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Gazette littéraire

Sur la nécessité de s'inventer des histoires (2)

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Repères : Thème du  langage

                      - l'étude du mois : Jacques le Fataliste, Diderot / Malone meurt, Beckett


Précédemment, il a été présenté brièvement l'intrigue de Malone meurt de Beckett : un grabataire, avant de mourir, décide de rédiger quatre récits et de finir par un inventaire des choses qui restent en sa possession. Il débute son projet mais s'ennuie. Le récit va alors connaître de nombreuses interruptions.


Ces interruptions du discours surgissent pour des raisons de compréhension et de logique, ce qui nous renseigne sur la parfaite lucidité du narrateur.

 

Puis de manière insidieuse, les digressions vont alors s'enchaîner, les personnages des récits séparés vont se rencontrer, se mêler pour former une histoire de plus en plus décousue.

 

Mais la fatigue du narrateur, malade, retient aussi le cours de l'histoire interrompue.

 

Mais Malone se reprend comprenant qu'il n'a plus le temps de dormir. Il doit finir son récit.

 

Il entre vite dans le cadre de la remémoration de ses souvenirs, se livre à une médiation sur la vie :

« Vivre, c'est inventer. J'ai essayé. J'ai dû essayer. Inventer, ce n'est pas le mot. Vivre non plus. Ça ne fait rien. J'ai essayé. » (page 33).

 

Ces récits servent à combler le fait que le narrateur n'a jamais su se raconter lui-même. La fiction cherche de ce point de vue à combler ce vide.


Car il s'agit bien d'un vide que cette décrépitude dont le narrateur perçoit la « grandiose souffrance»  (page 182), magnifique oxymore. (à suivre)


Repères à suivre : Thème du  langage                                  

                                 - étude du mois : Malone meurt de Beckett

                                     - thème de l'absurde

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