7 octobre : Israël-Palestine, des livres pour comprendre
Trois ans après le 7 octobre 2023, la littérature peut encore ouvrir un espace de compréhension et de dialogue. De Yasmina Khadra à Rachid Benzine, en passant par Aziz Abu Sarah et Maoz Inon, trois ouvrages racontent les blessures d’Israël et de la Palestine, la mémoire des peuples et la possibilité d’un chemin vers la paix.

7 octobre : Israël-Palestine, des livres pour comprendre
Le 7 octobre 2023 – 7 octobre 2026 : trois années depuis la survenance de cette attaque terroriste d’ampleur inédite qui a tué et capturé des milliers d’Israéliens retenus en otage dans les souterrains sordides du Hamas.
Trois années aussi durant lesquelles, devant nos écrans, nous avons assisté, impuissants, aux bombardements massifs à Gaza et à une augmentation plus que significative des colonies israéliennes en Cisjordanie.
Loin d’être un sujet de politique purement régionale, partout dans le monde, le sort de la population palestinienne a ému la communauté internationale. En France, la situation intolérable vécue par les civils palestiniens a fait l’objet de controverses virulentes. On a suivi des polémiques indécentes, souvent sur fond d’antisémitisme, avec de nombreuses arrière-pensées électoralistes.
Sélection de livres
7 octobre : Israël-Palestine, des livres pour comprendre : la littérature a son rôle à jouer dans le débat, dans la connaissance de la question et dans la promotion de la réconciliation des peuples. C’est ce que la Gazette entend effectuer à sa manière avec la sélection de trois ouvrages remarquables :
Le prieur de Bethléem de Yasmina Khadra, chez Flammarion (2026) : vous découvrirez la confession d'un orphelin palestinien logé par son oncle musulman en Cisjordanie avant d'être recueilli par la famille chrétienne de sa mère. Une histoire particulière depuis la Nakba de 1948 et la dépossession des terres palestiniennes par les Israéliens.
L'homme qui lisait des livres de Rachid Benzine, chez Pocket, se situe dans une zone pilonnée par des raids aériens que l’on identifie sans peine à Gaza. Devenu libraire, un vieillard conserve, en dépit de tout, des ouvrages trouvés çà et là dans les décombres. Les livres figurent la résistance à la barbarie et forment un projet humaniste.
La paix est notre avenir, Aziz Abu Sarah et Maoz Inon, chez L’Arbre qui marche (2026), constitue avec des cartes à l’appui, un voyage en Terre sainte.
Il ne s’agit pas d’un simple périple culturel sur des sites ancestraux, mais d’une semaine de réconciliation entre les auteurs. Le premier est israélien, en deuil de ses parents assassinés le 7 octobre 2023, et le second est palestinien, en deuil de la mort de son frère détenu dans des conditions indignes dans les prisons israéliennes. Chacun emmène l’autre dans ses lieux de vie pour mieux faire partager l’horreur de la situation actuelle en la replaçant dans le contexte historique. C’est le premier intérêt du livre.
Le deuxième se trouve dans le point de vue de chacun tendant vers une commune aspiration à la paix, passant pour eux pour la solution à un seul État (État binational de citoyens aux mêmes droits), puisque la guerre et la violence ont démontré par les faits et par le présent qu’elles ne forment pas la bonne réponse.
La troisième raison d’acheter ce livre ? Cela permet de faire connaître les auteurs, leur cause juste, mais aussi de les aider financièrement, étant donné que tous deux exercent leur métier dans le domaine du tourisme à l’arrêt depuis les événements. Ce récit entre en résonance avec un roman publié en 2000 par l’écrivain irlandais Colum McCann sur ce pareil sujet. Apeirogon (10/18) traite en effet de l’amitié de deux pères des deux camps qui ont réellement existé unis dans le deuil commun de leur petite fille.
Retrouvez la conférence TED qu'ils ont donnée :
Lisons pour changer nos regards et nos cœurs, un autre chemin pour la paix.


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