourit à l'amoureux ? La question du plan Quel type de plan alors adopter ? L’épreuve du plan doit permettre au candidat de faire valoir sa capacité d’analyse. Il s’agit de discuter de manière argumentée et balancée du sujet en regroupant ses idées en trois parties nuancées. Pour cela le plan joue un rôle décisif. Or le choix du plan dépend en fait de la nature de la question. Je vous renvoie au premier paragraphe consacré à l'analyse du sujet. Voici donc les deux sortes de plan : a) Plan synthétique Si la réponse attendue du sujet découle d'oui ou d'un non : choisissez le plan synthétique suivant : Partie 1 Partie 2 Partie 3 (oui/non) je réponds à la question de manière évidente mais je considère d'autres aspects qui entrent en considération sans annuler ce que je viens d'écrire alors j'élargis la questio Si je reprends l'exemple donné : "Dans Manon Lescaut, est-ce parce que les personnages sont marginaux qu'ils sont romanesques ?" : Partie 1 Partie 2 Partie 3 je réponds oui à la question qui est évidente : rôle de la transgression sociale, familiale, pénale des personnages mais je considère d'autres aspects qui entrent en considération sans annuler ce que je viens d'écrire : le contexte autour des personnages qui les rendent romanesques : le thème du mouvement alors s'élargit la discussion : objet du discours qui dépasse la marginalité : portée de l'œuvre b) Plan thématique Si une toute autre réponse que oui/non découle du sujet : choisissez alors le plan avec différents points de vue : le plan thématique : Partie 1 Partie 2 Partie 3 thème 1 thème 2 thème 3 Si l'on reprend un sujet donné : "Dans quelle mesure la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges est-elle un acte d'accusation ?" Partie 1 : contexte historique de la mise en accusation : Partie 2 L'interpellation des hommes : Partie 3 la portée de la déclaration : 1A. L’Ancien Régime 2A. Une interpellation en miroir 3A. les ambiguïtés 1B. L'aspiration à un changement : Le siècle des Lumières 2B. La féminisation de la DDHC 3B. Les registres 1C. Le début de la Révolution française 3C.Originalité de la déclaration 3C. la postérité La rédaction de l'introduction Cette partie de votre devoir est fondamentale : elle permet à votre correcteur de mesurer votre compréhension du sujet, de voir la manière dont vous vous emparez de la question posée avant de proposer un plan en une progression bien organisée. Ainsi l'introduction se décompose ainsi en quatre points : a) une phrase d'accroche Elle est tirée du thème posé ou de l'histoire littéraire (cf. vos phrases préparées) : exemple possible : Le thème du mouvement est au cœur de l’art poétique du jeune Rimbaud. Pourquoi ? Parce qu’il traduit le mieux les expérimentations transgressives auxquelles il s'adonne. b) une analyse des termes du sujet : vous reprenez l'analyse faite au brouillon (cf. décomposer le sujet) soit les synonymes et antonymes des mots clefs du sujet. c) une problématique, Deux choses principales sont à noter : - la problématique n'est pas la reprise pure et simple et donc servile du sujet, - la problématique est au contraire un questionnement à la fois personnel et général. Reprenons-les dans le détail. 1) La problématique n'est pas la reprise du sujet. Beaucoup font cette erreur, ce qui leur permet d'écrire des non-sens ; prenons par exemple un sujet tel que : "À la suite d’une fugue, Rimbaud écrit le 2 novembre 1870 à son professeur : « Que voulez-vous, je m’entête affreusement à adorer la liberté libre ». En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ? " On peut couramment trouver dans des copies la problématique ainsi bêtement recopiée : "(...) Comment cette citation éclaire-t-elle la lecture de l’œuvre ? Afin de répondre à cette problématique , nous verrons..." Ce n'est pas votre problématique. Sachez que cette maladresse signe autant votre manque de méthode que votre paresse intellectuelle : de quoi indisposer le correcteur dès le début de votre copie... Voyons de manière positive la manière de trouver une problématique. 2) La problématique résulte de votre propre questionnement Vous devez définir (1) chacun des mots clefs du sujet comme nous l'avons vu dans le paragraphe précédent et c'est avec ces termes bien compris que vous devez donner un sens global (2) et reformuler sous forme de nouvelle question (3). Reprenons ensemble notre exemple : "À la suite d’une fugue, Rimbaud écrit le 2 novembre 1870 à son professeur : « Que voulez-vous, je m’entête affreusement à adorer la liberté libre ». En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ? " (1) définition fugue : fuite, abandon, transgression opposition rester, fidélité affreusement : plaisir coupable, même si c'est mal opposition merveilleusement Que voulez-vous : quoique je fasse, à adorer : au-delà de l'amour, passion, culte, opposition haïr je : le poète m’entête : m'obstine ne pas pouvoir d'empêcher opposition céder liberté libre : pléonasme. affranchissement, indépendance, autonomie, émancipation opposition : contrainte, domination, dépendance, (2) sens global : On recherche le sens littéral (1) pour le dépasser (2-3) et aboutir à un sens plus général, sur le plan de la création littéraire (4) : 1) le nombre important de fugues dans la vie du jeune Rimbaud 3) Rimbaud ou l'affranchissement comme condition absolue 2) le rejet par Rimbaud de toute forme de contrainte pour assouvir son goût pour la liberté 4) le culte de liberté dans l'expression poétique (3) Reformulation sous forme de question Vous voyez bien que grâce au sujet : « Que voulez-vous, je m’entête affreusement à adorer la liberté libre ». On utilise le dernier sens qui est le plus général : le culte de liberté dans l'expression poétique. Et on le transforme en une nouvelle question. Cela donne ainsi : "Quel rôle joue la liberté pour le jeune Rimbaud dans l'expression poétique ?" C'est donc notre problématique. Il nous reste à trouver le plan. d) une annonce de plan. On se souvient de la manière dont le sujet a été posé (cf. la question du plan) : nous savons que nous avons affaire à plan thématique.. Reprenons encore notre problématique : Quel rôle joue la liberté pour le jeune Rimbaud dans l'expression poétique ? Il nous reste à annoncer nos trois parties conformément au plan que nous avons élaboré : Partie 1 : La liberté, expérimentation personnelle Partie 2 : La libre contemplation Partie 3 : l'émancipation poétique A. rejet de sa vie familiale : goût pour la fugue A. importance de la nature A. intertextualité des poèmes de Rimbaud (Hugo, Baudelaire...) B. rejet des normes bourgeoises : goût pour la vie de Bohême B. rôle de la rêverie B. modernité des poèmes Cela donne ainsi : Introduction rédigée Le thème du mouvement est au cœur de l’art poétique du jeune Rimbaud. Pourquoi ? Parce qu’il traduit le mieux les expérimentations transgressives auxquelles il s'adonne. On peut en mesurer l'importance à la lecture des "Cahiers de Douai" qui comprennent des poèmes écrits entre le printemps et l'automne 1870. À cette dernière date, le poète de seize ans vient d'effectuer une nouvelle fugue du domicile familial et écrit à son professeur, Georges Izambard : « Que voulez-vous, je m’entête affreusement à adorer la liberté libre ». Dans cette citation, on perçoit le plaisir coupable de Rimbaud avec l'adverbe "affreusement" à chercher de manière insatiable, comme le suggère la tournure "je m'entête", un affranchissement qui, lui, prend la forme d'un quasi culte avec la tournure pléonastique " à adorer la liberté libre ". La question qui se pose est celle de savoir quel rôle joue la liberté pour le jeune Rimbaud dans l'expression poétique. Pour répondre à cette problématique, nous verrons la liberté sous l'angle d'une expérimentation personnelle par le jeune poète, puis la liberté dans la contemplation du monde avant de voir enfin l'émancipation poétique de l'auteur. La rédaction du développement Nous verrons des conseils de fond (1) avant d'aborder des conseils de forme (2). 