Partager l'article ! La justice humaine (V) : la parole donnée à l'accusé (Stendhal): La Gazette vous offre de lire une très belle déclaration dans la ...
Bienvenue à tous sur le site de la Gazette Littéraire, journal à thèmes créé en 2009, destiné à donner envie de lire ou de relire des œuvres du patrimoine culturel français et étranger !
Thème du mois de février 2012 : le ciel
Calendrier des articles du mois de février 2012 :
du 1er au 2 février 2012 : éditorial et sommaire,
du 3 au 15 février 2012 : le mouvement des astres
du 16 au 25 février 2012 : l'étude -synthèse- bibliographie,
du 26 au 29 février 2012 : quiz / proverbes et citations
Index généraux de la Gazette Littéraire :
Index des études : 2009 - 2010- 2011
Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011
Classement des 10 meilleurs articles
©litteratus-gazettelittéraire.com

« Je ne vous demande aucune grâce, continua Julien en affermissant sa voix. Je ne me fais point illusion, la mort m’attend : elle sera juste. J’ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne de tous les respects, de tous les hommages. Mme de Rênal avait été pour moi comme une mère. Mon crime est atroce, et il fut prémédité. J’ai donc mérité la mort, messieurs les jurés. Quand je serais moins coupable, je vois des hommes qui, sans s’arrêter à ce que ma jeunesse peut mériter de pitié, voudront punir en moi et décourager à jamais cette classe de jeunes gens qui, nés dans une classe inférieure, et en quelque sorte opprimés par la pauvreté, ont le bonheur de se procurer une bonne éducation, et l’audace de se mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société.
« Voilà mon crime, messieurs, et il sera puni avec d’autant plus de sévérité, que, dans le fait, je ne suis point jugé par mes pairs. Je ne vois point sur les bancs des jurés quelque paysan enrichi, mais uniquement des bourgeois indignés... »
Pendant vingt minutes, Julien parla sur ce ton ; il dit tout ce qu’il avait sur le cœur ; l’avocat général, qui aspirait aux faveurs de l’aristocratie, bondissait sur son siège ; mais malgré le tour un peu abstrait que Julien avait donné à la discussion, toutes les femmes fondaient en larmes. (...) »
Le Rouge et le Noir, Stendhal, IIème partie, Chapitre XLI, Le
jugement : Wikisource
Retrouvez la plaidoirie d'un avocat dans l'affaire
Crainquebille La justice humaine (IV) : la plaidoirie d'un avocat
(Anatole France)
Parfois, tout est dans la façon de le dire, peu importe le contenu ...
Jean-Yves
ça m'a donné envie de le relire !
Je m'arrêterais sur ta conclusion car effectivement, quand un être parle avec la sincérité de son coeur alors il touche indéniablement, que l'on soit d'accord avec lui ou pas !
Bonne soirée, bises, Lyly
Sinon ca a un peu vieilli Stendhal, non? Mais bon, je suis pas objectif...
a+
Les propos de Julien sur cette "lutte des classes deviennent actuels! (plutôt sont toujours restés...)