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Goncourt 2026 : une sélection sans audace

il y a 8 heures
2 min de lecture

La Gazette littéraire jette un regard critique sur la sélection finale du Prix Goncourt 2026. Entre scandale de l’IA et romans jugés trop convenus, elle s'interroge sur les choix d’une rentrée littéraire marquée par ...la déception.


Goncourt 2026 : une sélection sans audace


Nous voilà dans le mois des récompenses littéraires et pour la plus prestigieuse d'entre elles : le prix Goncourt.


Pour nous, cette rentrée se définit par un goût amer. À la Gazette, l’élan a été vite refréné par le scandale de l’IA dans le monde de l’édition.


Puis les sélections au fil des tours ont brossé le portrait d’un monde littéraire frileux dans la prise de risques.


En somme, deux mots nous viennent en tête : déception et pusillanimité, antinomiques pour cette fête attendue de la littérature que bon nombre de pays nous envient.


Que s’est-il donc passé ?


La Gazette littéraire ne peut s'interroger qu'en tant que simple lecteur.


La crise de la lecture ne se serait-elle pas invitée dans ce cru 2026 ?


Pour plaire à un maximum de lecteurs, n’a-t-on pas cherché à promouvoir des romans assez convenus, faciles, que l’on pourrait aisément placer dans les rayons des meilleures ventes à la veille des fêtes ?


Découvrons la dernière sélection qui donnera lieu le 3 novembre 2026 à la proclamation des résultats.


Dernière sélection

 

L’Inconnue du quai de Javel (Flammarion), de Philippe Jaenada : une enquête laborieuse sur un fait divers de la fin des années 1940, sans véritable intérêt en lui-même sur le plan littéraire, voire historique ou politique.

De l’autre côté du lac (Minuit), de Sylvain Prudhomme : une enquête sur la disparition d’une photographe en plein hiver en montagne : un thriller assez bancal…

Choses que je croyais perdues (L’Arbalète/Gallimard), de Clémentine Mélois : une rupture amoureuse donne l’occasion de revisiter les choses du quotidien que l’on emballe avec du papier journal avant le déménagement. Intrigue minimaliste et facile…

La solitude des professeurs est infinie (Gallimard), de Yannick Haenel : misères de la vie d’un tout jeune professeur de français dans un collège : la seule bonne nouvelle de la sélection…


Si l’une des trois autres œuvres est primée, je crains d’y perdre mon latin, mais je ne rends pas mon tablier !


Goncourt 2026 : une sélection sans audace : réponse le 3 novembre à 13 h chez Drouant, le restaurant parisien où le jury du prix Goncourt se réunit depuis 1914…


Palmares 2026


Prix décerné à Philippe Jaenada ... sans plus de commentaire de notre part.


Retrouvez la sélection toute personnelle de la Gazette :



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