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Thème du mois de février 2012 : le ciel
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La justice humaine conduit à une sanction réparatrice ou punitive quelquefois
définitive...
Lisez un extrait du pamphlet rédigé en 1829 par Victor Hugo contre la peine capitale. Le personnage accusé dont on ignore le nom et le passé
est traduit devant les Assises pour un crime dont le nom n'est pas prononcé.
Le Dernier Jour de sa vie est l'objet de ce bouleversant ouvrage. La scène se déroule à la sortie du tribunal, la sentence venant d'être prononcée : la mort.
***
« – Condamné à mort ! dit la foule ; et, tandis qu’on m’emmenait, tout ce peuple se rua sur mes pas avec le fracas d’un édifice qui se démolit. Moi je marchais, ivre et stupéfait. Une révolution venait de se faire en moi. Jusqu’à l’arrêt de mort, je m’étais senti respirer, palpiter, vivre dans le même milieu que les autres hommes ; maintenant je distinguais clairement comme une clôture entre le monde et moi. Rien ne m’apparaissait plus sous le même aspect qu’auparavant. Ces larges fenêtres lumineuses, ce beau soleil, ce ciel pur, cette jolie fleur, tout cela était blanc et pâle, de la couleur d’un linceul. Ces hommes, ces femmes, ces enfants qui se pressaient sur mon passage, je leur trouvais des airs de fantômes.
Au bas de l’escalier, une noire et sale voiture grillée m’attendait. Au moment d’y monter, je regardai au hasard dans la place. – Un condamné à mort ! criaient les passants en courant vers la voiture. À travers le nuage qui me semblait s’être interposé entre les choses et moi, je distinguai deux jeunes filles qui me suivaient avec des yeux avides ; – Bon, dit la plus jeune en battant des mains, ce sera dans six semaines ! »
Le Dernier jour d'un Condamné, Victor Hugo, wikisource.
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Jean-Yves
Il y a eu aussi d'illustres inconnus qui sont venus se battre du côté des Grecs et ma bonne ville de Nafplio a un monuments aux morts dédés à ces Français qui sont morts pour la Patrie Grecque
Très intéressant, vraiment !
Il doit y avoir tant de choses qui défilent dans la tête d'un condamné...
MERCI pour ce dossier mené de main de maître
Bisous et belle soirée, Lyly
Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, d'exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées.
A cet instant plus qu'à aucun autre, j'ai le sentiment d'assumer mon ministère, au sens ancien, au sens noble, le plus noble qui soit, c'est-à-dire au sens de "service". Demain, vous voterez l'abolition de la peine de mort. Législateur français, de tout mon cœur, je vous en remercie. (Applaudissements sur les bancs des socialistes et des communistes et sur quelques bancs du rassemblement pour la République et de l'union pour la démocratie française - Les députés socialistes et quelques députés communistes se lèvent et applaudissent longuement.)