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Publié par Litteratus

 

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Le bac expliqué à ma fille : l’utilité du sport

Repères : thème du sport : le feuilleton

L’arrivée du bulletin

En ce vendredi 13 décembre 2013, arriva une lettre du lycée Clémenceau de Mouilleron. « Le bulletin nécessairement en cette période de l’année ! » pensa Violette Cumont en décachetant nerveusement l’enveloppe, les doigts crispés. La mère parcourut silencieusement le document portant les notes et les appréciations des professeurs de sa fille, Manon, inscrite en terminale S. L’ensemble du document indiquait la faiblesse du niveau atteint de son enfant au cours du premier trimestre. Pas de grandes surprises pour Violette qui voyait passer des notes lamentables sans réussir à inverser la tendance par ses encouragements ou ses colères. L’échéance du baccalauréat était désormais à six mois. «Aurait-elle son bac ? » soupira-t-elle. En son for intérieur, elle en doutait. Une mention particulière sur le bulletin attira cependant son regard. Elle y revint à plusieurs reprises. Cette appréciation ne concernait nullement  les matières scientifiques qui auraient également pu fixer le courroux de la mère, mais une discipline particulière commune à toutes les filières : l’EPS, autrement appelée, éducation physique et sportive. Son visage se rembrunit particulièrement à la lecture du commentaire du professeur de sport qui indiquait de manière sardonique :

« Recordwoman de la paresse ! Osez l’effort ! »

 

La paresse de la génération Y ?

Si la moyenne de la classe s’élevait à 15/20, celle de Manon Cumont n’atteignait qu’un tout petit 5/20. Coefficient deux, cette note catastrophique ne lui ferait que perdre des points supplémentaires. « Et dire que cet enfant a fait toute sa jeunesse du sport ! Voilà le résultat ! » pensa–t-elle amèrement. En éducatrice avisée, elle considéra que cette défaillance en sport était symptomatique du comportement lymphatique de sa fille. Oh ! Cette dernière ne lui posait pas de problème de discipline particulier, elle se faisait discrète au contraire. Dans sa chambre, l’adolescente le plus souvent vivait à l’horizontal, allongée sur son lit avec son smartphone. Lorsqu’elle se mettait à travailler, c’était dans la même position, mais renversée sur le sol, près du radiateur. Le téléphone perpétuellement branché la sollicitait. « C’est pour le travail, maman ! » répondait-elle. Cette génération Y connectée en permanence était-elle plus paresseuse que la sienne ? Violette se souvenait d’avoir passé des heures dans la même position mais pour lire des romans. Tout change ! ô tempora ô mores !

Il n’était plus temps de la laisser faire, il fallait agir avec un levier particulier. Oui, mais lequel ?…

 

Repères à suivre : le feuilleton : pour réussir le bac, il faut faire du sport !

 

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