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Gazette littéraire

Présentation du jeune Caius Martius (Coriolan, Shakespeare)

Repères : thème du pouvoir : l'étude

tout savoir sur Coriolan de shakespeare

Dans l'article précédent, il a été montré que le peuple romain au cinquième siècle avant notre ère concentre toute sa haine à l'égard d'un digne représentant d'une classe dominante abhorrée, Caius Martius, héros triomphant et aussi orgueilleux.

***

Présentation du héros de la tragédie

Jeune patricien, élevé sans faiblesse dans le culte de l'honneur par sa mère, Caius Martius est le digne représentant des valeurs de sacrifice et d'excellence propres à la culture romaine.

Il guerroie avec un courage qui force l'admiration et remporte des victoires éclatantes notamment contre l'ennemi de Rome, le peuple des Voltes.

Devant la ville de Corioles, il s'illustre ainsi d'une manière insolente au cours d'une bataille mémorable où il réduit à néant l'armée adverse dont le chef, Aufidus, d'une lâcheté insigne, s'est échappé. Il reçoit à cette occasion l'honneur de porter avec noblesse le surnom de Coriolan.

 

L'élévation de Caius Martius au rang de Consul

En outre, devant un tel fait d'armes, le Sénat envisage de le récompenser dignement en le nommant Consul. Il doit pour ce faire se soumettre aux us et coutume applicables et qui nécessitent de recueillir l'aval du peuple.

C'est là que la nature fière et pourtant généreuse de Coriolan mettra en échec ce noble projet.

En effet, Coriolan refuse de se soumettre au suffrage du peuple. Quelles sont donc les raisons ? Orgueil démesuré ? Haine tenace de la plèbe corollaire de "cette lutte des classes"  ?

Modeste, il refuse de montrer à tous ses blessures, de se vanter de ses exploits, bref il ne souhaite pas participer à ce qu'il considère comme une comédie (acte II, scène 2).

Le héros répugne ainsi à se prêter à l'exercice réclamé qu'il considère purement démagogique. Vertueux, il refuse toute forme de compromission avec l'honneur. Évidemment ses raisons échappent à l'entendement de tous.

Devant l'insistance de sa mère, il se prêtera avec mauvaise grâce au simulacre d'"adoubement" qu'il exécute dans cet état d'esprit :

« Vous devriez me croire d'autant plus vertueux que j'ai été moins commun dans mes amitiés: mais je flatterai mes frères les plébéiens pour obtenir d'eux une plus tendre estime. C'est une condition qu'ils croient bien douce; et puisque, dans la sagesse de leur choix, ils préfèrent mes coups de chapeau à mon cœur, je leur ferai ces courbettes qui les séduisent et j'en serai quitte avec eux pour des grimaces; oui, je leur prodiguerai ces mines qui ont été le charme de quelques hommes populaires; je leur en donnerai tant qu'ils en désireront: Je vous conjure donc de me faire consul. »  (acte II, scène III)

Ce comportement plein de morgue conduit à offenser les tribuns qui n'attendaient qu'un prétexte pour éliminer ce héros gênant dans la revendication du pouvoir. 

Repères à suivre : l'étude : refus de toute démagogie par Coriolan

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flora 22/01/2012 21:19


Il ne seait peut-être donc pas candidat à une élection aujourd'hui...

Litteratus 23/01/2012 21:14



Il n'aurait aucune chance en effet....