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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Une bataille chasse l'autre (P. Rambaud)

 Une bataille chasse l'autre (P. Rambaud)

 

 (Repères : thème de la guerre : l'étude)

Il a été indiqué que l'œuvre de Patrick Rambaud, La bataille, nous restitue avec précision le déroulement de la bataille d'Essling, en Autriche, du 20 au 22 mai 1809. Après les prémices de la guerre et le déroulement des deux journées du combat qui ne laissera pas de place à la victoire pour aucun des deux camps, voyons aujourd'hui les conséquences du repli...

 

Une armée décimée

Au soir du deuxième jour s'achève une bataille sans victoire. Le repli s'effectue dans l'ordre, la nuit tombée. Les troupes sont cantonnées dans l'île Lobau. On assiste alors à un spectacle tragique d'une armée décimée : « l'île se peuplait. Des milliers de soldats glissaient comme des ombres à l'abri des futaies ; les plus chanceux s'appuyaient sur un tronc, tombaient sur la mousse et s'endormaient les pieds dans les flaques. «  (page 250)

La bataille d'Essling prend fin à six heures du matin avec plus de quarante mille morts et un nombre de mutilés importants.

 

La programmation de la bataille de Wagram

Comment garder la tête haute ? Napoléon a bien une idée. Il imposera une parade, les jours suivants, à Vienne en grand uniforme : « L'Empereur voulait montrer que son armée n'était pas à terre, que les combats meurtriers au bord du Danube n'avaient été qu'un contretemps. Cela devait impressionner les habitants de Vienne et raviver le moral des soldats. » (page 260)

 

Faire impression avant de mener ...une nouvelle attaque.

 

Napoléon n'entend pas rester sur un échec, un cuisant repli. Il veut une victoire et une nouvelle bataille fût-elle une nouvelle fois meurtrière. Il en connaît le prix : il a déjà perdu un de ses amis proches, le Maréchal Lannes décédé des suites de ses blessures.

 

Déjà, il regarde l'emplacement utile à son nouveau projet guerrier : ce sera Wagram, le 5 et 6 juillet 1809.

 

Voilà comment une bataille en chasse une autre ! Triste constat qui ne perd rien en acuité avec le temps ainsi que nous le découvrirons dans le roman d'Alexis Jenni, L'art français de la guerre.

 

Repères à suivre : l'étude : Découverte d'un « ancien d'Indochine » (A.Jenni)

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