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Articles récents

L'exaspération "ridicule" d'une mère de famille....

19 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Au fil du temps

L'exaspération d'une mère de famille....

 

 

repères : thème du ridicule : illustration

 

Poursuivons notre vaste rétrospective sur le ridicule en mettant à l'honneur les scènes d'anthologies tirées souvent des spectacles de fin d'année ! Vous avez aujourd'hui le loisir de découvrir l'exaspération d'une mère de famille concernant les menus de la cantine municipale.

Elle le dit au risque du ridicule....

 

 

  repères à suivre : illustation : le ridicule à la Gazette littéraire

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Bouvard et Pécuchet, de la chimie à la médecine (Flaubert)

19 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Thème

 

Bouvard et Pécuchet, de la chimie à la médecine (Flaubert)

 

Repères : thème du ridicule : l'étude

 

Il a été indiqué dans l'article précédent que deux retraités décident de se lancer dans le travail de la terre avec une connaissance livresque des choses. L'échec est cuisant. Loin de se décourager, ils se lancent dans une nouvelle expérience tout aussi stupéfiante...

***

De la théorie...

Se basant sur des manuels de base, nos scientifiques en herbe se lancent à corps perdu dans la chimie pure mais l'expérience tourne court car elle aboutit à une explosion de l'alambic. Sans désemparés, nos apprentis sorciers bifurquent alors vers la chimie organique ; ils se passionnent dès lors pour le corps humain et acquièrent un mannequin qu'ils dissèquent avec ...gourmandise :

« Cela ne ressemblait point à un cadavre, mais à une espèce de joujou, fort vilain, très propre et qui sentait le vernis.

Puis ils enlevèrent le thorax ; et ils aperçurent les deux poumons pareils à deux éponges, le cœur tel qu’un gros œuf, un peu de côté par derrière, le diaphragme, les reins, tout le paquet des entrailles.

À la besogne ! dit Pécuchet.

La journée et le soir y passèrent.

Ils avaient mis des blouses, comme font les carabins dans les amphithéâtres, et à la lueur de trois chandelles, ils travaillaient leurs morceaux de carton,(...) » (chapitre 3, page 84). Le ridicule ne les effraie nullement et même la curiosité des villageois qui est à son comble les charme. Nos deux amis n'ont cure du jugement d'une population jugée ignare. Ils sont persuadés d'être hors du commun. Ils sont prêts à « souffrir pour la science » (page 86). Après la théorie, les deux retraités se tournent logiquement vers les travaux pratiques...

 

...à la pratique

Et voilà nos deux héros s'exerçant de manière illégale à l'exercice de la médecine. Imbus de leur science toute relative et totalement livresque, ils ne craignent pas de contredire le diagnostic du médecin lorsqu'ils ne se disputent avec ce dernier. Ils s'essayent tout aussi librement à trouver des remèdes en vérité fort cocasses :

« D’après ce raisonnement qu’en diminuant la chaleur on entrave les phlegmasies, ils suspendirent dans son fauteuil, aux poutrelles du plafond, une femme affectée de méningite, et ils la balançaient à tour de bras quand le mari survenant les flanqua dehors. » (page 99). Le ridicule n'effleure pas leur cerveau déjà tourné vers d'autres champs du savoir (l'astronomie, la zoologie, la géologie,...). Arrivés au point culminant de leur sottise, Bouvard et Pécuchet tournent casaque et vont pénétrer dans le monde merveilleux des Humanités. Les échecs n'en seront pas moins aussi nombreux...

 

Repères à suivre : l'étude : de l'étude des humanités à l'éducation des enfants

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Lorsque le ridicule nous échappe...

18 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Au fil du temps

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Repères : thème du ridicule : illustration

 

Lapsus 2012

Il existe des moments où le ridicule nous atteint sans le vouloir. Un lapsus est si vite arrivé et la gêne aussi... Retrouvons notre panel d'hommes politiques de tous bords qui peuvent à l'occasion nous divertir.

Lorsque l'inconscient nous guide....