1.DCE Un acronyme est là pour vous aider à approfondir vos idées. L’exercice vous impose trois obligations pour chaque idée : - D ire : annoncer l’idée d’une de vos sous-parties avec le procédé de style (le comment) - C iter : la phrase qui illustre ou le passage résumé dans les deux cas avec les références (nom du livre, de la pièce ou du recueil, la partie, le poème ou l’acte, le n° du chapitre ou la scène, etc...) - E xpliquer : analyser précisément les intentions de l’auteur (le pourquoi du comment) Dans la plupart des cas, vous faites bien les deux premières, mais plus rarement la dernière. Cela produit un effet catalogue dénué d’intérêt préjudiciable à votre copie. Prenons des exemples négatifs, de ce qu’il ne faut pas faire avant de voir de manière positive ce qui est attendu : a) Ne pas dire clairement : Deux erreurs à identifier : omettre l’idée principale, omettre d’évoquer le procédé. l’idée principale omise : Premièrement, l’auteur aime les figures d’opposition présentes dès le titre du roman entre "le Rouge" et "le Noir" soit entre la couleur rouge et noire ..... : Le procédé est uniquement évoqué, non démontré, sans analyse donc. Le procédé omis : Premièrement, l’auteur a choisi le titre de son roman en fonction de quatre motifs qui font consensus aujourd’hui : ainsi on considère le titre eu égard à l’uniforme militaire et à la soutane du prêtre, pour mettre en lumière un choix esthétique, pour rappeler la roulette renvoyant au jeu du hasard, ou enfin pour évoquer le jacobinisme et les menées de la congrégation. On dit et on explique, mais on n’aborde pas le procédé d’opposition qui est pourtant la manière choisie par l’auteur. Correction DCE : Premièrement, l’auteur a choisi le titre de son roman en se fondant sur une opposition entre deux couleurs qui tranchent "le Rouge" et "le Noir". Ce choix a donné lieu à différentes interprétations : si la couleur "noire" ne pose pas en soi de difficultés, la seconde a ouvert des débats. Ainsi quatre motifs font consensus aujourd’hui : on considère la distinction entre l’uniforme militaire et la soutane du prêtre, on peut y voir la mise en lumière d’un choix esthétique. Certains estiment que cette opposition de couleurs évoque la roulette renvoyant au jeu du hasard, ou qu’il s’agirait enfin de souligner les oppositions politiques entre le jacobinisme et les menées de la congrégation. On voit donc la profondeur du titre choisi par Stendhal. b) ne pas citer : Toute remarque doit être justifiée par un élément précis, sinon c’est une généralité... Exemple à ne pas suivre : L’éducation reçue par Julien s’avère violente. Sur le plan physique et moral, le garçon se distingue de ses deux frères. En outre, son père le bat régulièrement. Ce sont des considérations générales, on raconte, mais on ne justifie rien. correction DCE L’éducation reçue par Julien s’avère violente et s’explique par sa différence physique et morale par rapport au reste de sa famille. Ainsi physiquement, il ne fait pas le poids, l’auteur prend le soin de nous le présenter comme un garçon qui a « la figure de fille » (partie 1, chapitre IV), ce qui comporte un effet négatif dans cette vision du XIXe siècle qui promeut la virilité. Sur ce point, il se distingue totalement de ses deux frères tout en force qui en usent aussi envers lui. En outre, Julien éprouve une passion pour la lecture, ce qui est très mal considéré dans sa maison : il passe donc pour un être paresseux. Analphabète, son père le qualifie de « vaurien » et le bat comme dans ce premier face à face au début du roman : « Un coup violent fit voler dans le ruisseau le livre que tenait Julien (...). Eh bien, paresseux ! tu liras donc toujours tes maudits livres, pendant que tu es de garde à la scie ? Lis-les le soir, quand tu vas perdre ton temps chez le curé, à la bonne heure. » (1e partie, chapitre IV) c) ne pas expliquer Il faut analyser en tirant les conclusions de ce que l’on a justifié : pourquoi ? Quelles sont les intentions de l’auteur ? Quel est l’intérêt de la remarque ? Il ne s’agit plus de décrire, mais d’expliquer les raisons de cette idée. Exemple à ne pas suivre : L’éducation reçue par Julien s’avère violente. Sur le plan physique et moral, le garçon se distingue de ses deux frères. En outre, son père le bat régulièrement. C’est un milieu difficile. Avec cette dernière phrase, on est dans la pure description et non dans l’analyse. correction DCE L’éducation reçue par Julien s’avère violente et s’explique par sa différence physique et morale par rapport au reste de sa famille. Ainsi physiquement, il ne fait pas le poids, l’auteur prend le soin de nous le présenter comme un garçon qui a « la figure de fille » (partie 1, chapitre IV), ce qui comporte un effet négatif dans cette vision du XIXe siècle. Sur ce point, il se distingue totalement de ses deux frères tout en force qui en usent aussi contre lui. En outre, Julien éprouve une passion pour la lecture, ce qui est très mal considéré dans sa maison : il passe donc pour un être paresseux. Analphabète, son père le qualifie de « vaurien » et le bat comme dans ce premier face à face au début du roman : « Un coup violent fit voler dans le ruisseau le livre que tenait Julien (...) . Eh bien, paresseux ! tu liras donc toujours tes maudits livres, pendant que tu es de garde à la scie ? Lis-les le soir, quand tu vas perdre ton temps chez le curé, à la bonne heure. » (1e partie, chapitre IV) . Dans ce milieu campagnard, fruste au possible, la personnalité d’un individu est ainsi réduite à sa seule apparence. De frêle constitution, Julien échappe au modèle de l’homme du pays. Puisqu’il est fragile physiquement, il est considéré comme faible moralement, mais c’est précisément l’inverse qui signe la personnalité du héros : preuve de son intelligence, il adapte son comportement à cette hostilité générale, il est obligé de feindre. (...) 2. conseils de forme Suivez les conseils qui permettront à votre copie d'être claire. Ecrire des phrases simples : sujet+verbe+complément Le thème qui est employé dans le texte concerne une gare qui est désaffectée : c’est trop lourd (2 subordonnées) et donc trop risqué sur le plan de la compréhension par votre correcteur (charabia). Préférez : Le thème principal du texte concerne une gare désaffectée. C'est court et efficace. Employer le “on “ qui est impersonnel : on peut voir l'opposition entre et …. on relève… on note etc…. l’auteur montre avec sa comparaison la personnification…. Écrire au présent et y rester. utilisez de préférence les verbes du 1e groupe exemples : l’auteur cherche à nous convaincre. Il utilise une stratégie particulière. orthographe : le sujet doit toujours s’accorder avec le verbe : attention aux verbes particuliers : Il essay e , Apollinaire élabor e un schéma sur la modernité poétique, l’auteur emploi e des connecteurs logiques, de temps etc…, le poète est surpris, il montr e la réalité de la vie. L’écrivain se voi t comme un témoin d’une scène. Il indique par ses énumérations toute la folie des hommes. accord des participes passés : auxiliaire + participe passé a) êt r e ( r oi) + participe passé = toujours accord en genre (masculin/féminin) et en nombre (un/plusieurs) exemples : Il est part i / les particularités sont décrit es... on est tent é de dire... b) a v oir ( v alet) + PP = jamais d’accord sauf COD placé avant exemples : il a montr é la gare désaffect ée L es remarques qu’elles ont soulign ées Le mot temps prend toujours un s comme le mot héros un temp s un héro s La rédaction de la conclusion La conclusion marque le temps du bilan : vous devez rappeler la problématique posée par vos soins et les réponses que vous y avez apportées soit les 2-3 grandes parties de votre plan. Vous reprenez alors votre introduction : La question qui se pose est celle de savoir quel rôle joue la liberté pour le jeune Rimbaud dans l'expression poétique ? Pour répondre à cette problématique, nous verrons la liberté sous l'angle d'une expérimentation personnelle par le jeune poète, puis la liberté dans la contemplation du monde avant de voir enfin l'émancipation poétique de l'auteur. Conclusion : À la question de savoir (problématique : quel rôle joue la liberté pour le jeune Rimbaud dans l'expression poétique ), nous avons mis en évidence (I : la liberté sous l'angle d'une expérimentation personnelle) avant d'exposer (II : la liberté dans la contemplation du monde ) et considérer (III : l'émancipation poétique de Rimbaud.). Mais à ce niveau de la conclusion, vous devez apporter une touche personnelle (attention ! jamais de tournures personnelles : je pense etc... mais on peut penser, on peut considérer etc...) Opinion Il faut, en effet, que l'on connaisse votre opinion sur le sujet. Vous devez la communiquer maintenant : Il semble que Rimbaud n'aurait jamais pu écrire sans expérimenter, dans les conditions qui ont été les siennes, la liberté. Ouverture On doit clore le devoir en abordant le sujet dans la littérature postérieure : la liberté chez d'autres poètes : essayez de regarder l'histoire littéraire pour puiser une bonne référence. Ici, on peut évoquer Cendrars et son goût pour la liberté au travers des voyages donnant lieu notamment à “la Prose du Transsibérien” (1913). retrouvez la synthèse : la to-do list pour la dissertation
