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Analyse-Livres & Auteurs-Culture

"La Cerisaie" ou la destruction de ... soi (Tchekhov)

Une autre lecture moins matérialiste et plus symbolique prend aussi corps dans la Cerisaie, pièce testamentaire de Tchekhov : le domaine abattu et découpé en lots revient à détruire une partie de soi...

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Repères : thème de la demeure : l'étude

 

Nous avons indiqué les deux œuvres, objets de notre étude consacrée à la dépossession, entre perte définitive et résurgence imaginaire :

la Cerisaie de Tchekhov, jouée pour la première fois en 1904,

Soukhodol de Bounine, récit publié en 1911.

Plan

C'est sous cet angle que nous effectuerons l'analyse de la Cerisaie, qui pose la question de la perte d'une partie de soi. Nous verrons successivement les points suivants :

Dans le précédent article, nous avons considéré les deux mondes qui se font face dans la Cerisaie de Tchekhov. Aujourd'hui, nous verrons une autre lecture de cette pièce.

Symbolisme

Une autre lecture moins matérialiste et plus symbolique prend aussi corps dans cette pièce testamentaire de Tchekhov qui est présentée comme une comédie, mais qui présente aussi un registre tragique.

Le refus obstiné de Lioubov de détruire le domaine se comprend comme la négation de ce passé si lourd et pourtant merveilleux.

La Cerisaie abattue et découpée en lots revient à détruire une partie de soi...

« Voyons, voyons, je suis née ici, mes parents, mon grand-père y habitaient, j'aime cette maison. Sans ce jardin des cerisiers, ma vie n'a pas de raison d'être, et s'il en faut finir avec lui, autant en finir avec moi... (Elle étreint Trofimov et le baise au front.) Mais voyons, mon fils se noya ici... (Elle pleure.) Ayez pitié de moi, mon bon, mon gentil garçon. (acte III)

Déni

Si nul ne pourrait y consentir le cœur léger, Lioubov et son frère, eux, sont totalement incapables de prendre une quelconque décision.

Comment éviter l'irréparable ?

Ces deux êtres totalement déraisonnables échafaudent des plans dérisoires qui ne sauraient résoudre la situation obérée. Ils sont dans le déni de la réalité.

Ils oublient leur misère dans le ridicule pour Gaiev, causeur impénitent et fin paresseux, dans la prodigalité pour Lioubov, dans le bruit, le tourbillon de la vie...

Repères à suivre : l'étude : la frénésie des violons,

 

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lizagrèce 27/01/2011 21:33



Je pense que la 2e lecture de cette pièce c'est tout simplement le temps qui passe



Litteratus 28/01/2011 13:55



le tourbillon de la vie !



lyly 22/01/2011 09:14



Re-coucou L


Ce tiraillement est très intéressant


Être déraisonnable est souvent la dernière alternative


avant de prendre la bonne décision


Bon weekend, Lyly



Litteratus 22/01/2011 17:51



La décision ne peut être prise, elle s'impose à eux ...