 

 

 

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Les sélections de textes pour 2013

18 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #index vers et prose

 

  Les sélections de textes pour 2013

Repères : les sélections 2013

 

                 retoursur l'index en 2012

                 retour sur l'index en 2011

                 retour sur l'index de l'année 2010

                 retour sur l'index de l'année 2009

 

 

 

thème de la guerre

Violence de l'homme : constat impitoyable (La Bruyère)

 

« La guerre est une continuation de la politique par d'autres moyens » (Clausewitz)

 

De la stratégie (Sun Tzu)

 

La provocation, prémices de la guerre (chanson de Roland)

 

La bataille (Schiller)

 

Les armes de destruction (Barbusse)

 

L'arrière-front : (Déroulède)

 

Les exemptés de l'armée (Jaroslav Hašek)

 

Après la Bataille (Gautier)

 

Glorification des faits d'armes : bataille de Valmy (Michelet)

 

La condamnation de la guerre (Fénelon)

 

Le Renouveau (Sully Prudhomme)

 

La primauté de la vérité sur la violence (Pascal)

janvier 2013

thème de la mer

  La terre et la mer (La Fontaine)

 

Tous aux bains de mer ? (Coppée)

 

"L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer" (Marbeuf)

 

La chasse à la baleine (Melville)

 

Combat avec une pieuvre (Hugo)

 

La furie des flots (Defoë)

 

Un naufrage en rade de Lisbonne (Voltaire)

 

Un sauvetage impossible (Bernardin de Saint-Pierre)

 

La lâcheté d'un marin (Conrad)

 

 

Une bouteille lancée à la mer (Vigny)

 

Un cimetière marin (Dumas)

 

La brise marine (Mallarmé)

 

L'homme et la mer (Baudelaire)

février 2013

  Thème de soi

  Qui suis-je ? (Stendhal)

 

"On n’a pas trop de soi pour penser à soi !" (Labiche)

 

Le monologue, expression de la plus parfaite fatuité (Feydeau)

 

Le culte de soi (Barrès)

 

"J’ai étendu mes rêves sous tes pas" (Yeats)

 

La solitude de l'être (Musset)

 

De la seule réalité palpable : soi (Descartes)

 

"Mon cœur, transparent pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème"(Verlaine)

 

Le bourreau de soi-même (Térence )

 

"Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé." (Baudelaire)

 

"les solennels mystères de cette puissance intime" (Marc-Aurèle)

 

L'enfance de la création (Rimbaud)

 

La mémoire de soi (Proust)

mars 2013

  thème du mariage

  La formalité de la demande en mariage (Tchekhov)

 

Une "candidate" au mariage (A. France)

 

La déclaration d'amour (Sand)

 

Les considérations sociales (La Fontaine)

 

Les affres de la mésalliance (Stendhal)

 

D'une union sans obligations (Molière)

 

La tentation de la fuite (Tolstoï)

 

Le jaillissement du bonheur conjugal (Alain-Fournier)

 

Le voyage de noces (Maupassant)

 

Richesse et pauvreté dans le mariage (C. Fontaine)

 

Les désillusions dans le mariage : un affreux malentendu (O. Wilde)

 

La résignation d'une épouse bafouée (Balzac)

 

Fidélité à un amour (Racine)

avril 2013

  le thème de la finance

  Éloge de l'argent (A.Dumas fils)

 

Qu'est-ce qu'une Banque ? (Voltaire)

 

Le mécanisme de la confiance (Adam Smith)

 

Le mécanisme de la confiance (Adam Smith)

 

La faillite d'une banque (Michelet)

 

Le Monument de l'or : la Bourse (Verhaeren)

 

Qu'est-ce que la spéculation ? (Proudhon)

 

Les "hommes de la Bourse" (Maupassant)

 

Le délit d'initié (Zola)

 

L'émergence d'une aristocratie financière (Balzac)

 

Le pouvoir de l'aristocratie financière (Marx)

 

De la dette publique (J.B Say)

 

Le bréviaire du Capital (Lafargue)

 

La permanence d'un interrogation poignante (Weber)

mai 2013

  Le thème du ridicule

  La gêne et le ridicule (Margueritte)

 

Le ridicule d'une situation (J.Austen)

 

Une épitaphe "ridicule" (Lesage)

 

L'art de tourner en ridicule son adversaire (Voltaire)

 

Le sonnet dirigé contre une personne non dénommée (Scarron)

 

 

Du ridicule des comportements humains : le bavardage (La Fontaine)

 

Les vanités humaines (Molière)

 

 

