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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Le complot fomenté contre un homme (Rousseau)

Le thème de l'Autre dans la littérature nous livre les affres de l'homme persécuté par ses semblables. Rousseau, auteur du XVIIIe siècle, a eu à souffrir de ce qu'il considérait comme un complot fomenté contre lui ainsi que nous pouvons le lire dans la première promenade de ses Rêveries d'un promeneur solitaire.

Thème, l'autre, rêverie, Rousseau, complot.

 

Repères : thème de l'Autre : L'un et l'autre (III)

Dans l'article précédent, il a été question du point de vue de Montesquieu sur l'esclavage, voyons aujourd'hui le sentiment de persécution d'un homme vis à vis de ses semblables. Il s'agit d'un auteur du XVIIIe siècle, Rousseau.

Rousseau

Rousseau est un auteur du XVIIIe siècle que nous sollicitons souvent dans nos colonnes comme cela a été le cas dans les thèmes suivants :

Persécution

Rousseau est persuadé de l'existence d'un complot formé contre lui, sous l'influence de ses anciens amis philosophes, d'Alembert et Voltaire notamment.

En effet, son ouvrage célèbre, les Confessions, a été  interdit de lecture en public.

Jean-Jacques Rousseau en conçoit plus que de l'amertume.

C'est dans ce contexte précis qu'il décide de se mettre volontairement en retrait de la société pour trouver l'apaisement de son âme.

Il cherche à se retrouver dans l'oubli des hommes.

Soi

«  Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime. Ils ont cherché dans les raffinements de leur haine quel tourment pouvait être le plus cruel à mon âme sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m’attachaient à eux. J’aurais aimé les hommes en dépit d’eux-mêmes. Ils n’ont pu qu’en cessant de l’être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi puisqu’ils l’ont voulu. Mais moi, détaché d’eux et de tout, que suis-je moi-même ? Voilà ce qui me reste à chercher. Malheureusement cette recherche doit être précédée d’un coup-d’œil sur ma position. C’est une idée par laquelle il faut nécessairement que je passe, pour arriver d’eux à moi. »

Les Rêveries d'un promeneur solitaire, Rousseau, 1ère promenade; Wikisource link

repère à suivre : "je est un autre" (Rimbaud)

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Jean-Yves 16/04/2010 15:14



Quel coïncidence, l'une de mes connaissance étant en dépression, elle me fit saoir qu'elle ne voulait plus voir personne pendant un temps... Je lui rappella qui n'est pas bon de s'isoler...
pour en avoir fait l'expérience !
Jean-Yves



LITTERATUS 16/04/2010 18:42



L'isolement des autres est en effet inquiétant !



lyly 15/04/2010 09:12



Bonjour L


Je viens et reviens sur ce texte, j'ai bloqué dessus ! Mal à l'aise sans doute !


Je n'a'pas aimé Rousseau quand il m'a fallu l'étudier !


S'isoler en passant à côté de toutes les richesses des partages avec les autres,


pour se recentrer sur soi-même et mieux se connaître ? Je n'y crois pas !


Je crois qu'à s'isoler au contraire on s'éloigne de soi !


Bises, je continue pour rattraper mon retard !



LITTERATUS 15/04/2010 21:49



Cela fait partie du personnage de Rousseau qui ne propose en effet guère une retraite heureuse : l'homme est un être sociable par nature.



Cat 13/04/2010 14:45



C'est peut-être ce que s'est dit aussi La belle Otero qui se retira de la vie (non pas philosophique ) mais mondaine...à l'âge de 47 ans pour vivre seule jusqu'à la fin de sa vie , plus de 90
ans, seule et retirée du monde après avoir mené une vie dissolue...Mais je m'égare et m'éloigne du sujet! Rousseau me rappelle mes années lycées, de bons souvenirs littéraires,
j'avais un professeur formidable! 



LITTERATUS 14/04/2010 08:15



Non tu es dans le sujet qui est la mise à distance de la société d'un individu ! Lorsqu'on a un professeur de français formidable, on s'en souvient toute sa vie grâce au plaisir de la lecture
acquis !



Pascal 11/04/2010 19:52



Trop sensible JJR... un quart de léxomil, peut-être ? a+ Lit



LITTERATUS 12/04/2010 08:20



Aurais-t-il pu écrire son œuvre sous anxiolytique ? je ne crois pas...



lizagrèce 09/04/2010 11:27



Il aimait quand même se regarder le nombril le père Rousseau ... Avait-il de la compassion envers ses enfants qu'il avait abandonnés ? Moins sûr ...



LITTERATUS 09/04/2010 13:43



Un grand sensible en effet mais pas dans l'acception actuelle. Heureusement qu'il faut distinguer l'œuvre de l'auteur sinon nous pourrions avoir des mauvaises surprises...