L’école peut ouvrir les portes d’une autre vie. Mais que laisse-t-on derrière soi lorsqu’on franchit le seuil de son milieu d’origine ? De la gratitude bouleversante de Camus envers son instituteur à la honte douloureuse racontée par Annie Ernaux, deux écrivains interrogent le pouvoir et le prix intime de l’émancipation par les études. Escalier de la Villa Médicis, Rome Deux visages de l’ascenseur social Dans l'article précédent, nous avons parcouru l'étude consacrée à l'écol
Deux écrivains, deux enfances, deux univers inoubliables de l'école de la IIIe République. Avec Claudine et Marcel, les années de jeunesse se peuplent de leçons, de récréations, de rivalités, d’amitiés et de premières émotions littéraires. Chez Colette comme chez Pagnol, les souvenirs d’apprentissage deviennent ainsi de véritables aventures humaines. Colette et Pagnol adolescents Dans l'article précédent, nous avons présenté les origines et les modalités des Lois Ferry instau
Après la défaite de Sedan en 1870, l’école devient l’un des instruments du relèvement de la France. Gratuité, obligation, laïcité : les lois Ferry dessinent une nouvelle école, chargée d’instruire mais aussi de former des citoyens. De Péguy à Paul Bourget, la littérature témoigne des espoirs et des résistances suscités par cette transformation. En classe, le travail des Petits, Henry Jules Jean Geoffroy, 1889, Musée national de l'éducation, Rouen De Sedan aux lois Ferry : re