Partager l'article ! La partition d'une musique, la partition d'une vie.: Dans le cadre de cette étude, il vous est prop ...
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Thème du mois de juin 2012 : le divertissement
Calendrier des articles du mois de juin 2012 :
du 1er au 2 juin 2012 : l'éditorial et le sommaire,
du 3 au 15 juin 2012 : présentation
du 16 au 26 juin 2012 : l'étude -la synthèse- la bibliographie,
du 27 au 30 juin 2012 : le feuilleton inédit : D'un divertissement à l'autre.
Index généraux de la Gazette Littéraire :
Index des études : 2009 - 2010- 2011-2012
Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011- 2012
Classement des 10 meilleurs articles
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Dans le cadre de cette étude, il vous est proposé d'effectuer un parallèle insolite entre la littérature et la musique.
S'il s'agit de deux arts distincts répondant à des exigences particulières, ils peuvent heureusement s'entrecroiser au détour d'un instant, lorsqu'on lit confortablement assis tout en écoutant une mélodie, ou à l'inverse, lorsqu'on lit une partition ou un livret d'opéra.
Cependant, ces deux disciplines ont de nombreux points de contact ; elles partagent notamment la même passion pour la sonorité.
On conçoit aisément qu'une succession de notes forme une œuvre musicale, il peut sembler moins évident que l'association de mots puisse faire de même. Et pourtant, le choix des mots entraîne des effets sensibles dans l'esprit du lecteur. On parle même de résonance, terme emprunté au registre des sons !
Ce curieux phénomène rend même le style d'un auteur facilement reconnaissable. Il est ainsi loisible aux spécialistes de reconnaître une œuvre, tel un morceau de musique. Pensons aux allitérations truffant les plus grands textes classiques :
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Andromaque, Acte V, scène 5, Racine)
ou pour revenir à une époque plus proche :
« Pour parler franc, là entre nous, je finis plus mal que j'ai commencé... oh j'ai pas très bien commencé...Je suis né à Courbevoie, Seine » (D'un château l'autre, Céline).
La combinaison de mots donne, dans le premier cas, un effet harmonieux, alors que, dans le second, l'auteur cherche à scander une vérité dont on perçoit déjà l'aspect tragique.
La longueur d'une phrase peut aussi apporter toutes les nuances aux propos voulus par son auteur : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » (Du côté de chez Swann, Proust).
On peut évidemment procéder à d'autres démonstrations à l'infini.
Il demeure que la distance entre la musique et la littérature n'est pas si vaste... (la suite : Présentation des livres de l'étude sur le thème de la musique. )
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