Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Les ravages du feu (Sénèque)

Quel drame que de voir une bibliothèque détruite ! Que dire lorsqu'il s'agit de celle dont l'entreprise a été unique en son genre et qui périt par les flammes lors de l’attaque romaine de 48 avant J.-C : la bibliothèque d'Alexandrie.

thème, feu, indencie, alexandrie, bibliothèque,

 

 

repères : les quatre éléments : le feu

Plan

Il vous est proposé une succession d'articles illustrant le thème du feu dans la littérature :

Alexandrie

Aujourd'hui, voyons ensemble la destruction d'une bibliothèque, ce qui constitue en soi un drame, mais cela devient une catastrophe lorsqu'il s'agit de celle d'Alexandrie en Egypte.

Un incendie conduit, en effet, à une perte effroyable et irréversible.

Rappelons au départ le projet incroyable mis en oeuvre par Ptolémée visant à conserver toutes les œuvres écrites sur tous les supports possibles.

Cette entreprise unique en son genre périt par les flammes lors de l’attaque romaine de 48 avant J.-C, puis, à nouveau après de multiples reconstructions...

Cette bibliothèque mise en cendres est restée comme une plaie à vif dans la mémoire collective.

Lisons néanmoins ce qu'en dit Sénèque en bon stoïcien : de l'art de lire pour son seul profit !

Sénèque

"Les dépenses occasionnées par les études, et qui sont les plus honorables de toutes, ne me paraissent raisonnables qu’autant qu’elles sont modérées. Que me font ces milliers de livres, ces bibliothèques innombrables, dont, pour lire les titres, toute la vie de leurs propriétaires suffirait à peine ? Cette multiplicité des livres est plutôt une surcharge qu’un aliment pour l’esprit ; et il vaut mieux s’attacher à peu d’auteurs, que d’égarer, sur cent ouvrages, son attention capricieuse.

Quatre cent mille volumes, superbe monument d’opulence royale, ont été la proie des flammes à Alexandrie. Que d’autres s’appliquent à vanter cette bibliothèque appelée par Tite-Live le chef-d’œuvre du goût et de la sollicitude des rois. Je ne vois là ni goût, ni sollicitude : je vois un luxe littéraire , que dis-je, littéraire ? ce n’étaient pas les lettres, mais l’ostentation qu’avaient eue en vue les auteurs de cette collection. Ainsi, tel homme, qui n’a pas même cette teinture des lettres qu’on exige dans les esclaves, a des livres qui, sans jamais servir à ses études, sont là pour l’ornement de sa salle à manger. Qu’on se borne donc à acheter des livres pour son usage, et non pour la montre."

Sur la tranquillité de l'âme, Sénèque, traduction Charpentier-Lemaistre, 1860

https://fr.wikisource.org/wiki/Sur_la_tranquillit%C3%A9_de_l%27%C3%A2me#II.

repère à suivre : l'effet révélateur du feu

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
<br /> <br /> Sénèque fait la fine bouche mais les grandes bibliothèques sont quand-même les temples du possible: on n'est pas obligé de lire tous les livres!...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> oui, vous avez raison !<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> La bilbiothèque, le phare ... Tout disparaît en Alexandrie ... Sauf Alexandra ...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Vive le disco !<br /> <br /> <br /> <br />