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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

La première journée (P. Rambaud)

La première journée (P. Rambaud)

 

Repères : thème de la guerre : l'étude

Il a été indiqué que l'œuvre de Patrick Rambaud, La bataille, nous restitue avec précision le déroulement de la bataille d'Essling en Autriche du 20 au 22 mai 1809. Après les prémices de la guerre, voyons aujourd'hui le déroulement de la première journée...

***

L'attente de l'aube à midi

A l'aurore, débute le face à face entre les deux armées qui se jaugent au travers d'une brume de chaleur. La tension est palpable, nul ne bouge. Les nerfs sont mis à rude épreuve. L'attente se fait longue. On attend que les Autrichiens attaquent les premiers. Enfin, à midi, ces derniers se mettent en marche, « sur une ligne en arc de cercle » (page 96). Tout semble se passer conformément au plan lorsqu'un imprévu surgit et vient compliquer les opérations.

 

La destruction du pont

Un des ponts fait l'objet d'une attaque autrichienne brisant les amarres et fracassant les madriers. Il s'agit bien d'une véritable catastrophe pour les armées françaises :

« Les officiers traduisaient la situation : plus de pont praticable, plus de contact avec la rive droite, le ravitaillement, les munitions, les troupes qui allaient arriver de Vienne et l'armée de Davout. » (page 98)

 

On assiste alors à une réparation effectuée au prix de vies, dans des délais extrêmement courts, tandis que les combats se poursuivent en ligne, de manière méthodique. A quinze heures, le son des canons se fait entendre. Le champ de bataille est ainsi ravagé par la canonnade du Maréchal Masséna. Déjà, des morts parsèment le théâtre des opérations.

 

La furie au combat

Un fantassin perd la notion de la réalité : « Sur un champ de bataille, se dit Paradis, on ne comprend vraiment rien. Est-ce que je suis mort ? Ce sang ? Non il ne m'appartient pas. Celui du cheval ? Celui de mon voisin dont je ne connais même plus le nom ? » (page 115). Tous les corps de l'armée sont engagés dans la furie du combat : infanterie, cavalerie, artillerie. Un autre soldat se bat comme un « automate » : « il ne craignait plus rien mais ne voulait rien non plus, ni s'interrompre ni poursuivre, sans volonté, marionnette portée par les clairons et des cris de guerre, vociférant, frappant, se gardant, plongeant sa lame, cassant des poitrines et perçants des cous. »  (page 140) La violence se déchaîne...

 

Le bilan de cette journée est terrible, l'armée française est en déroute. Beaucoup fuient sans pouvoir riposter. Mais déjà la nuit arrive...

 

Repères à suivre : l'étude : la seconde journée

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