Présentation Générale de la Gazette Littéraire

Bienvenue à tous sur le site de la Gazette Littéraire, journal à thèmes créé en 2009, destiné à donner envie de lire ou de relire des œuvres du patrimoine culturel français et étranger  !

Thème du mois de février 2012 : le ciel

Retour sur les autres thèmes

SE REPERER DANS LA GAZETTE

Calendrier des articles du mois de février 2012 :

du 1er au 2 février 2012 : éditorial et sommaire,

du 3  au 15 février 2012 : le mouvement des astres

du 16 au 25 février 2012 : l'étude -synthèse- bibliographie,

du 26 au 29 février 2012 : quiz / proverbes et citations

 

 

Index généraux de la Gazette Littéraire :

Index des études :  2009 - 2010- 2011

Index des auteurs

Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011

 

Les feuilletons

Classement des 10 meilleurs articles 

les bibliographies

Les coulisses de la Gazette

Quiz

Proverbes et citations

©litteratus-gazettelittéraire.com

Recherche sur la Gazette

Retour page d'accueil

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Syndication

  • Flux RSS des articles
Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 08:30


Chanceaux, le 24 ventôse, en route pour l'armée d'Italie

« Je t'ai écrit de Chatillon, et je t'ai envoyé une procuration pour que tu touches différentes sommes qui me reviennent... Chaque instant m'éloigne de toi, adorable amie, et à chaque instant je trouve moins de force pour supporter d'être éloigné de toi.

Tu es l'objet perpétuel de ma pensée ; mon imagination s'épuise à chercher ce que tu fais. Si je te vois triste, mon coeur se déchire et ma douleur s'accroît ; si tu es gaie, folâtre avec tes amis, je te reproche d'avoir bientôt oublié la douloureuse séparation de trois jours ; tu es alors légère et, dès lors, tu n'es affectée par aucun sentiment profond.
Comme tu vois, je ne suis pas facile à me contenter ; mais, ma bonne amie, c'est bien autre chose si je crains que ta santé soit altérée ou que tu aies des raisons d'être chagrine que je ne puis deviner ; alors je regrette la vitesse avec laquelle on m'éloigne de mon coeur. Je sens vraiment que ta bonté naturelle n'existe plus pour moi, et que ce n'est que tout assuré qu'il ne t'arrive rien de fâcheux que je puis être content. Si l'on me fait la question si j'ai bien dormi, je sens qu'avant de répondre j'aurais besoin de recevoir un courrier qui m'assurât que tu as bien reposé. Les maladies, la fureur des hommes ne m'affectent que par l'idée qu'elles peuvent te frapper, ma bonne amie.
Que mon génie, qui m'a toujours garanti au milieu des plus grands dangers, t'environne, te couvre, et je me livre découvert. Ah ! ne sois pas gaie, mais un peu mélancolique, et surtout que ton âme soit exempte de chagrin, comme ton beau corps de maladie : tu sais ce que dit la-dessus notre bon Ossian.
Écris-moi, ma tendre amie, et bien longuement, et reçois les mille et un baisers de l'amour le plus tendre et le plus vrai.  »

 

Lettre de Napoléon à Joséphine de Beauharnais

Source BONAPARTE, Napoléon (1769-1821) : Lettres de Napoléon à Joséphine.- Paris : M. Vox, 1945.- 56 p. ; 17 cm.- (. 1ère série ; 4).

 

gazette-tetiere.jpgSi vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être retrouver le personnage de Bonaparte dans Le thème de la mère

Par LITTERATUS - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vers et prose
Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés