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Gazette littéraire

Malone meurt de Beckett ou l'attente de la fin (1)

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Repères : Thème du  langage

                      - l'étude du mois : Jacques le Fataliste, Diderot / Malone meurt, Beckett

 

Nous avons quitté le 18ème siècle avec Jacques le Fataliste de Diderot pour une avancée brutale dans la littérature du 20ème siècle . Il vous est ainsi proposé de découvrir un roman de Beckett intitulé, Malone meurt, qui s'intègre à notre modeste étude sur les perturbations du langage.

 

 D'entrée de jeu, le narrateur, dans un asile, homme grabataire, nonagénaire (page 18) attend la mort qu'il sait prochaine.

 

Pour organiser le temps qui lui reste, il décide de rédiger quatre récits et de finir par un inventaire des choses qui demeurent en sa possession  :

« J'ai dû réfléchir pendant la nuit à mon emploi du temps. Je pense que je pourrai me raconter quatre histoires, chacune sur un thème différent. Une sur un homme, une autre sur une femme, une troisième sur une chose quelconque et enfin sur un animal, un oiseau peut-être.» (page 10).

 

Derrière ce qui ressemble à une douce lubie, il s'agit bien de tromper l'ennui pour cet être solitaire, et surtout de dissiper l'angoisse d'une mort prochaine.


Il débute ainsi une première histoire inventée au fil des mots, sans plan préconçu, avec des erreurs et des imprécisions. Mais qu'importe ! Il parle, il continue, il vit...

 

Mais au bout de quelques phrases, le narrateur ne craint pas de dire qu'il... s'ennuie de son propre récit. (page 20).

 

  C'est alors que le récit va connaître des interruptions... (à suivre)

 

Repères à suivre : Thème du  langage                                  

                                 - étude du mois : Malone meurt de Beckett

                                     - sur la nécessité de se raconter des histoires...

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lizagrèce 23/09/2011 21:06



Tout à fait



lizagrèce 23/09/2011 13:03



Chez Beckett l'ennui est récurent (non pas celui  du lecteur mais des personnages de l'auteur)



Litteratus 23/09/2011 20:57



Cet ennui conduit à l'Absurde...