La dénonciation de l'absolutisme par le ridicule (Montesquieu)

 

 

Don Quichotte, l'archétype du ridicule (Cervantes)

 

 

Un personnage ridicule dans la littérature : Matamore (Corneille)

 

L'archétype de l'homme ridicule : Monsieur Jourdain (Molière)

 

Lorsque le ridicule le dispute à la méchanceté : M.Homais (Flaubert)

 

Madame Verdurin, femme ambitieuse et ridicule (Proust)

 

 

juin 2013

 

 

septembre 2013

 

 

octobre 2013

 

 

novembre 2013

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Bouvard et Pécuchet, les nouveaux "gentlemen farmers" (Flaubert)

18 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Thème

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Repères : thème du ridicule : l'étude


Il a été indiqué dans l'article précédent la rencontre des deux vieux garçons, Bouvard et Pécuchet et le projet de leur vie : s'installer à Chavignolles pour mener des expériences scientifiques.


***

L'horticulture

Nos deux personnages décident de faire le tour de leur propriété, composée d'une ferme et de champs. Il reste qu'ils considèrent comme la priorité absolue l'entretien du jardin. Ils se lancent à corps perdu dans l'horticulture en se basant sur des connaissances purement théoriques. Pour les villageois, le spectacle de deux parisiens en bras de chemise fait sourire, tout autant que leurs techniques agricoles insolites. Ils font des plantations diverses et variées : tout leur semble si prometteur..Ils sont plein d'espoir et forment de nouveaux projets.

«Puisqu’ils s’entendaient au jardinage, ils devaient réussir dans l’agriculture ; – et l’ambition les prit de cultiver leur ferme. Avec du bon sens et de l’étude ils s’en tireraient, sans aucun doute. » (chapitre 2, page 34)


L'agriculture

Les deux hommes finissent par reprendre en effet l'exploitation agricole après avoir eu le sentiment -justifié- de se faire duper par les fermiers. Ils décident de se partager le travail. Pécuchet continuera à prendre soin du jardin tandis que Bouvard reprendra la ferme. Les deux hommes qui ne chôment pas s'instruisent mutuellement de leur réussite et de leurs échecs. De leurs échecs surtout, car rien ne fonctionne vraiment comme ils l'espéraient.

Du côté de Pécuchet, les plantations tournent rapidement court : « Les boutures ne reprirent pas ; les greffes se décollèrent ; la sève des marcottes s’arrêta, les arbres avaient le blanc dans leurs racines ; les semis furent une désolation. Le vent s’amusait à jeter bas les rames des haricots. L’abondance de la gadoue nuisit aux fraisiers, le défaut de pinçage aux tomates.

Il manqua les brocolis, les aubergines, les navets – et du cresson de fontaine, qu’il avait voulu élever dans un baquet. Après le dégel, tous les artichauts étaient perdus. » (chapitre 2 page 43)


Du côté de Bouvard, les choses ne vont guère mieux. Surtout depuis que « le délire de l'engrais » (page 47) l'a pris : « Bouvard souriait au milieu de cette infection. Une pompe installée dans un tombereau crachait du purin sur les récoltes. À ceux qui avaient l’air dégoûté, il disait : Mais c’est de l’or ! c’est de l’or. – Et il regrettait de n’avoir pas encore plus de fumiers. Heureux les pays où l’on trouve des grottes naturelles pleines d’excréments d’oiseaux ! Le colza fut chétif, l’avoine médiocre ; et le blé se vendit fort mal, à cause de son odeur. » (chapitre 2, pages 47 et 48)


Par ailleurs, avec une conception toute personnelle des choses, Bouvard saigne abusivement les animaux qui meurent lorsque les cochons -eux- prolifèrent en dévastant tout autour d'eux. Tout ceci finit par avoir un coût très élevé et un incendie finit par détourner les deux hommes de l'exploitation de la terre. Les apprentis fermiers ne pensent évidemment pas à tirer de leçons de leurs mésaventures.

Loin de se décourager, ils se lancent dans une nouvelle expérience tout aussi stupéfiante...


Repères à suivre : l'étude : Bouvard et Pécuchet, de la chimie à la médecine

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L'art de dérider

17 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Au fil du temps

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Repères : thème du ridicule : illustration

 

Le ridicule sert aussi à dérider des personnes à l'humeur chagrine. Il vous est ainsi proposé de retrouver le fameux make them laugh tiré de la comédie musicale, Singing in the rain !

