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Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Les animaux du monde littéraire : l'ode à l'alouette (Ronsard)

Il est dans l'esprit de Ronsard, poète de la Pléiade, du XVIe siècle, de célébrer la nature en son règne végétal, mais également en son règne animal comme dans cette ode à l'Alouette.

Ronsard, alouette, ode, thème, animaux

repère : thème des animaux : présentation

Ronsard

À la suite du coq, emblème national, prenons donc notre envol. 

Il est dans l'esprit de Ronsard, poète de la Pléiade, du XVIe siècle, de célébrer la nature en son règne végétal, mais également en son règne animal.

Découvrons aujourd'hui son ode à l'alouette dont la nature est de ne pas connaître le sort des hommes dans leurs soucis et leurs peines...

Ode à l'alouette

Dans ce poème, on note la présence de strophes de six vers appelées, sizain, qui ont pour rythme tripartite AABCBB. C'est à cet oiseau que le poète s'adresse et se réfère pour évoquer ses amours contrariées. 

 

T'oserait bien quelque poète

Nier des vers, douce alouette ?

Quant à moi je ne l'oserois,

Je veux célébrer ton ramage

Sur tous oiseaux qui sont en cage,

Et sur tous ceux qui sont ès bois.

 

Qu'il te fait bon ouïr ! à l'heure

Que le bouvier les champs labeure

Quand la terre le printemps sent,

Qui plus de ta chanson est gaie,

Que courroucée de la plaie

Du soc, qui l'estomac lui fend.

 

Sitôt que tu es arrosée

Au point du jour, de la rosée,

Tu fais en l'air mile discours

En l'air des ailes tu frétilles,

Et pendue au ciel, tu babilles,

Et contes au vent tes amours.

(...)


Puis je dis, tu es bien-heureuse,

Gentille Alouette amoureuse,

Qui n'as peur ni souci de riens,

Qui jamais au cœur n'as sentie

Les dédains d'une fière amie,

Ni le soin d'amasser des biens.

 

Ou si quelque souci te touche,

C'est, lors que le Soleil se couche,

De dormir, et de réveiller

De tes chansons avec l'Aurore

Et bergers et passants encore,

Pour les envoyer travailler.

 

Mais je vis toujours en tristesse,

Pour les fiertés d'une maitresse

Qui paye ma foi de travaux,

Et d'une plaisante mensonge,

Qui jour et nuit toujours allonge

La longue trame de mes maux.

 

Les odes, IV, 27 Ronsard,

Wikisource 

 

repère à suivre : l'âne prodigieux
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L


Ronsard n'a pas l'indélicatesse des "plumeurs d'alouettes" ...



Répondre
L


en effet...



P


Pas trop mail Ronsard en général, n'est ce pas ? a+



Répondre
L


oui, on peut le dire comme cela aussi...