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Publié par Litteratus

 

Lorsqu’il est question de motivation lors d’un examen (Tchekhov)

Où il faut être motivé pour réussir…

Repères : thème des examens : le refus de se présenter : Tchekhov

 

Motivation, une stimulation

Dans l’article précédent, nous avons vu le rôle de la maturité dans l’obtention d’un diplôme, cette idée nous la poursuivrons aujourd’hui en accentuant le trait sur la motivation qui va évidemment de pair avec la maturité. Motivation rime avec stimulation. Il vous est proposé de découvrir ce qu’est la motivation au travers, une fois n’est pas coutume,  de son exact contraire. On définira donc le terme a contrario. Pour ce faire, la Gazette reste avec ses chers auteurs russes. Après Pouchkine, c’est Tchekhov qui nous convoque dans l’extrait ci-après.

Précisons les choses.

Motivation : un calcul entre coûts et avantages

Un lycéen en mal de résultats débat avec lui-même sur l’intérêt de se présenter à l’examen du lendemain. Il examine les avantages et les inconvénients ; il éprouve donc en faisant son petit calcul  sa motivation qui, comme vous le verrez, n’est guère poussée…

Voici donc un texte rare où il est question d’ennui, de frustration, d’absence de résolution…

***

 

« Un dimanche d’été, vers cinq heures du soir, Volôdia, jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide, était assis sous une tonnelle de la maison de campagne des Choumikhine, et s’ennuyait.

Ses tristes pensées suivaient trois directions.

Il devait, premièrement, passer le lendemain un examen de mathématiques et il savait que, s’il ne résolvait pas le problème posé, il serait renvoyé du lycée, parce qu’il redoublait sa seconde  et avait comme moyenne, en algèbre, 2 ¾.

(…)

L’idée de l’examen lui était désagréable. Il décida qu’on le renverrait et qu’il n’y avait à cela rien d’effrayant. Tout, au contraire, serait bien..., même très bien ! Demain, il serait libre comme l’air. Il mettrait des habits civils. Il fumerait sans se cacher. Il reviendrait ici et ferait la cour à Nioûta quand bon lui semblerait. Et il ne serait plus un lycéen, mais un « jeune homme ». Et le reste, ce qui s’appelle carrière, avenir, était si clair !... Volôdia s’engagerait, deviendrait télégraphiste, ou, enfin, entrerait dans une pharmacie, où il s’élèverait jusqu’à l’emploi de premier préparateur. Il ne manque pas de situations ! Une heure passa, deux heures... Il était toujours assis et pensait... »

 

Volôdia,Tchekhov,

http://fr.wikisource.org/wiki/Vol%C3%B4dia

 

Repères à suivre : thème des examens : l’importance du livret scolaire

 

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lizagrèce 20/06/2014 06:37

2 (et quelques) en algèbre ? Je me sens très "Tchékhovienne " tout à coup !