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Thème du mois de juin 2012 : le divertissement
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De tout temps, la musique a joué un rôle fédérateur, unissant les voix et les cœurs pour donner de l'harmonie et du courage, utiles en certaines occasions.
Prenons le cas du Chant de Guerre pour l'Armée du Rhin, composé par Rouget de Lisle en 1792, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l'Autriche.
Cet hymne est devenu chant national, le 14 juillet 1795, avant de connaître un abandon profond sous l'Empire et la Restauration.
Son statut d'hymne national sera à nouveau affirmé par les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2).
Quinze couplets composent cet hymne rarement connu en entier.
Mention particulière pour le dernier couplet qui reconnaît, tout en le justifiant, l'horreur du refrain...
***
I.
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras,
Égorger vos fils, vos compagnes !
Refrain
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
III.
Quoi ! des cohortes étrangères,
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
(refrain)
Couplets supplémentaires
X.
Nous avons de la tyrannie
Repoussé les derniers efforts ;
De nos climats, elle est bannie ;
Chez les Français les rois sont morts. (bis)
Vive à jamais la République !
Anathème à la royauté !
Que ce refrain, partout porté,
Brave des rois la politique.
(refrain)
XI.
La France que l'Europe admire
A reconquis la Liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l'Égalité ; (bis)
Un jour son image chérie
S'étendra sur tout l'univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une Patrie !
(refrain)
XIII.
Oui ! déjà d'insolents despotes
Et la bande des émigrés
Faisant la guerre aux Sans-Culottes
Par nos armes sont altérés ; (bis)
Vainement leur espoir se fonde
Sur le fanatisme irrité,
Le signe de la Liberté
Fera bientôt le tour du monde.
(refrain)
XV.
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible.
(refrain)
La Marseillaise (Titre original : Chant de guerre pour l'armée du Rhin) 1792, Rouget de Lisle
source wikisource : http://fr.wikisource.org/wiki/La_Marseillaise
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