Présentation Générale de la Gazette Littéraire

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Thème du mois de juin 2012 : le divertissement

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Calendrier des articles du mois de juin 2012 :

du 1er au 2 juin 2012 : l'éditorial et le sommaire,

du 3  au 15 juin 2012 : présentation 

du 16 au 26 juin 2012 : l'étude -la synthèse- la bibliographie,

du 27 au 30 juin 2012 : le feuilleton inédit : D'un divertissement à l'autre.

 

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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 06:46

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Quittons le choc brutal de deux machines en mouvement, pour nous intéresser au contact de deux hommes prêts à en découdre.

La littérature de cap et d'épée est à l'honneur aujourd'hui !

Retrouvons un personnage célèbre dans l'imaginaire collectif, le bossu, qui après avoir exercé sa ruse tout en essuyant bon nombre d'humiliations, prend sa revanche.

Un sentiment de jubilation s'empare de lui et de nous aussi...

Un duel est là pour réparer les affronts subis par notre héros...

***

« Le bossu avait promis d'étonner son monde. Il tint parole. On vit en ce moment ses jambes déformées se redresser tout à coup, son torse grandir et l'épée s'affermir dans sa main.

As pas pur ! grommela Cocardasse; le coquin faisait bien d'autres tours de désossé dans la cour des Fontaines, quand il était petit ! Le bossu, en se redressant, avait rejeté ses cheveux en arrière, Sur ce corps droit, robuste, élégant, une noble et belle tête rayonnait.

Venez le lire, ce nom ! dit-il en promenant son regard étincelant sur la foule stupéfaite.

En même temps, le bout de son épée piqua la signature.

Tous les regards suivirent ce mouvement. Une grande clameur faite d'un seul nom emplit la salle.

Lagardère ! Lagardère !

Lagardère, répéta celui-ci, Lagardère, qui ne manque jamais au rendez-vous qu'il donne ! Dans ce premier mouvement de stupeur, il aurait pu percer peut-être les rangs de ses ennemis en désordre. Mais il ne bougea pas.

Il tenait d'une main Aurore tremblante serrée contre sa poitrine; de l'autre, il avait l'épée haute. Cocardasse et Passepoil, qui avaient dégainé tous deux, se tenaient debout derrière lui. Gonzague dégaina à son tour. Tous ses affidés l'imitèrent, En somme, ils étaient au moins dix contre un. Dona Cruz voulut se jeter entre les deux camps.

Peyrolles la saisit à bras-le-corps et l'enleva.

Il ne faut pas que cet homme sorte d'ici, messieurs ! prononça le prince, la pâleur aux lèvres et les dents serrées, En avant ! Navailles, Nocé, Choisy, Gironne et les autres gentilshommes chargèrent impétueusement.

Lagardère n'avait pas même mis la table entre lui et ses ennemis. Sans lâcher la main d'Aurore, il la couvrit et se mit en garde. Cocardasse et Passepoil l'appuyaient à droite et à gauche.

Va bien, ma caillou ! fit le Gascon, nous sommes à jeun depuis plus de six mois ! Va bien ! Tron de l'air !

J'y suis ? cria Lagardère en poussant sa première botte.

Après quelques secondes, les gens de Gonzague reculèrent, Gironne et Albret gisaient sur le sol dans une mare de sang, Lagardère et ses deux braves, sans blessures, immobiles comme trois statues, attendaient le second choc.

Monsieur de Gonzague, dit Lagardère, vous avez voulu faire une parodie de mariage. Le mariage est bon, il a votre propre signature.

En avant ! en avant ! cria le prince, qui écumait de fureur.

Cette fois, il s'avançait en tête de ses gens. Cinq heures de nuit sonnèrent à la pendule. Un grand bruit se fit au-dehors, et des coups retentissants furent frappés à la porte extérieure, tandis qu'une voix criait : – Au nom du roi !"

Le Bossu, Paul Féval, 2ème partie, le contrat de mariage chapitre XIII;

http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Bossu/II/II/13

 

  la suite : la tempête (Shakespeare)

 

Vous êtes bien dans la thématique consacrée au Mouvement.

 

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