- fiche technique : roman (bac)
Retrouvez la fiche synthèse précisant les quatre éléments importants à chercher dans un roman : la nature du texte, le type de discours, les points de vue narratifs, les courants littéraires. Fiche technique : roman Vous trouverez une fiche synthèse pour vous préparer à l’écrit de l’épreuve en fonction du genre littéraire, le roman, sur lequel vous pourriez tomber le jour J. Vous devez rechercher dans ce genre des éléments précis et spécifiques qui sont distincts de ceux présents dans une scène de théâtre ou dans un poème. Avec cette fiche technique : roman, la Gazette vous propose d’y voir plus clair en 4 points. 1. la nature du document Le type de texte est important à rechercher. Il vous permettra de discuter de son originalité. Est-ce un incipit (début du roman qui a pour objet de présenter l’intrigue) ? Ou à l'inverse, sommes-nous en présence d'un excipit (dénouement de l’action) ? Y a-t-il une analepse (retour en arrière) ou une prolepse (saut dans l’histoire) ? Ce texte comporte-t-il une mise en abyme (placer un récit dans un récit) ? Est-ce un texte descriptif ou narratif ? etc. 2. le type du discours : Quel est le type de discours utilisé par l'auteur ? direct/indirect/indirect libre. Y a-t-il un mélange des discours : si oui, c'est un point à noter. 3. la focalisation du récit. Dans un roman, c'est un critère à rechercher impérativement. On dénombre trois possibilités de points de vue selon la coloration distinctive : Point de vue externe : celui où narrateur rapporte l’histoire en sa qualité de témoin. L’intrigue avance graduellement en fonction du récit du narrateur : tonalité distanciée ou froide selon le contexte Point de vue interne : celui où le lecteur entre dans la tête du personnage dont il connaît en même temps que lui les pensées, les sentiments, la psychologie en somme. Point de vue intéressant pour entrer dans l'intimité du personnage : tonalité profonde ou chaleureuse selon le contexte. Point de vue omniscient : celui où le narrateur dépasse les deux précédents points de vue en ajoutant qu’il sait tout à la différence du personnage et avant lui. Apogée de ce point de vue au XIXe siècle (grandes fresques). Tonalité explicative et justificative : tonalité profonde. 4. les différents courants littéraires : En fonction de la date de la publication du livre, être en mesure de le situer dans l' histoire littéraire.
- Fiche technique argumentation (bac)
Qu'est-ce qu'une argumentation ? C'est un genre littéraire qui conduit à l'exposition d'idées, on l'appelle également littérature d’idées. L'auteur peut exposer ses vues soit de manière claire soit de manière détournée : on a donc de types d'argumentation soit directe soit indirecte. Dans les deux cas, il faut recourir à une stratégie pour obtenir l'adhésion du lecteur : persuader, convaincre, délibérer. Serment du Jeu de Paume, dans la salle du Jeu de Paume, Versailles Fiche technique argumentation Il vous est proposé aujourd’hui de pénétrer dans le genre littéraire non fictionnel, qu'est l’argumentation. Il s’agit d’une littérature d’idées, difficile et exigeante, à laquelle nous avons affaire. Fiche technique argumentation : pour vous aider, nous allons préciser les points importants à retenir pour la lire et l'étudier correctement : les deux types de genres (1), l'adhésion suscitée avec la question de l'auditoire (2) et la stratégie (3). genres Il existe deux genres d’argumentation : L’argumentation directe, celle indirecte. a) l'argumentation directe Le critère distinctif est celui de savoir si c’est l’auteur qui parle en son nom en recourant à la 1 ere personne du singulier ou non. Dans les Essais, ce sont bien les propres pensées de Montaigne que nous avons à lire : "Voici un livre de bonne foi, lecteur. Il t’avertit dès le début que je ne m’y suis fixé aucun autre but que personnel et privé ; je ne m’y suis pas soucié ni de te rendre service, ni de ma propre gloire : mes forces ne sont pas à la hauteur d’un tel dessein." Montaigne, les Essais, au lecteur C’est donc une argumentation directe, comme il en existe dans les discours, pamphlet, lettre ouverte, préface, dialogue, plaidoyer, etc… b) l'argumentation indirecte À l’inverse, lorsque l’auteur se cache derrière le genre fictionnel avec un ou plusieurs personnages, lorsque l’énonciation est faite à une autre personne que le "je" personnel et intime, comme à la 3 e personne du singulier. Il s’agit d’une argumentation voilée : "Il y avait en Vestphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple ; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide." Voltaire, Candide, incipit Elle est donc indirecte. On en trouve ainsi dans les contes, fables, apologue etc… Il faut en outre deux conditions pour que l’on entre dans le champ de l’argumentation : Un auditoire, Une stratégie. un auditoire À la différence d’une démonstration qui cherche à déduire des conséquences des données posées, l’argumentation (a) consiste à faire adhérer un lecteur ou un auditoire à la cause choisie (b). a) démonstration Vs argumentation La démonstration est une opération de la raison visant à vérifier une hypothèse. (ex: en mathématique, en science etc.) Il suffit d'une seule personne pour la mettre en œuvre. En revanche, l'argumentation présuppose une rencontre entre des personnes, entre l'auteur et les destinataires du texte, du discours, etc. Pourquoi ? L'argumentation n'est possible qu'en raison de la présence même d'un auditoire auquel on s'adresse. b) auditoire à la cause choisie Sans auditoire, il n'y a pas d'argumentation. Cette dernière n'est élaborée qu'en raison de sa réception par un public déterminé. L'argumentation repose de ce fait sur une stratégie destinée à faire entrer les destinataires dans l'adhésion au discours. Stratégie Il faut, en effet, une stratégie pour conquérir l’adhésion du public. Perelman* définit la notion : « l’argumentation se propose d’agir sur un auditoire, de modifier ses convictions ou ses dispositions, par un discours qu’on lui adresse et qui vise à gagner l’adhésion des esprits. » Charles Perelman, l’Empire rhétorique, ch 2. Cette stratégie est basée sur trois moyens : convaincre, persuader, délibérer. Vous me direz que convaincre ou persuader, c’est la même chose. Voyons la différence, si vous le voulez bien. a ) convaincre Convaincre s’effectue au moyen d’arguments logiques, en utilisant un raisonnement qui emporte l'adhésion du public. Il en existe de trois sortes : inductif partant de l’observation du particulier pour aboutir à une conclusion générale, déductif en partant du général pour aboutir au particulier, par l’absurde en recourant aux conséquences irrationnelles d’une idée pour mieux la réfuter. b) persuader Il s’agit de susciter des émotions chez le lecteur ou l’auditoire (rire, larmes, colère, etc.). On entre dans le domaine non de la raison et de la logique, mais du sentiment. On peut schématiquement dire que l’auteur ne parle pas à notre intelligence, mais à notre cœur. Pour les distinguer, il existe un moyen mnémotechnique utile que je vous conseille de garder en tête : convaincr R e = Raison Per S uader = Sentiment c) délibérer Le dernier moyen consiste à mettre dans la balance les arguments positifs et négatifs. On assiste à un raisonnement en direct par le biais d’un raisonnement concessif. On accepte des arguments d’un côté et de l’autre. Le lecteur voit ainsi son intelligence mobilisée. Libre à lui de se faire une opinions propre.
