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Analyse-Livres & Auteurs-Culture

La fièvre créatrice de livres de Martin Eden (Jack London)

Dans le roman de Jack London, Martin Eden s'est donné deux ans pour réussir, période probatoire en somme pour prétendre à la main de Ruth Morse. Il écrit en reclus et connaît la misère...

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Repères : thème du livre : l'étude

Dans le roman de Jack London, Martin Eden, nous procèderons à l'étude des points suivants :

Martin Eden, parfait autodidacte, se lance dans un projet d'écriture, après avoir repris par le début son éducation intellectuelle. Nous verrons aujourd'hui la fièvre créatrice qui le saisit.

Délai

Le sérieux de Martin dans l'apprentissage de ses connaissances s'applique également dans sa nouvelle vocation d'écrivain.

Il s'est donné deux ans pour réussir, période probatoire en somme pour prétendre à la main de Ruth Morse.

Durant ce temps, il se consacre inlassablement à ses articles de magazines, se privant à l'occasion d'aliments ou de vêtements pour poursuivre son activité fiévreusement. Il ne dépense sa maigre fortune qu'en livres et en papier.

Misère

Vivant reclus, il continue de s'instruire ; il connaît la vraie misère.

Avec intelligence, il conçoit des méthodes de travail qui lui permettent d'écrire davantage d'articles.

Finalement, loin de se plaindre, Martin Eden connaît en définitive une période heureuse.

Il produit une somme de travail d'une fécondité extrême.

Son inspiration semble décuplée par tant d'efforts :

« C'était devenu une habitude : une fois son sujet mûri, il le réalisait immédiatement à la machine à écrire. Qu'il fût ou non publié ensuite, n'avait qu'une importance relative. Ce qui importait, c'était de débarrasser son cerveau d'un fardeau qui l'encombrait, afin de pouvoir élucider d'autres problèmes et mûrir d'autres pensées. Il ressemblait un peu à ces gens qui, tourmentés par une souffrance — véritable ou fictive, — rompent périodiquement un silence méritoire, pour plaisanter sur l'objet de leur martyre, avec d'autant plus de violence qu'ils se sont contenus davantage » (chapitre 23).

Mais le succès espéré n'est pas au rendez-vous...

repère à suivre : La cruelle désillusion de Martin Eden

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flora 27/03/2011 11:40



Beaucoup d'écrivains en herbe se reconnaissent dans cet état d'esprit... 



Litteratus 27/03/2011 17:09



Une frénésie créatrice...



lizagrèce 25/03/2011 13:29



S'il est vrai qu'il vaut mieux écrire sans ce préoccuper de la publication ou non,  le but ultime de l'auteur est quand même d'être lu



Litteratus 25/03/2011 18:13



Pour Martin Eden, c'est de "vider" son cerveau en ébullition !