Une scène d'anthologie où le ridicule est assumé...

 

 

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La rencontre de Bouvard et de Pécuchet (Flaubert)

17 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Thème

La rencontre de Bouvard et de Pécuchet (Flaubert)

 

 

Repères : thème du ridicule : l'étude


Résumé : Il a été précisé dans le précédent article le choix du thème de l'anti-héros dans la littérature au travers de deux œuvres totalement opposées dans leurs visées :

- Bouvard et Pécuchet, roman posthume et inachevé de Flaubert publié en 1881,

- Un Anglais sous les tropiques, roman publié en 1981 de William Boyd.

***

Une amitié due au hasard des rencontres

Deux hommes se promènent à Paris sous une chaleur accablante. Ils s'assoient sur le même banc et commencent à échanger des propos d'une insipidité flagrante. Ils s'aperçoivent d'un coup d'œil qu'ils ont inscrit tous deux leur nom à l'intérieur de leur chapeau. Les deux hommes se jaugent mutuellement ; l'un est rond et blond, l'autre est brun et sec. Ils semble manifestement s'apprécier avant d'engager plus avant une conversation tout aussi stupéfiante au cours de laquelle ils s'émerveillent de leurs affinités communes. Employés de bureau, ils partagent les mêmes opinions politiques, ainsi que diverses considérations sur la vie, la religion, et les femmes. Ils ont surtout en commun un goût prononcé pour la science. Une vraie rencontre se fait jour entre ces deux vieux garçons :

« Ainsi leur rencontre avait eu l’importance d’une aventure. Ils s’étaient, tout de suite, accrochés par des fibres secrètes. D’ailleurs, comment expliquer les sympathies ? Pourquoi telle particularité, telle imperfection indifférente ou odieuse dans celui-ci enchante-t-elle dans celui-là ? Ce qu’on appelle le coup de foudre est vrai pour toutes les passions. Avant la fin de la semaine, ils se tutoyèrent. » (chapitre 1er, page 12)

 

Chavignolles : le projet de leur vie

L'amitié des deux hommes les pousse à vouloir passer le plus de temps possible ensemble. Une occasion inespérée s'offre à eux. Un héritage pour l'un et des économies outre la mise à la retraite pour l'autre les mènent à acquérir hors de Paris une demeure où ils pourront mener à bien les expériences scientifiques qui les intéressent tant. Les voilà donc partis pour Chavignolles, village normand. La route vers leur nouvelle retraite prend alors une tournure absurde. Pécuchet qui suit la voiture de déménagement se perd en route et perd neuf jours de transport :

« Au delà de Bretteville, ayant quitté la grande route, il s’engagea dans un chemin de traverse, croyant voir à chaque minute le pignon de Chavignolles. Cependant les ornières s’effaçaient, elles disparurent, et ils se trouvèrent au milieu des champs labourés. La nuit tombait. Que devenir ? Enfin Pécuchet abandonna le chariot, et pataugeant dans la boue, s’avança devant lui à la découverte. Quand il approchait des fermes, les chiens aboyaient. Il criait de toutes ses forces pour demander sa route. On ne répondait pas. Il avait peur et regagnait le large. » (chapitre 1, page 27)


De son côté, Bouvard n'est pas en reste car par mégarde, il se trompe de train et parvient à Rouen. Il finit par arriver avec un jour de retard à Chavignolles.


Enfin, ils sont chez eux, ils sont heureux. Leur nouvelle vie est placée sous les meilleurs auspices  : ils veulent débuter leurs expériences en s'adonnant à l'horticulture.


repères à suivre : l'étude : Bouvard et Pécuchet, les nouveaux « gentlemen farmers » (Flaubert)

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Lorsque les hommes politiques français parlent anglais...

