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Gazette littéraire

Les jonquilles de Wordsworth

 

Les jonquilles de Wordsworth

 

 

repères : tour d'Angleterre : Cumbria

 

Voici l'instant de poésie dans notre périple qui s'arrête aujourd'hui dans le distrcit de Cumbria au Nord de l'Angleterre à la limite de l'Ecosse. Nous voici dans la région des romantiques anglais et notamment de leur chef de file, William Wordsworth (1770-1850). Il vous est proposé de vous familiariser avec ce poète en parcourant le poème intitulé Daffodils, Jonquilles.

Vous pourrez écouter la version de ce poème lu par Jérémy Irons avant de lire la traduction libre de l'auteur de ces lignes.

I wandered lonely as a Cloud
That floats on high o'er vales and Hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden Daffodils;
Beside the Lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.



Continuous as the stars that shine
And twinkle on the milky way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.



The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:-
A Poet could not but be gay
In such a jocund company:
I gazed---and gazed---but little thought
What wealth the show to me had brought:



For oft when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude,
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the Daffodils.

Published in Collected Poems, 1815

J'ai erré seul comme nuage
qui flotte sur de hautes vallées et collines
Quand d'un seul coup j'ai vu une foule,
Une étendue large de jonquilles d'or ;
Près du lac, sous les arbres,
Flottant et dansant dans la brise.


Intenses comme les étoiles qui brillent
Et scintillent sur la voie lactée,
Elles se sont étendues sur une ligne sans fin
Le long de la baie :
D'un seul regard j'en ai vu des dizaines de milliers
s'élancer dans une danse vive.


Les vagues près d'elles dansaient ;

Mais elles se surpassaient en vagues scintillantes d'allégresse :

Un poète ne pourrait qu'être heureux
en une si gaie compagnie :
J'ai contemplé et contemplé, mais peu pensé

à la richesse que cette vision m'avait apportée :


Souvent lorsque sur mon divan, je m'étends
L'esprit vide ou l'humeur songeuse,
Elles illuminent alors mon cœur
empreint de la béatitude procurée par la solitude,
Et mon cœur se remplit alors de plaisir,
Et danse avec les jonquilles.

 

Traduction libre de Litteratus

 

 

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