- Fiche technique poésie
Pour vous aider durant les épreuves du bac, il vous est proposé de découvrir la fiche méthode d'analyse. Pour cela, vous avez besoin de retenir un acronyme SPRR : Strophe - Pieds - Rime - Rythme. On vous explique les effets recherchés afin que cette étude ne soit plus un problème pour vous... poésie, François Cheng Fiche technique poésie Il vous est proposé de découvrir la fiche méthode pour analyser un poème. Il vous est loisible de la découvrir en partant du général (le visuel) vers le particulier (le fond). Comme d’habitude, il sera question d’utiliser un acronyme facile à retenir, SPRR. Cela ne prend que quelques minutes, indispensables pour gagner des points... Dans un commentaire composé ou linéaire à l'oral, vous savez qu'il n’est pas question de dresser un inventaire des figures de style ou des procédés utilisés. Vous devez comprendre ce que le texte veut dire en relevant la manière dont c’est dit (le comment) afin d’expliquer les intentions de l'auteur (le pourquoi). Dans la dissertation, vous devez également être capable de retracer la dynamique de la pièce que vous avez étudiée. Fiche technique poésie : c’est ainsi que l’on peut être particulièrement démuni devant un poème dont le genre littéraire peut dérouter. C’est pourquoi, vous pourrez vous appuyer sur l’acronyme SPRR. SPRR Cet acronyme permet de décomposer le poème afin de vous permettre d’en comprendre l’enjeu. Que signifie-t-il? SPRR : Strophe-Pieds- Rime- rythme. Ces 4 balises se décomposent en deux parties : - La structure formelle du poème : strophes et pieds (syllabe) - Les effets de la poésie : rimes et rythmes. 1. La forme de la poésie Nous commençons par le visuel du poème en regardant trois choses : la strophe, les syllabes (pieds) et la géométrie du poème. Reprenons ces points, si vous le voulez bien. 1.1. Strophe a) informations données Vous devez regarder, dans le sujet, la présentation du texte qui figure dans le paratexte (au début cf. italique) et dans les éléments donnés à la fin du poème : vous aurez ainsi le nom de l’auteur, le type de poème, sa date de composition. Cela parait évident, mais les élèves oublient de considérer ces points : ce sont pourtant de vraies clefs à saisir. Exemples de paratexte : Louis Aragon, Le Crève-coeur, 1946, "Les lilas et les roses”. Ce poème a été écrit en juin 1940 au lendemain de la défaite française et de la capitulation face à l'armée allemande. Ronsard, sonnet, 1578 ou Charles d’Orléans, rondeau, vers 1440. b) calcul des strophes Vous devez ensuite rechercher le nombre de strophes et numéroter vos vers de 5 en 5 (si ce n'est pas déjà fait) avant de les compter. 1 vers monostique 2 vers Distique Couplet 3 vers Tercet 2 quatrains et 2 tercets = sonnet : œuvre classique 4 vers Quatrain Quatrain : poème classique 5 vers Quintil Forme courante en vieux français et repris pendant la période romantique 6 vers Sizain Rare 7, 8, 9 vers Septain, huitain, neuvain Rare 10 vers Dizain Pétrarque au XIVe siècle 11, 12, 13 vers Onzain, douzain, treizain Rondeau (13 vers) époque médievale 14 vers quatorzain Attention bien distinguer un sonnet même s'il y a 14 vers avec un poème de 14 vers 1.2. Les pieds (syllabes) C’est maintenant le moment de compter les pieds, c’est-à-dire les syllabes, et ce n’est pas forcément simple : a) petit rappel - Ne pas compter le e devant une voyelle : elle a = ell’a =2 syllabes. - Ne pas compter le e à la fin du vers. - Diérèse : passion se lit : pas-ssi-on : effet recherché : cela adoucit le texte, lenteur du rythme. - Synérèse : hier se lit en une seule syllabe : effet recherché : cela durcit le rythme. b) les vers les plus utilisés On note les mètres les plus utilisés : Alexandrins : 12 syllabes : forme classique la plus utilisée depuis la Renaissance, Décasyllabes : 10 syllabes : forme classique jusqu’à la Renaissance, Octosyllabes : 8 syllabes en association avec d’autres mètres plus longs (notamment les vers de 12 pieds), Hexasyllabes : 6 vers associés aussi à l’alexandrin, Vers libres : pas de structure. NB : si vous trouvez un vers de 9 ou 11 syllabes perdu dans des alexandrins, il y a de grande chance que vous vous soyez trompés de calcul. Ce n'est pas grave, recomptez-les donc... 1.3. Géométrie de la strophe Vous voilà capables de vous intéresser à la forme générale du poème avec la combinaison de la strophe et des pieds : vous verrez une forme géométrique qui apparaît. a) strophe carrée : exemple : strophe de 10 vers de 10 pieds ou de 8X8 etc…. effet recherché : la cohésion, la force, plénitude. b) strophe horizontale : exemple : strophe de 3, 4, 5 vers de 12 pieds… effet recherché : durée, étendue, majesté, nostalgie, regrets... c) strophe verticale : exemple : strophe de 8 vers de 2, 3, 4 pieds… effet recherché : actes précipités, écoulement rapide du temps, ou ton badin, léger... d) strophe hétérométrique : sans aucune unité de pieds : exemple : des vers avec des pieds longs qui raccourcissent pour diminuer et former un cône. effet recherché : finitude, mort, essoufflement…. 2. Les effets de la poésie Deux effets sont à étudier désormais, il s’agit de la question de la rime et du rythme du poème. Dans le plan type CIIGARE que propose la Gazette, les éléments d’analyse seront à indiquer dans la première sous-partie du II, soit au 2A, le genre et dans la dernière pour le registre, c'est-à-dire le 2C. 2.1 La rime Trois choses sont à considérer : la richesse de la rime, la question de l’alternance obligatoire de rimes féminines et masculines dans la tradition classique et enfin la disposition des rimes. a) richesse de la rime Il faut regarder le degré de richesse des rimes en considérant les 3 degrés principaux : Rime riche : 3 sons ou plus en commun dans les rimes : ex création/meditation Rime suffisante : 2 sons fille/ville Rime pauvre :1 seul son en commun ex : lever/aller b) alternance à vérifier La rime féminine en e doit être alternée avec la rime masculine (c'est-à-dire toutes les autres) selon le canon classique. Si ce n'est pas le cas, l'indiquez et cherchez les raisons : ex : refus du classicisme, modernité etc... c) disposition des rimes 4 hypothèses que vous connaissez bien en général mais les effets voulus sont, eux, rarement indiqués : AAAA continues : effet monotone ou emploi ludique si rime comique et donc sans alternance entre les rimes masculines et féminines, AABB suivies : les registres non lyriques tels que discours dramatique, poésie descriptive ou narrative conforme au schéma classique permettant d’alterner 2 rimes masculines avec 2 rimes féminines ou l'inverse; ABAB croisées : registre lyrique impliquant l’alternance entre une rime masculine et une rime féminine; ABBA embrassées : registre lyrique impliquant l’absorption des deux rimes féminines par les deux rimes masculines ou l’inverse. 2.2 Rythme C’est le plus compliqué à analyser, mais également le plus intéressant. a) Enjambement Faire attention à bien distinguer les 2 enjambements : dans les deux cas, il s'agit de mots séparés du reste de la phrase. C'est la place du mot et l'effet qui se dégage qui permettent de ne pas se tromper : - Enjambement avec rejet : situé au vers suivant : allongement du vers par le rejet de la suite de la phrase qui donne un effet de surprise : ici le mot composé feux-follets est coupé en deux : De ton œil béant jailliront les feux Follets, prisonniers dans les pauvres têtes. (Racine) - Enjambement avec un contre-rejet : à la fin du vers : présence d'un mot isolé ayant un effet d'accentuation et de mise en valeur : ici, le sujet automne est séparé de son verbe en général qui le suit immédiatement. Souvenir, souvenir que me veux-tu ? L'automne Faisait voler la grive à travers l'air atone (Verlaine) b) La musicalité du vers Il faut examiner la répétition de sons et chercher l’effet produit au travers d’une distinction entre deux types de sonorité : La répétition significative d’un son consonne (t,d,m…) s’appelle une allitération. La répétition significative d’un son voyelle (ou, an, oi, er…) s’appelle une assonance. Un ensemble d’allitérations ou d’assonances peut créer dans les vers un effet d’écho sonore à partir d’un mot qui est repris par la répétition d’un son qu’il contient. « Je f ais souvent ce r ê ve, é tr an ge et p é n étr ant, D’u n e f e m me incon n ue, et que j’ ai m e, et qui m’ a i m e, Et qui n’ est , chaque fois, ni tout à f ait la m ê me, Ni tout à f ait u n e autre, et m ’ ai me et m e compr en d. » Verlaine, Mon rêve familier Dans l'expression d’une quête d’amour, on entend les assonances opposées entre ai et é formant un effet d’écho léger/accentué. On note aussi l'assonance en an donnant un effet lent... On relève aussi des allitérations en m, reprenant le thème de l'amour, mais aussi une allitération en f qui donne un effet irréel, glissant, et une autre avec qu avec cette impression hachée à laquelle le poète se raccroche. Il vous reste ensuite à poursuivre l'analyse comme pour tout texte en fonction des autres éléments d e la méthode des : 6 GR OS SES C LE FS Gr : grammaire C : Conjugaison OS : oppositions le : champ lexical SE : les 5 sens FS : figures de style
- Fiche technique : théâtre