16 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Au fil du temps

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Repères : thème du ridicule : illustration

 

Lorsque les Français parlent une langue étrangère, on n'est guère loin du ridicule. Pour vous, il vous est proposé de découvrir des extraits savoureux de discours de nos hommes politiques :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  repères à suivre : illustration : de l'art de dérider

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L'anti-héros, le personnage ridicule par excellence

16 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Thème

 

L'anti-héros, le personnage ridicule par excellence

 

 

Repères : thème du ridicule : l'étude


Honneur aux anti-héros ridicules 

Il sera consacré une place d'honneur dans le cadre de cette étude à un personnage de la littérature qui ne brille pas par sa force physique ou sa grandeur d'âme : il s'agit de l'anti-héros. Souvent ce contre-modèle fait montre d'un ridicule achevé à l'occasion. Nous avons souvent affaire à un authentique fat, à un sombre vaniteux, lorsque ce n'est pas à un couard, voire à un parfait mythomane ; on pourrait continuer cette liste à l'envi sans jamais prétendre à l'exhaustivité. La bêtise n'a en effet guère de limite et les habits qui la revêtissent varient selon bien des modes et des cultures. La littérature a ainsi fait naître des personnages impérissables qui sont entrés dans le patrimoine littéraire, Monsieur Jourdain de Molière ou dans le champ linguistique : on pense notamment au « Matamore » de Corneille. Mais il est difficile de dénombrer tous ces personnages ridicules dans la Littérature. Ce serait une tâche considérable, la tâche d'une vie...Ne s'appelle pas Flaubert qui veut...


Et pourtant dans le cadre de cette étude, il a été nécessaire de procéder à une choix difficile. Il vous sera proposé dans les articles à suivre deux lectures suivies utiles à notre sujet : il s'agit de romans totalement opposés dans leurs visées :


- Bouvard et Pécuchet, roman posthume et inachevé de Flaubert publié en 1881,

- Un Anglais sous les tropiques, roman publié en 1981 de William Boyd.

 

Présentation des livres

Avec ces deux œuvres romanesques, nous toucherons à la quintessence même de l'anti-héros. Présentons-les brièvement.

Nous découvrirons en premier lieu la personnalité bien fantasque de deux vieux garçons retraités, Bouvard et Pécuchet, qui décident de consacrer leur vie à percer les mystères de la connaissance. Dotés d'un flair absolu pour faire naître des incidents cocasses, ils se jettent à corps perdu dans l'exploration de différents champs du savoir. Leur frénésie le dispute à leur bêtise. On perçoit tout l'aspect comique et l'art de la dérision de Flaubert dans cette œuvre d'une vie qu'il destinait à être une « encyclopédie de la bêtise humaine». Il mène ainsi le même combat que celui qui l'a conduit à élaborer son dictionnaire des idées reçues (publié aussi à titre posthume en 1913).

 

Quittons ces latitudes et cette époque du XIXème siècle pour une contrée lointaine d'Afrique occidentale dans une époque plus contemporaine. Retrouvons-nous au cœur d'une petite communauté étriquée d'expatriés anglais à la veille d'élections importantes. Un jeune attaché consulaire se voit attribué une mission digne d'un agent secret qu'il effectue avec une bêtise confondante. Loin de se voir dessaisi de cette tâche pour incompétence, il est contraint lamentablement, sous l'effet d'un chantage odieux, d'en effectuer une seconde, avant que le climat social ne finisse par s'embraser...

 

Le ridicule des hommes

Les personnages des deux romans ont en commun de connaître l'échec de manière la plus flagrante. Dans la première œuvre, les protagonistes failliront immanquablement dans toutes leurs expériences basées exclusivement sur la théorie issue elle-même des livres ; Maupassant, commentant cette œuvre proposait de la sous-titrer : « Du défaut de méthode dans l'étude des connaissances humaines ». 

 

Dans la seconde, c'est, au contraire, l'addition de multiples bévues qui conduira le personnage central à voir tout autour de lui littéralement s'effondrer.

Le ridicule de l'homme est bien au cœur du projet romanesque de ces deux livres. Pénétrons dans cet univers tellement cocasse...


repères à suivre : l'étude : La rencontre de Bouvard et de Pécuchet (Flaubert)

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Un nez fort grand !

15 Juin 2013 , Rédigé par Litteratus Publié dans #Au fil du temps

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Repères : thème du ridicule : illustration

 

Cyrano de Bergerac

Il vous est proposé de (re)découvrir le thème du ridicule au travers d'un texte mythique. Il s'agit de la fameuse tirade du nez de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand.

Notre personnage qui n'a peur de rien et pas le ridicule est un expert en l'art de la répartie...

 

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