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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

La sombre dérive du joueur de Dostoïevski

La sombre dérive du joueur de Dostoïevski

 

Repères : thème du divertissement : étude


Résumé  : la maisonnée d'un général russe, veuf totalement désargenté se fixe à Roulettenbourg, ville d'eau et de casinos. Alexis Ivanovitch est le précepteur des enfants du général. Il est néanmoins tombé fou amoureux de Paulina, la belle-fille de son employeur qui l'incite à fréquenter les cercles de jeux. Fasciné par les comportements addictifs, il ne joue que par procuration restant encore détaché. Mais la passion pour la roulette commence à naître dans le cœur d'Alexis Ivanovitch qui revient avec un montant de gains astronomiques. Cela lui offre la possibilité d'envisager la vie avec Paulina, laquelle le repousse violemment.


Une fortune dilapidée


Le héros quitte la ville de Roulettebourg pour Paris séduit par une femme frivole qui compte bien dilapider sa fortune en peu de temps. Il vit dans un tourbillon qui le laisse au fond totalement indifférent. Au bout d'un mois, il se trouve sans le sou.

 

Il revient alors inexorablement dans les villes d'eau où il tombe de Charybde en Scylla. Il a des dettes importantes, ce qui lui vaut d'aller en prison.

 

Il fréquente le monde des joueurs impénitents et se sent humilié. Il se remet encore à jouer de manière compulsive :
« Oh ! comme mon cœur battait ! Non, ce n’était pas l’argent que je désirais. Ce que je voulais, c’était me venger de toutes les humiliations que m’avaient infligées les grandes dames de Bade, et les majordomes, et ce Hinze. Je voulais les voir tous s’agenouiller devant mon succès. » (chapitre 17)


La fièvre du jeu


Sa vie se définit autour du même axe principal : les mises, les gains et les pertes. Il ne connaît que le chemin qui le conduit aux tables de jeu.

 

La fièvre l'a totalement envahi. Il lui sacrifie tout. Même le dernier florin en poche est sacrifié sur l'autel du hasard :


«Il se perd totalement. un homme seul, loin de son pays natal, loin de ses amis, sans savoir s’il mangera aujourd’hui, risque son dernier florin, le dernier des derniers ! J’ai gagné, et, vingt minutes après, je sortais avec cent soixante-dix florins dans ma poche. C’est un fait ! Voilà mon dernier florin ! Et que serais-je devenu si j’avais manqué de courage ?…
Demain, demain, tout finira » (chapitre 17)

Cela peut-il enfin finir un jour ? C'est sur cette dernière affirmation un peu vague que s'achève ce roman...



Repères à suivre : thème du divertissement : la synthèse

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