Voici pour vous une fiche de révision concernant le g enre littéraire que constitue le théâtre : découvrez la brève histoire du théâtre remontant à l'antiquité grecque jusqu'à nos jours avant de vous familiariser avec les procédés et le vocabulaire particuliers ainsi que les points saillants du jeu scénique que vous devez connaître à l'écrit et à l'oral en français. Théâtre de Pompéi Fiche technique Il vous est proposé de découvrir la fiche méthode pour analyser une pièce de théâtre : vous devez connaître l'évolution (1) de ce genre littéraire dans l'histoire avant de vous familiariser avec le vocabulaire applicable (2). Enfin, le théâtre appelle à rechercher le rôle du jeu de scène indispensable à toute démonstration à l'oral et à l'écrit (3). Historique Antiquité grecque Moyen-âge Renaissance XVII Siècle Représentation durant les fêtes de Dionysos : enjeux religieux, puis social. ART MAJEUR L’Eglise combat le théâtre mais le réintroduit en Occident avec les drames liturgiques. Abandon du latin : langue française. Merveilleux Redécouverte du théâtre antique en Italie. Recherche de la vraisemblance Siècle d’or du théâtre au XVIIème siècle. Tragédie : acteurs/chœur (hommes) : passions vidées sur scène. Catharsis. Monologues… Eschyle Sophocle, Euripide... Comédie : Aristophane, Plaute... Théâtre religieux : pièces saintes Théâtre profane : troubadour fabliaux, mimes, Farces etc.. Vers simples, Morale Théâtre classique : Traduction, œuvres italiennes Comedia dell arte : populaire, déguisement, farce, improvisation Tragédie : Règle des 3 unités d’action, lieu et de temps. Respect de la vraisemblance et de la bienséance. Racine et Corneille Comédie : placere et docere (plaire et instruire). Molière XVIIIème siècle XIXème siècle XXème siècle Démocratisation du théâtre Renouveau du théâtre avec le Romantisme Siècle de l’engagement : Siècle des Lumières : la comédie devient satire Aspiration à la liberté Instauration de la censure (textes écrits) Marivaux, Voltaire, Diderot, Beaumarchais Drame romantique : recherche poétique, exaltation des sentiments, abandon des règles classiques Bataille d’Hernani (Victor Hugo) Musset Comédie de boulevard : mœurs Mouvement symboliste (1880) : abandon des artifices du théâtre (Tchekov, Jarry). Dimension cachée Théâtre dadaïste, surréaliste : absurdité des mots. Redécouverte des mythes antiques réinterprétés : Giraudoux, Montherlant, Anouilh Théâtre d’engagement : citoyen engagé (Camus, Sartre, Bernanos…) Théâtre de l’Absurde : Ionesco, Beckett Procédés utilisés au théâtre Enonciation (=pas de narrateur) : exposé de la situation par : - Des paroles sur ce qui s’est passé hors la scène ou durant la scène - Des actions consécutives à des paroles Pièce découpée en : Actes : plusieurs (autrefois pour permettre le changement des bougies) Scènes : 1 ou plusieurs Vocabulaire : expression par une seule personne : Tirade : parole exprimée par un personnage sans qu’il soit interrompu, Monologue : tirade d’un personnage seul en scène (ou qui croit l’être). Aparté : réplique d’un personnage qui n’a pas vocation à être entendue par les autres personnages sur scène. Double énonciation : procédé utilisé au théâtre : c’est lorsque l’acteur s’adresse à 2 publics : -un ou plusieurs personnages, ou à lui-même, -au public qui assiste au spectacle Scène d’exposition : 1 ère ou 1 ère et 2 ème scènes d’entrée Présentation de l’action et des personnages principaux. Vocabulaire : expression par deux ou plusieurs personnes : Dialogue : échange entre 2 ou plusieurs personnes Réplique : réponse à un personnage Stichomythie : échange rapide de mots 4 genres/registres théâtraux : Tragédie : héros admirable confronté à la fatalité : registre : tragique Comédie : mœurs pour faire rire et réfléchir, Registre : comique, satirique Farce : jeux de scène dominants Registre : comique, Drame : notion inventée par Hugo au XIXème siècle (« sublime et le grotesque ») : registre pathétique 3 espaces : La scène : lieu où se passe l’action Le hors-scène : l’action est cachée des spectateurs L’espace dont on parle : un lieu dont on parle et qui situe l’action. Importance des décors pour ancrer le lieu. Le jeu de scène au théâtre À la différence des autres genres littéraires, le théâtre offre un élément visuel sur lequel vous devez prêter attention dans vos analyses. Il s'agit de repérer des choses simples qui vont vous aider dans votre commentaire et apporter du fond à votre devoir : le jeu de scène. Que doit-on chercher concrètement ? La dynamique de la scène et son originalité. Trois points sont à considérer rapidement : 1. Comparez les temps de parole : qui parle ? qui parle le plus ? qui parle le moins ? pourquoi ? 2. Quels sont les éléments présents sur la scène ? où se situe-t-on ? (antichambre, salon, dehors, jardin etc...) que trouve-t-on sur cette scène ? (mobilier, objet etc...) pourquoi ? 3. Examinez le jeu de scène : qui est là ? qui bouge ? (qui entre ou qui sort ?) qui est debout/assis ? pourquoi ? que se passe-t-il entre le début de la scène et la fin ? qui gagne ou perd ? etc...
- Différence entre registres et genres littéraires
La question d'un registre littéraire est épineuse. On confond souvent les termes registres et genres. Il s'agit d'une terminologie qui apparaît trop théorique. Beaucoup discernent mal l'enjeu de ces deux mots que l'on croit à tort synonymes. Comment retenir leur différence et ne plus se tromper ? Un tableau récapitulatif vous est proposé pour vous aider à bien les distinguer. Registre et genre n'auront plus de secret pour vous... Registres et genres littéraires À cette question épineuse, il convient de s’intéresser aujourd’hui pour en mesurer le sens et la portée. On confond souvent deux termes utilisés en français dans deux emplois différents. Registres et genres littéraires : il faut savoir les distinguer, car ce sont deux termes différents. Genre : c'est la catégorie à laquelle appartient une œuvre. Registre : ce sont les émotions suscitées par l'auteur et donc la tonalité du texte. Découvrons aujourd'hui à l'aide d'un tableau récapitulatif les différents registres littéraires croisés avec leur genres. Tableau récapitulatif Les genres littéraires : Catégories d’œuvres Les registres littéraires : classement en fonction des émotions suscitées . Les genres narratifs Rouge : triste vert : comique noir : sérieux orange : exagéré Le roman : Vient du roman (langue vulgaire parlée). Fiction. Apogée à partir du 19 ème siècle Registre tragique : l'impuissance de l'homme face à la mort. Il cherche à émouvoir. Registre épique : les qualités du héros sont mises en avant, voire exagérées à travers de nombreuses hyperboles. Registre fantastique : intrusion de l’irrationnel dans le récit au point de faire douter le lecteur. Différence avec le merveilleux (accord tacite du lecteur) Registre pathétique : en montrant des personnages malheureux, il cherche à susciter la pitié, la compassion du lecteur à l'égard de ces personnages. Registre dramatique : lorsque le récit comprend les différentes étapes du schéma narratif (élément initial, péripéties et résolution du conflit) registre réaliste : il cherche à donner l'illusion du vrai. registre didactique : on le trouve dans un texte qui vise à enseigner, à apprendre quelque chose aux lecteurs. registre humoristique : il cherche à amuser le lecteur. registre ironique consiste à dire quelque chose en montrant bien qu'on pense le contraire. registre satirique critique en se moquant. La nouvelle Court récit centré sur une action se terminant souvent par une chute. Registre pathétique : en montrant des personnages malheureux, il cherche à susciter la pitié, la compassion du lecteur à l'égard de ces personnages. Registre dramatique : lorsque le récit comprend les différentes étapes du schéma narratif (élément initial, péripéties et chute) Registre fantastique : intrusion de l’irrationnel dans le récit au point de faire douter le lecteur. Différence avec le merveilleux (accord tacite du lecteur) L’écriture biographique Tous les récits d’une vie. 1 er ou 3 ème pers singulier (confession…) Registre pathétique : en montrant des personnages malheureux, il cherche à susciter la pitié, la compassion du lecteur à l'égard de ces personnages. registre didactique : on le trouve dans un texte qui vise à enseigner, à apprendre quelque chose aux lecteurs. La poésie Texte écrit en vers ou en prose, mise en image et musicalité. Registre épique : les qualités du héros sont mises en avant, voire exagérées à travers de nombreuses hyperboles.) Registre lyrique ( l'expression de sentiments personnels, par la musicalité.) ou élégiaque (plainte) Registre pathétique ( en montrant des personnages malheureux, il cherche à susciter la pitié, la compassion du lecteur à l'égard de ces personnages.) Le théâtre : La farce La comédie La tragédie. Texte destiné à être joué en public. Principe de la double énonciation. Genre majeur sous l’Antiquité. Dimension religieuse. Registre comique (mots, situations, gestes, caractères) registre satirique critique en se moquant. Registre tragique ( l'impuissance de l'homme face à la mort. Il cherche à émouvoir.) Registre dramatique : lorsque le drame comprend des péripéties et résolution du conflit) Registre épique ( les qualités du héros sont mises en avant, voire exagérées à travers de nombreuses hyperboles.) Les genres argumentatifs Littérature d’idées : proposer une thèse : convaincre (raison), persuader (sentiment) délibérer (faire un choix) Argumentation directe : Essai ou traité registre didactique : on le trouve dans un texte qui vise à enseigner, à apprendre quelque chose aux lecteurs. registre polémique : ce registre sert à attaquer, les mots sont violents. Argumentation indirecte : Fable L’utopie Le conte philosophique registre didactique : on le trouve dans un texte qui vise à enseigner, à apprendre quelque chose aux lecteurs. registre ironique consiste à dire quelque chose en montrant bien qu'on pense le contraire. registre satirique critique en se moquant.
