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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Le plus bel héritage (Tolstoï)

 

Le plus bel héritage (Tolstoï)

Un héritage unique

(repères : thème de l'héritage : présentation)

 

Il a été précédemment évoqué les disputes et querelles qui accompagnent souvent les questions d'héritage. Par ailleurs, il a été ébauché différentes formes d'héritage, équitable ou non.

Quel est le plus bel héritage que l'on puisse faire à ses enfants ? La réponse la plus communément acceptée pourrait être l'argent, des biens immobiliers, de manière générale tout bien qui permettrait à sa descendance de ne manquer de rien.

Il existe pourtant un très bel héritage auquel on ne pense pas sauf dans une intention pleine de malice.

Lisons le conte de Tolstoï à ce sujet pour nous éclairer...

Ne rien leur donner, telle est -en substance- la morale de cette histoire qui vous est présentée aujourd'hui.
 

***

"Un marchand avait deux fils : l’aîné était le préféré du père, qui voulait en faire son unique héritier.

La mère, qui déplorait l’injustice dont son fils cadet était victime, pria son mari de ne pas instruire ses fils de son intention. Elle voulait arriver à égaliser le sort des deux fils ; le marchand consentit et ne leur parla pas de son projet.

Un jour, la mère était assise près de la fenêtre et pleurait ; un pèlerin qui passait lui demanda la cause de ses larmes.

— Comment ne pleurerais-je pas ? lui dit-elle ; mes deux fils me sont également chers, mais leur père veut déshériter le cadet au profit de l’aîné. J’ai prié mon mari de ne pas en informer mes fils, espérant trouver un moyen de dédommager le cadet ; malheureusement, je ne possède rien et je ne sais comment m’y prendre.

"— Cela n’est pas difficile, dit le pèlerin ; va déclarer à tes fils que l’aîné doit hériter de tout au préjudice de son frère ; le cadet n’aura rien, et ils seront pourtant aussi riches l’un que l’autre.

Lorsque le fils cadet sut qu’il n’avait rien à attendre, il partit pour l’étranger, où il apprit les sciences et différents métiers, tandis que l’aîné, restant auprès de son père, négligea de s’instruire, se sentant riche.

Lorsque le père mourut, son fils aîné, ne sachant rien faire, dissipa tout son bien, tandis que le cadet s’enrichit à l’étranger. "

 

Le plus bel héritage, contes et fables, Léon Tolstoï

http://fr.wikisource.org/wiki/Contes_et_fables/Le_Plus_Bel_H%C3%A9ritage

 

Repères à suivre : le thème de l'héritage : un héritage immatériel 

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lizagrèce 07/09/2012 22:49


J'aime beaucoup les contes russes et ce qui est troublant c'est que les plus grands noms de la littérature russes se sont essayé à cet exercice pas si simple que ça


http://maisondeliza.over-blog.fr

Litteratus 08/09/2012 21:48



Un genre finalement compliqué !