pénurie Bon Beurre Dutour

Repères : thème du commerce : l'étude

 

Changement d'atmosphère, quittons le Bonheur des dames pour atteindre le dix-huitième arrondissement de Paris :  bienvenue Au Bon Beurre  !

 

La crèmerie de Monsieur et Madame Poissonard n'a rien de prospère : le travail est accaparant et les revenus restent modestes. Ils mènent la dure vie de commerçants établis qui ne prennent pas de vacances et qui réinvestissent ce qu'ils gagnent dans leur boutique.

 

C'est dans ce contexte précis que prend place -dès 1940- l'occupation allemande. Cette circonstance dramatique pour tous offre néanmoins à Julie Poissonard l'occasion de prendre sa revanche sur la vie :

« Cette femme subissait une métamorphose. Pendant quinze ans, elle avait travaillé à sa caisse comme un cheval à une noria, ne voyant pas plus loin que la devanture. Aujourd'hui, une voix pressante mais confuse lui criait que la fortune du Bon Beurre ne dépendait que de son génie. » (page 20)


Le souvenir des évènements de la guerre de 1870, laissés dans la mémoire collective, l'amènera à mettre en œuvre un plan audacieux qui n'est pas sans risque. Il s'agit, tant qu'il est encore temps, de constituer des stocks de denrées impérissables avant de les vendre à des tarifs élevés dès les premiers temps de la pénurie. Pour cela, elle envoie son époux aux Halles puis en province acquérir tous les biens encore disponibles.

 

C'est ainsi que les économies du ménage fondent rapidement comme neige au soleil laissant Charles-Hubert Poissonard dépérir et craindre pour la pérennité de son fonds de commerce.

 

Durant les trois premiers mois succédant à l'armistice, il doute de la pertinence du plan de sa femme qui contre toute attente s'entête. Il est un fait que la disette tant attendue ne semble pas advenir.


À l'automne 1940, la situation à la crémerie est désastreuse. Pour finir, Julie Poissonard se prend même à douter...


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