- Commentaire composé expliqué
Découvrez la vidéo (16:08) où la Gazette vous propose un entraînement complet au commentaire composé avec l a m éthode des 6 GR OS SES C LE FS © et le plan type CIIGARE : pour cela, a été choisi un texte difficile en prose d'un poète contemporain, Christophe Tarkos (1963-2004), extrait de son recueil le Petit bidon et autres textes. Commentaire composé expliqué Si vous avez des difficultés en français, c'est probablement parce que vous ne maîtrisez pas bien la méthode. Il n'est pas trop tard pour remédier à cela... Voyons vos objections : - Est-ce qu'elle fonctionne ? - Bien sûr ! Elle offre trois avantages majeurs : de comprendre ce qui vous est demandé, de vous redonner confiance, et évidemment d'avoir une excellente note au bac. - Comment ? - En vous donnant un cadre simple qu'il ne vous reste plus qu'à suivre. Si vous avez huit minutes devant vous, parcourez l'article qui vous explique la méthode utilisée par la Gazette depuis des années pour aider bien des élèves en difficulté.. . Vous disposez de quinze minutes de liberté ? Eh bien ! Découvrez plus en détail la video expliquant la méthode dans cet article. Vidéo Il est temps de découvrir la méthode des 6 GR OS SES C LE FS © à l'aide de la vidéo de 16: 08 (séquencée) ci-dessous : - 08:50 minutes pour la compréhension du texte : i l s’agit de colorier le texte en le prenant sous six angles, à l'aide du moyen mnémotechnique suivant : 6 GR OS SES C LE FS Gr : grammaire C : Conjugaison OS : oppositions le : champ lexical SE : les 5 sens FS : figures de style - 07: 58 minutes pour l'organisation du plan type : Plan C I I G A R E : Ie partie : IIe partie : A) C adre spatio-temporel A) Genre littéraire B) Intérêt du texte B) Argumentaire de l'auteur C) Impressions suscitées C) Registre littéraire La Gazette vous guide pas à pas, sans jamais vous perdre. Pour l'exercice, un poème difficile a été volontairement choisi pour que vous puissiez vous sentir plus à l'aise sur une texte moins ardu, ce qui sera nécessairement le cas le jour de l'épreuve. Il s'agit d'un texte en prose d'un poète contemporain, Christophe Tarkos (1963-2004) extrait de son recueil le Petit bidon et autres textes. Vous êtes prêts ? C'est parti ! La méthode du commentaire composé expliquée À la fin de l'article, retrouvez en PDF le texte colorié par couleurs et le plan proposé ci-dessous pour vous permettre de reprendre la méthode à votre rythme. Laissez un commentaire en fin d'article. Analyse Voici la synthèse de notre coloriage : Pour le poète Christophe Tarkos (1963-2004), la parole est comme une pâte à mastiquer qu’il figure avec l’expression la Patmo, la pâte-mot, et sa poésie prend la forme d’une régurgitation de l’absurdité du monde. Dans la bouche du poète, les mots pèsent, collent, s’agitent, se bousculent, sont expressifs… C’est une langue triviale et insoumise. C’est une langue au travail. " Je peux sortir de la maison avec un bonnet à pompon sur la tête , un bonnet à trois gros pompons de couleur , je peux aussi sortir tête nue, ou pieds nus , ou torse nu, ou le crâne rasé, lisse, poli, ou avec des moustaches , avec une barbe, ou avec des poils juste sur le milieu du menton , ou juste sous les pattes , devant les oreilles, ou avec une queue de cheval, ou avec des couettes, je peux sortir en couettes, ou avec une raie et une queue de cheval qui part du sommet du crâne ou qui part de la frange ou qui part de côté, du côté des pattes, ou avec une moustache qui n'en est pas une, qui est juste un trait de poils au-dessus de la lèvre supérieure, un fin trait de poils noirs , je peux sortir avec les cheveux noirs, noir de jais, ou avec des cheveux blonds , ou jaunes, ou roses , ou jaune et rose, ou bleus, toute une tignasse bleue, des cheveux longs et bleus, ou des cheveux bleu et blanc et rouge, ou seulement rouges ou seulement blancs , avoir tous les cheveux blancs, ou être rasé en lignes, trois lignes rasées sur la tête, seulement sur trois lignes, ou être rasé en pointillé et d'avoir les sourcils rasés en pointillé aussi et d'avoir la moustache rasée en pointillé aussi, ou de sortir avec une longue barbe bouclée et rousse, avec un long bonnet rouge sur la tête, et un kilt à l'endroit du pantalon, une jupe , une robe, une robe de chambre, et des sandales, ou des sabots, ou des talons hauts, des escarpins à talons hauts, et me maquiller, me maquiller c omme un pierrot, comme un clown, comme un indien, comme une femme, comme une femme accentuée, mettre des faux cils, m' épiler les bras et les sourcils, dessiner du khôl autour des yeux, peindre mes lèvres en rouge à lèvres, retoucher mon rouge à lèvres, m'épiler la barbe et la moustache pour avoir un visage lisse et blanc, mettre de la poudre, me poudrer pour avoir un visage blanc sur le cou aussi, sur tout ce qui se voit depuis devant qui n'est pas recouvert, cela changerait tout si je sortais tout nu, avec un bonnet bleu sur la tête et un foulard bleu et un masque de chirurgien bleu sur le nez pour cacher mon nez , ou tout habillé sauf le bas, tout bien habillé en haut avec une cravate, un chapeau et une écharpe et le bas sans rien, tout nu en bas, et avec un chapeau de cow-boy, un chapeau mexicain, un chapeau marocain, une plume de sioux, avec un sari orange , un kilt dessous et une plume dessus sur la tête, avec des cheveux longs et une longue barbe et un sari orange de bonze, je peux sortir aussi en petit, en nain, au ras du sol, pas plus haut que trois pommes, en rase-mottes , je serais le nain nu. " Tarkos, Christophe, Le Petit Bidon et autres textes, Anachronismes , POL Editeur 2001 Plan possible Plan C I I G A R E : Ie partie : IIe partie : A) C adre spatio-temporel A) G enre littéraire B) I ntérêt du texte B) A rgumentaire de l'auteur C) I mpressions suscitées C) Re gistre littéraire Problématique choisie : quel rôle le poète confère-t-il aux mots ? I. Des mots pour décrire une apparence…. une préoccupation ordinaire (Cadre spatio-temporel ) - il n’y a pas de cadre spatial défini précisément. Et c’est un marqueur important à souligner : on se trouve dans un lieu flou figuré par l’opposition entre dedans/dehors avec “maison/sortir”. C’est un positionnement qui oppose la sphère intime et la sphère sociale avec la problématique de l'apparence. On est donc précipité dans un vaste inconnu où le temps du discours poétique devrait tenir une importance constructive, mais là encore, ce n’est pas le cas. - ce poème repose sur une lente énonciation avec pour seul verbe, pouvoir, conjugué au présent de l’indicatif et suivi de l'infinitif sortir : “Je peux sortir de la maison”. Cette formulation concrète, de la vie de tous les jours, produit un effet poussif et sans harmonie. Le mode indicatif est répété plusieurs fois avant de venir se heurter au conditionnel qui est le mode de l’hypothèse avec "cela changerait tout si je sortais. On retrouve cette alternance indicatif/conditionnel à la fin du texte “je peux sortir/je serais.” L’effet voulu est de rechercher une extension du discours qui s’étend à ce nouveau mode qui achève le discours. On a donc une énonciation au départ indicative qui glisse vers un discours hypothétique donnant un effet bancal au poème. un discours poétique en cours d’élaboration (intérêt du texte) L’originalité réside dans le fait que le sujet ne sait pas exactement ce qu’il va dire ainsi que l’abondante ponctuation le laisse à penser : en effet, on relève