Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

La publication des "Mémoires d'outre-tombe", (Chateaubriand)

En 1848, Chateaubriand vient de décéder, ses Mémoires vont pouvoir être publiés par Emile de Girardin qui va prendre deux ans pour publier en tranches cette œuvre immense.

memoires d'outre-tombe, Chateaubriand,  publication, décès, 1848

 

Repères : le thème du journal : les mémoires d'outre-tombe

Dans les articles précédents, il a été indiqué que trois articles seront consacrés aux péripéties qui ont entouré cette œuvre singulière :

Après avoir abordé les deux premières points, nous verrons la publication posthume des mémoires d'outre-tombe.

Voyons dans quelles conditions la presse s'est emparée du fameux manuscrit.

Décès

Le 4 juillet 1848, meurt Chateaubriand.

Émile de Girardin, propriétaire des droits devra attendre le mois d'octobre 1848 pour publier l'intégralité de l'œuvre dans le journal dénommé la Presse.

Mais de quelles manières va-t-il s'y prendre ?

Edmond Biré, critique littéraire, retrace dans son introduction les détails croustillants de cette affaire.

La dure destinée d'une oeuvre dans les mains d'un organe de presse mercantile :

Argent

" La Presse avait intérêt à faire durer le plus longtemps possible la publication d'une œuvre qui lui valait beaucoup d'abonnés nouveaux. Elle la suspendait quelquefois durant des mois entiers. Les intervalles étaient remplis, tantôt par les Mémoires d'un médecin, tantôt par des feuilles de Théophile Gautier ou d'Eugène Pelletan. D'autres fois, c'était simplement l'abondance des matières, la longueur des débats législatifs, qui obligeaient le journal à laisser en souffrance le feuilleton de Chateaubriand. La Presse mit ainsi près de deux ans à publier les Mémoires d'Outre-tombe. Il avait fallu moins de temps à son directeur pour passer des opinions les plus conservatrices et les plus réactionnaires au républicanisme le plus ardent, au socialisme le plus effréné.

Paraître ainsi, haché, déchiqueté ; être lu sans suite, avec des interruptions perpétuelles; servir de lendemain et, en quelque sorte, d'intermède aux diverses parties des Mémoires d'un médecin, qui étaient, pour les lecteurs ordinaires de la Presse, la pièce principale et le morceau de choix, c'étaient là, il faut en convenir, des conditions de publicité déplorables pour un livre comme celui de Chateaubriand. (…)"

Edmond Biré, Introduction, Mémoire d'Outre-Tombe, ed 1910

http://fr.wikisource.org/wiki/M%C3%A9moires_d%E2%80%99outre-tombe/Introduction

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être aussi Le Tour de France littéraire de la Gazette : Chateaubriand à Combourg (Mémoires d'outre-tombe)

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

lizagrèce 16/09/2010 13:32



On a peine à se rendre compte de ce que donnait cette édition quelque peu bousculée ...



Litteratus 16/09/2010 13:36



Des mémoires débités en tranches comme au rayon charcuterie : une trahison mal vécue par l'auteur...



flora 16/09/2010 12:02



Plus tard (trop tard pour lui, hélas) justice lui est rendue.


Etonnant cet engouement pour des mémoires et journaux intimes...



Litteratus 16/09/2010 13:38



La suprématie du pouvoir de l'argent  ...



Cat 16/09/2010 08:47



Ainsi ils l'ont fait...Je ne savais pas que la publication des mémoires avait commençé d'une telle manière!



Litteratus 16/09/2010 11:31



Cette histoire est sidérante en effet...