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Nouvelle année avec Verlaine

  • 1 janv.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 févr.

Le sonnet du poète maudit pour la nouvelle année : "Pour naître mourons ainsi que l’autre année "...


Plaçons ensemble, si vous le voulez bien, cette année sous le signe de la littérature, d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. Et pour l'occasion, découvrons le magnifique sonnet de Verlaine, Pour le Nouvel An. Bonne année 2026 à tous !


une carte de voeux avec des images de librairies

Nouvelle année avec Verlaine


Alors que s’ouvre cette nouvelle année, la Gazette littéraire tient à vous adresser ses vœux les plus chaleureux. Que vous puissiez vivre dans la sérénité et la paix, tout au long des prochains mois !


Unissant ses intentions aux vôtres, elle formule les souhaits suivants :

  • Que la joie habite nos cœurs et s’enracine profondément en nous, à chaque instant où nous partageons notre temps et prenons soin les uns des autres.

  • Que cette année soit riche de découvertes qui éveillent nos esprits, nourrissent notre quotidien et renouvellent notre créativité.

  • Que les livres continuent à nous instruire, à nous divertir, et parfois, simplement, à nous réconforter lorsque nous en avons besoin.


Plaçons ensemble, si vous le voulez bien, cette année sous le signe de la littérature, d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.


Nouvelle année avec Verlaine : c’est justement avec celui qui se qualifiait lui-même de "poète maudit", incompris par la société de son temps, que nous franchirons le seuil de l'année 2026. Pourquoi ?


Son sublime sonnet nous invite au renouvellement.


Quoi de mieux pour nos nouvelles résolutions ?


Sonnet


POUR LE NOUVEL AN


À Saint-Georges de Bouhélier.


La vie est de mourir et mourir c’est naître

Psychologiquement tout comme autrement,

Et l’année ainsi fait, jour, heure, moment,

Condition sine qua non, cause d’être.


L’autre année est morte, et voici la nouvelle

Qui sort d’elle comme un enfant du corps mort

D’une mère mal accouchée, et n’en sort

Qu’aux fins de bientôt mourir mère comme elle.


Pour naître mourons ainsi que l’autre année :

Pour naître, où cela ?

Quelle terre ou quels cieux

Verront aborder notre envol radieux ?


Comme la nouvelle année, en Dieu, parbleu !

Soit sous la figure éternelle incarnée,

Soit en qualité d’ange blanc dans le bleu.


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