Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

"Le festin de Babette" ou le renoncement aux plaisirs du monde ( Blixen)

Dans ce conte, Karen Blixen nous fait pénétrer dans le cercle étroit d'une communauté luthérienne norvégienne à la tête de laquelle se trouve un père pasteur et « prophète ».

thème, nourriture, festin, Babette, Blixen, renoncement, plaisirs, monde

Repères : thème de la nourriture : l'étude

 

Etude

Notre étude concerne l'analyse de deux œuvres totalement opposées dans leur genre et leur visée. Ainsi, il sera loisible de comprendre comment la soif et la faim de la vie peuvent être libératoires au travers des ouvrages suivants :

Nous continuons avec second livre, si vous le voulez bien, en nous intéressant aux points suivants :

Une communauté luthérienne

Nous avons quitté l'univers particulier des Nourritures terrestres d'André Gide pour partir dans un pays scandinave à la découverte d'un conte célèbre...

Ce conte de Karen Blixen nous fait pénétrer dans le cercle étroit d'une communauté luthérienne norvégienne à la tête de laquelle se trouve un père pasteur et « prophète ».

Ce dernier qui a deux filles appelées Martine et Philippa, noms reçus en héritage de Martin Luther et de son ami Philippe Mélanchthon, les élève dans un rigorisme absolu comprenant un rejet total des valeurs d'ici-bas.

Rejet des valeurs d'ici-bas

Ce mouvement religieux professe en effet un renoncement « aux plaisirs du monde, à la terre et à ce qu'elle offrait, car ce n'était pour eux qu'illusions » (1ère partie, les deux sœurs, page 34). Dans ce contexte, la place de l'amour se conçoit comme valablement secondaire. Rien ne doit détourner les membres de la confrérie piétiste d'une vie d'ascèse et de pratique de la charité.

Un tel enseignement conduira les deux filles dudit pasteur à repousser les propositions de mariage ; elles reprendront ensemble l'apostolat paternel dans une communauté à l'audience plus clairsemée.

Dans le même ordre d'esprit, la nourriture prise en commun se veut essentiellement frugale, une soupe et du pain suffisent à leur subsistance car les aliments ne doivent revêtir aucune importance pour ne pas faire succomber l'homme dans le péché.

L'existence des deux sœurs piétistes aurait pu se poursuivre ainsi sans l'arrivée de Babette, une française catholique ou « papiste » au passé un peu trouble qui a fui la France après les évènements de la Commune  de 1870.

Repères à suivre : l'étude : une mystérieuse réfugiée

 

 

 

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
<br /> <br /> Mise en place de la future confrontation de deux conceptions du parcours terrestre...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> le décor est planté...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Bien d'accord !<br /> <br /> <br /> http://maisondeliza.over-blog.fr<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Une soupe et du pain : ce peut être un festin ! Si la soupe est composée de légumes variées, d'épiices et de vainde .. et si le pain est tou chaud bien levé avec une croûte bien dorée sur le<br /> dessus.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> oui mais il manque au début de ce conte l'envie de prendre du plaisir à partager ce pain et cette soupe ensemble...<br /> <br /> <br /> <br />