Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Publié par Litteratus

Le mystère autour de Shakespeare : les données du problème

 

 

Les données du problème "Shakespeare"

Repères : thème des mathématiques : l'étude


résumé : il a été indiqué dans l'article précédent que les mathématiques peuvent s'associer positivement à la littérature : il a été ainsi proposé de découvrir l'objet de l'Oulipo né en 1960 réunissant des auteurs et des mathématiciens autour d'une idée bien précise.

 

Il nous reste aujourd'hui et, dans les articles à venir, à considérer ce que les mathématiques ont à apporter en propre à la littérature....

***

Shakespeare, le fils d'un gantier illettré

Le mystère entourant Shakespeare ne concerne pas l'existence de l'homme qui est bien né à Straford-upon-Avon en 1564, mais la paternité de ses trente-cinq chefs d'œuvre.


Le personnage comporte en effet de nombreuses zones d'ombre ; sa biographie n'est pas très bien connue, ce qui a suffi à faire naître des doutes voire des controverses. Son testament n'évoque aucunement ses œuvres laissées à la postérité. Ce qui est bien connu en revanche a trait à son talent pour l'immobilier et le commerce. On sait que Shakespeare était « actionnaire » du Globe Theater. Certains n'hésitent pas conclure que son sens des affaires l'exclurait de la liste des dramaturges, des poètes...


C'est dans ces conditions que l'interrogation suivante a surgi au XIXème siècle : comment le fils d'un gantier illettré a-t-il pu écrire des pièces de théâtre de génie ? D'aucuns ont même posé la question de savoir : « Who wrote Shakespeare ? — Qui a écrit Shakespeare ? »

 

Compte tenu de l'hétérogénéité de l'œuvre du dramaturge, on a longtemps considéré que Shakespeare n'était qu'un pseudonyme réunissant plusieurs auteurs. Le mot Shakespeare a été orthographié de manières différentes :  « Shake-speare » ou « Shak-spear   ; par ailleurs, différentes écoles se sont affrontées par-delà l'Atlantique pour imposer leur vérité sur le mystère Shakespeare : on a même assisté à la tenue de procès fictifs pour accréditer les différentes thèses. Dans ce contexte bouillonnant, l'édition n'est pas demeurée en reste en publiant de nombreux ouvrages passionnant les foules.


On va ainsi assister durant tout le XIXème siècle et le début du XXème à des tentatives de justification. Nous verrons dans cet articles les trois principales « écoles ».

 

Les tenants de la théorie Baconienne,

Delia Bacon a cherché à démontrer -avant de finir dans un asile d'aliénés- que le philosophe Francis Bacon aurait écrit les pièces de Shakespeare. Elle se fonde sur un cryptogramme trouvé dans l'édition original d'une œuvre intitulée De rerum organum, qui comprendrait elle-même une autobiographie dudit philosophe proclamant qu'il aurait « réalisé des œuvres diverses, comédies, tragédies, qui ont connu une grande renommée sous le nom de Shakespeare ». L'inconvénient majeur de cette affirmation est qu'elle repose sur une « preuve » extérieure à l'œuvre de Shakespeare. Sans étonnement, cette thèse a rapidement été discréditée.

 

Il reste qu'une autre tentative d'explication a vu le jour, émanant des anti-stratfordiens.

 

les partisans de la théorie anti-stratfordienne

Sous ce vocable se trouvent des personnes qui contestent la paternité de Shakespeare sans qu'elles ne s'entendent sur le nom du véritable auteur du corpus. Certains considèrent qu'il s'agirait de Christopher Marlowe ; d'autres avancent le nom du comte de Rutland ou du comte de Derby. Ces partisans vont se trouver en concurrence avec ceux -bien unifiés- autour de la « candidature » du comte d'Oxford.


Les partisans du comte d'Oxford.

Vers les années 1920, on a cru reconnaître, dans l'œuvre de Shakespeare, la plume du comte d'Oxford, Edward de Vere. Ce dernier est un gentilhomme de la Cour qui ne pouvait sans déchoir écrire sauf à utiliser un nom d'emprunt. L'homme en question passait pour un érudit qui avait voyagé en Europe à la différence de Shakespeare qui n'a vécu qu'en Angleterre. Il reste que les objections biographiques ont fait perdre à cette école sa portée : le comte d'Oxford est décédé 12 ans avant notre auteur !

 

Il reste que le débat n'est à ce jour toujours pas clos. En dehors de la sphère proprement académique, il existe toujours des soupçons sur le véritable auteur du corpus attribué à Shakespeare. Il vous est loisible de regarder la bande-annonce du film Anonymous de Roland Emmerich sorti en novembre 2011 qui accrédite la thèse du comte d'Oxford...

 

 

 

 

 

Dans ce contexte, il est apparu que les mathématiques pouvaient jouer un rôle intéressant dans l'examen des différentes thèses en présence. Nous verrons dans l'article à venir en quoi cet apport peut se révéler capital...

 

 

Sources :

http://www.theatrehistory.com/british/shakespeare030.html

http://www.shakespeareanauthorshiptrust.org.uk/

http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Shakespeare#Les_pol.C3.A9miques

http://www.monde-diplomatique.fr/2012/01/PRENDIVILLE/47197

 

repères à suivre : les réponses mathématiques au mystère touchant Shakespeare

Commenter cet article