des propositions indépendantes toutes juxtaposées et répétées sept fois “je peux sortir de la maison” avec un effet d’insistance notable. Ces dernières sont entrecoupées par de nombreuses virgules insérant une multitude de groupes nominaux : “avec les cheveux noirs, noir de jais, ou avec des cheveux blonds, ou jaunes, ou roses, ou jaune et rose, ou bleus,”cette ponctuation singulière hache manifestement le texte. Celui-ci trouve encore des variantes avec les propositions infinitives “pour cacher” “pour avoir” qui complexifie la lecture ainsi déstructurée. Enfin, l’auteur ajoute également des phrases infinitives : ”mettre de la poudre, me poudrer “ alourdissant le propos rendu totalement confus. Il s’agit d’un poème en vers libres à la première personne du singulier comme l’indiquent l’emploi des deux pronoms personnels “je” et “me”. Il s’agit d’un moi individuel et autocentré sur lui-même. Le poète a cherché, en outre, à mettre en scène le questionnement de l’apparence physique ; l’auteur recourt à des termes définis tels que "poils""barbe""moustache" “rasé”. Mais ce poème, volontiers flou comme on n’a pu le voir précédemment, casse les codes avec l’emploi de termes appartenant au genre féminin “queue de cheval” “couettes” “frange” “épilé”. La lecture de ce poème s’effectue donc dans la plus grande des confusions. Ce discours aux effets lents et laborieux se clôt curieusement par un unique point à la fin du texte : “je serais le nain nu“. Cette fin insolite prend la forme d’une pirouette, loin de la proposition du début : “je peux sortir de la maison avec un bonnet.” Tout ceci donne un aspect spontané et irréfléchi au discours qui présente un sens caché comme nous le verrons. Il s’écrit et se lit donc en temps réel, en opposition avec des textes fondés sur un discours organisé. Ce poème repose en outre sur des impressions contrastées. 3. une poésie sous forme d’inventaire (impressions) L’auteur mélange sans logique le champ lexical du corps, “cou”, ”lèvres”,”poils”, comprenant la tenue vestimentaire “robe”, “pantalon, “sabot” et le maquillage “rouge à lèvres” “khôl”. Mais ce corps dont il est question ne porte aucun possessif “le cou”, “les bras" et les vêtements dont on parle ne sont pas définis “un pantalon", “un kilt.” L'auteur recourt, en outre, à une accumulation de compléments circonstanciels de manière tout le long du texte produisant un un effet catalogue : “tête nue, ou pieds nus, ou torse nu, ou le crâne rasé, lisse, poli, ou avec des moustaches, avec une barbe,” : la conjonction de coordination “ou” se lit comme autant de possibilités offertes, c’est à dire de combinaisons multiples selon un rythme ternaire: “je peux sortir en couettes, ou avec une raie et une queue de cheval”. Cette combinaison se démultiplie ensuite en trois autres possibilités “qui part du sommet du crâne ou qui part de la frange ou qui part de côté”. Cette dernière possibilité se recentre sur une partie : “ du côté des pattes, ou avec une moustache qui n'en est pas une, qui est juste un trait de poils au-dessus de la lèvre supérieure, un fin trait de poils noirs” : on obtient ainsi un discours circulaire puisque l’on revient au début avec la question de la moustache. Cela crée une impression de malaise voulue. II…. à une poésie contestataire u ne poésie dysharmonique (genre) Ce poème offre sur la forme une singularité particulière touchant aux deux principales figures de style employée tout le long du texte, la répétition qui va de pair avec l’énumération. :” je peux sortir avec les cheveux noirs, noir de jais, ou avec des cheveux blonds, ou jaunes, ou roses, ou jaune et rose, ou bleus, toute une tignasse bleue, des cheveux longs et bleus, ou des cheveux bleu et blanc et rouge, ou seulement rouges ou seulement blancs, avoir tous les cheveux blancs…”. Ces procédés précis ont pour objet de refuser toute mise en valeur et toute harmonie ; il existe un véritable refus de recherche d’assonance ou d’allitération harmonieuse; on note un effet d’alourdissement volontaire du discours poétique qui devient lent, haché, sinueux sur la forme. Il traduit un projet poétique qui va de pair avec le fond du discours. Sur le fond, ces répétitions et ces énumérations portent sur la question du travestissement. On note que le sens de la vue est omniprésente dans ce texte avec le jeu des couleurs “jaune” “rouge” et le verbe “qui se voit”; il est associé au toucher “retoucher” “peindre” : ces deux sens permettent à la représentation sociale de soi d’être en évidence. La question de l’apparence physique est ainsi extrêmement large, car elle endosse tous les genres sexués avec les oppositions notamment entre “femme” et homme “clown”, “indiens” “nain”. Mais l’apparence culturelle est évoquée avec la question de la pilosité “épiler”, mais également du vêtement traditionnel tels que le “kilt” pour évoquer la tenue d’un Ecossais ou d’un” sari orange” “bonze” évoquant la tenue d’un moine boudhiste. Ce travestissement concerne les mille et une possibilité de l’individu de paraître au monde. Dans le cadre de ce travestissement, la lecture du poème offre une opposition saillante entre le début avec l’individu habillé “pantalon” et la fin avec le “nain nu”: on assiste à la fois à un changement de taille grand:petit et à un dépouillement corporel habillé/nu. Entre ces deux extrêmes, peut considérer le lent effacement du sujet. Cela se fait en deux temps ; d’abord il s’effectue derrière un rôle de scène avec l’accumulation des comparaisons suivantes : “me maquiller comme un pierrot, comme un clown, comme un indien, comme une femme, comme une femme accentuée “, puis ce sera derrière les énumérations de chapeaux, “et avec un chapeau de cow-boy, un chapeau mexicain, un chapeau marocain, une plume de sioux…”. On assiste ainsi à l’effacement de l'homme détaché de tous codes sociaux, pour faire advenir un exclu dans sa condition de dépouillement. Ce texte porte en effet en lui un engagement du poète. 2 . une poésie de rupture (argumentaire) L'enjeu du texte est celui d’un travail sur les mots qui s’étirent à l’infini à la fois dans le son et dans le sens avec la Patmo, la pâte-mot, qui permet de sortir du schéma traditionnel de la poésie. Ces mots sont répétés à l’envi pour s’entrechoquer et choquer le lecteur : “ ou avec une queue de cheval, ou avec des couettes, je peux sortir en couettes, ou avec une raie et une queue de cheval”; les mots ainsi répétés ne signifient pas la même chose “avec des couettes”/ “en couettes” et l’apposition de “raie” avec” queue de cheval”. Cela produit un effet d’à-coups, caractérisant une forme de violence disséminée dans ce texte. Cette violence surgit d’abord dans cette difficulté à dire qui prend la forme d’un acharnement à dire avec l’adverbe aussi : “ je peux aussi sortir” ou avec l’omission du verbe pouvoir “ou de sortir avec”. Mais c’est également une difficulté avec les choix que la société impose d’effectuer souvent de manière binaire : le poète, lui, cherche à sortir du cadre et propose pour ce faire un rythme ternaire : “le crâne rasé, lisse, poli,” conforme à une plus grande liberté. Or, cette liberté ne connaît plus de limite avec la multiplicité des options : “ je peux sortir avec les cheveux noirs, noir de jais, ou avec des cheveux blonds, ou jaunes, ou roses, ou jaune et rose, ou bleus, toute une tignasse bleue, des cheveux longs et bleus, ou des cheveux bleu et blanc et rouge, ou