Partager l'article ! Le commerce et le crédit dans la littérature (Gogol): Confiance, présupposé du commerce (Repères : th ...
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Calendrier des articles du mois de mai 2013 sur le thème de la finance :
du 1er au 2 mai 2013 : éditorial et sommaire,
du 3 au 15 mai 2013 : présentation
du 16 au 27 mai 2013 : étude-synthèse-bibliographie
du 28 au 31 mai 2013 : feuilleton : Théodore de Lauzun
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Confiance, présupposé du commerce
(Repères : thème du commerce : introduction)
Après avoir considéré que le troc avait sa part dans cette présentation générale, venons-en aujourd'hui à la question du crédit qui est consubstantiel à l'entreprise d'un commerce.
Le crédit vient de l'étymologie latine avec le verbe "credere", croire. Cette facilité de paiement repose donc sur la confiance.
De la méfiance
Dans l'extrait d'aujourd'hui, le capital confiance n'est pas au rendez-vous.
Jeune voyageur Russe, Khlestakov arrive dans une ville de province totalement désargenté. Il se fait servir des repas dans l'auberge qui le loge. Mais le crédit qu'il a obtenu sur sa bonne mine tend au bout de quelques jours à disparaître. La maison entend voir ses factures précédentes payées.
Précisons que la situation va connaître rapidement un bouleversement car, sans bourse délier, Khlestakov va se faire offrir outre le logement, des bons repas, du vin et des cigares car il va être pris par erreur pour le « révizor », c'est à dire le contrôleur général des impôts de la région. Bien entendu, le héros n'aura aucun scrupule pour profiter de cette aubaine !
De l'art de se concilier des bonnes grâces...
***
"Khlestakov, Ossip et le garçon d’hôtel.
LE GARÇON. — Le patron m’a chargé de vous demander ce que vous désiriez.
KHLESTAKOV. — Ah ! bonjour, mon ami ! Alors ça va la santé ? ’
LE GARÇON. — Ça va, Dieu merci.
KHLESTAKOV. — Alors quoi de neuf à l’hôtel, tout va bien, j’espère ?
LE GARÇON. — Oui, Dieu merci, tout va bien.
KHLESTAKOV. — Beaucoup de voyageurs ?
LE GARÇON. — Oui, pas mal !
KHLESTAKOV. — Dis donc, mon vieux, on ne m’a pas encore apporté à dîner, alors presse-les un peu, que diable ! qu’ils se dépêchent, tu comprends, j’ai encore à faire après dîner.
LE GARÇON. — C’est que le patron a dit qu’il ne voulait plus rien vous donner à crédit. Il avait même l’intention d’aller se plaindre au gouverneur, tout à l’heure.
KHLESTAKOV. — Se plaindre, et de quoi ? Non mais, réfléchis un peu, mon vieux, j’ai besoin de manger, je ne peux pas rester comme cela, je vais maigrir à la fin. J’ai très faim, comprends-tu, je ne plaisante pas.
LE GARÇON. — Cela se peut. Mais le patron a dit : « Je ne lui donnerai pas à manger tant qu’il n’aura pas réglé ce qui m’est dû. » Voilà exactement ce qu’il a répondu.
KHLESTAKOV. — Fais-lui comprendre que ce n’est pas raisonnable, persuade-le.
LE GARÇON. — Mais que voulez-vous que je lui dise ?
KHLESTAKOV. — Explique-lui sérieusement que j’ai besoin de manger. L’argent, cela va de soi… Il s’imagine, le rustre, parce qu’il est capable de rester une journée sans manger qu’il en est de même pour les autres ! En voilà des histoires !
LE GARÇON. — Bon, je vais toujours lui dire. »
Il sort avec Ossip."
Le révizor, Gogol, acte 2, scène IV
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Repères à suivre : introduction : le crédit à la consommation
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