seulement rouges ou seulement blancs, avoir tous les cheveux blancs…”. C’est également une critique de l'homme pour qui l’apparence physique passe par la possession. Ce texte comporte une tension manifeste entre le verbe être qui sous-tend “Je peux sortir de la maison” et qui ne trouve de réponse que dans l’avoir “avec” qui précède les nombreuses énumérations. Le poète se fait alors plus pressant lorsqu’il entrechoque ces deux notions :”avoir tous les cheveux blancs, ou être rasé en lignes,”. On peut aussi noter ce lent appel au dépouillement avec les nombreuses répétitions sur la nudité “nus”“nu” “nue”. Cette poésie se fait sous certains aspects moraux. L’argumentation repose aussi sur un humour qui sert la violence des mots. d’un registre comique à un registre tragique (registre) Ce texte comporte deux registres, l’humour qui transparaît dans ce texte : “tout bien habillé en haut avec une cravate, un chapeau et une écharpe et le bas sans rien, tout nu en bas”: on voit le mélange des genres qui n’est pas sans rappeler le surréalisme et le dadaïsme. On retrouve l’idée d’une écriture automatique et l’affaiblissement du sens premier du mot pour questionner ce monde. L’humour remet en effet tout en perspective et devient une arme pour s’opposer au monde. Il le fait lorsqu’il confine à l’absurde comme dans ce texte avec notamment les redondances “un masque de chirurgien bleu sur le nez pour cacher mon nez,”. Le comique de ce texte n’est là que pour souligner la vacuité de nos vies tournées vers l’apparence et non la profondeur des choses. Le poète le dit à sa manière avec cette étrange expression placée au milieu du texte : “cela changerait tout si je sortais tout nu”. C’est une sorte de prise de conscience qui surgit de manière furtive pour exprimer un registre plus pathétique, comme un cri du cœur qu’exprime ici le conditionnel. Mais il faut s’interroger sur la dernière affirmation : “je serais le nain nu” avec la seule allitération harmonieuse en n qui marque la douceur. C’est la seule fois dans le texte que le je se définit et il le fait avec un attribut du sujet, le “nain nu” : c’est une qualification qui n’est pas sans rappeler notre condition humaine, celle du nain rappelant l’enfance et la nudité de notre naissance et celle de notre mort.
- To-do list pour le commentaire composé
Bac de français : suivre le déroulé de la méthode durant l'examen afin de ne rien oublier. La Gazette vous aide à vous organiser pour bien structurer votre devoir. Commentaire composé Suivez la méthode pas à pas de la Gazette littéraire pour ne rien manquer dans l'élaboration de votre commentaire composé. Comment procéderons-nous ? Il convient de décomposer votre travail en deux temps : le temps du brouillon le temps de la rédaction. Brouillon (1H30 maximum) 1.Mettre d’abord son plan type CIIGARE sur son brouillon, en laissant beaucoup de place dans le tableau pour le compléter au fur et à mesure ( rappel : 4 colonnes X 2) : Titre I Titre II I.A C adre spatio-temporel II.A G enre : originalité du texte par rapport au genre littéraire considéré (théâtre//théâtre, roman//roman etc.) I.B I ntérêt évident du texte dans la littérature générale II.B A rgumentation de l’auteur I.C I mpressions : les sens II.C R egistre(s) Bien lire le paratexte (texte introduisant le texte) en soulignant les mots clefs pour éviter les contresens et regardez la date de l’œuvre qui donne des indications sur le courant littéraire (siècle) Bien lire le texte, surveillez-vous, évitez les contresens en vous posant des questions. Si vous n'y comprenez rien du tout, optez rapidement pour la dissertation, sauf si vous n'en avez jamais fait... Pour le 2A : se souvenir des éléments clés dans les fiches de révision : fiche roman ( notamment les points de vue), fiche théâtre (notamment le dynamisme), fiche poésie (notamment la forme géométrique du poème) et argumentation (registres) Coloriez enfin selon le code couleurs avec la méthode des 6 GR OS SES C LE FS en pensant à les placer d’abord dans les cases faciles du plan type : 1A et 1C et 2C. Attention : on ne fait pas un catalogue, on souligne ce qui est étonnant, ce qui n’est pas normal=original Gagnez des points sur la grammaire : ponctuation/sujet/cod/CCT, CCL, CCM/ propositions/ connecteurs logiques, (car, mais, parce que, puisque : cause) etc Oppositions : c’est facile ! Sens La conjugaison Champs lexicaux : attention ! ça rapporte peu de points, donc on y va vite : maximum 2 à placer souvent en 1B ou en 2C, à voir… Figures de style : travaillez par boites ( cf les 4 boites) et être capable de nommer les principales : énumération, métaphore, comparaison, litote etc... les placer toutes dans différentes parties de la copie (pas au même endroit svp) Complétez son plan type vide avec le coloriage fait (6 couleurs= 6 sous-parties, attention à les fractionner). Ne pas reprendre une idée déjà dite... Donnez des titres au 6 sous-parties (titres courts avec des mots simples) Donnez un titre aux 2 grandes parties (titres courts avec des mots simples) Posez la question (c'est votre problématique) qui conduit au 1/ et au 2/ Rédaction (2H30) a) Conseils de forme Faire l’introduction (5mn) : l'avoir déjà préparée en avance avec des phrases à trous (phrase générale rappelant le thème du texte/présentation du texte (auteur/œuvre/contexte)/ problématique /annonce du plan avec les 2 parties. Rédigez le corps du devoir : Deux carreaux à laisser + alinéa : annoncez dans le 1/ les 3 sous-parties. Alinéa suivant : commencez le 1A (conclusion partielle annonçant la partie suivante ) Alinéa suivant : ensuite le 1B (conclusion partielle annonçant la partie suivante ) Alinéa suivant : ensuite le 1C (conclusion partielle annonçant la partie suivante ) Rappelez le 1 : On a vu que … (titre du 1). Il reste que…. (annoncez le 2/) Deux carreaux à laisser+ alinéa : annoncez dans le 2/ les 3 sous-parties. Alinéa suivant : commencer le 2A (conclusion partielle annonçant la partie suivante ) Alinéa suivant : le 2B (conclusion partielle annonçant la partie suivante ) Alinéa suivant : le 2C (conclusion partielle annonçant la partie suivante ) Rappelez le 2 : On a vu que … (titre du 2) Conclusion : Rappelez la problématique On a montré que (reprendre titre 1/ et titre 2) Ouverture b) Conseils de forme Rédaction efficace : utilisez le DCE : Dire/Citer/Expliquer pour chaque idée et donc en 3 phrases simples : 1 verbe conjugué. Pensez à recourir aux mots de liaison : ainsi, en effet, par conséquent, donc etc… Interdiction d’employer des mots que l’on ne maîtrise pas bien. se relire : corrigez ses fautes d'accords : adjectif +nom/ sujet+verbe etc... c ) conseils pratiques : la veille, on ne travaille plus ; on prépare juste son sac : Convocation, carte d’identité, Eau, snack, Trousse : règle (pour souligner les titres de l'œuvre), crayons de couleurs, gomme, crayon de papier, bics noirs, taille-crayons, pas de surligneurs (!) On se regarde un film drôle, promenade, sport etc… En attendant, entraînez-vous avec deux types d'exercices qui vont vous aider : les sujets d'entraînement de la Gazette dans les 4 genres littéraires ( théâtre, poésie, roman et argumentation), l es analyses linéaires de votre oral de français en les transformant en commentaires composés : NB pensez à reprendre les fiches de révision (théâtre, poésie, roman et argumentation précitées) : Cela vous donnera des réflexes utiles pour l'examen...











