Présentation Générale de la Gazette Littéraire

Bienvenue à tous sur le site de la Gazette Littéraire, journal à thèmes créé en 2009, destiné à donner envie de lire ou de relire des œuvres du patrimoine culturel français et étranger  !

Thème du mois de février 2012 : le ciel

Retour sur les autres thèmes

SE REPERER DANS LA GAZETTE

Calendrier des articles du mois de février 2012 :

du 1er au 2 février 2012 : éditorial et sommaire,

du 3  au 15 février 2012 : le mouvement des astres

du 16 au 25 février 2012 : l'étude -synthèse- bibliographie,

du 26 au 29 février 2012 : quiz / proverbes et citations

 

 

Index généraux de la Gazette Littéraire :

Index des études :  2009 - 2010- 2011

Index des auteurs

Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011

 

Les feuilletons

Classement des 10 meilleurs articles 

les bibliographies

Les coulisses de la Gazette

Quiz

Proverbes et citations

©litteratus-gazettelittéraire.com

Recherche sur la Gazette

Retour page d'accueil

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Syndication

  • Flux RSS des articles
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 07:35

 

La Gazette vous propose d'assister au procès d'un accusé d'un genre particulier qui refuse d'assurer sa défense... Un sourd, un désespéré, nullement !

 

Il s'agit d'un litige dirigé contre un chien ! Oui, vous avez bien lu ! Découvrez un extrait d'une pièce comique d'Aristophane intitulée Les Guêpes.*

 

Précisons brièvement l'intrigue : Bdélykléôn retient enfermé son père, Philokléôn, chez lui. Ce dernier, juge de son état, est atteint d'une maladie grave qui consiste à vouloir rendre la justice toute la journée...

En désespoir de cause, son fils lui propose de se pencher sur le cas d'un larcin commis par Labès, le chien de la maisonnée....

 

Un procès surréaliste ! Appréciez l'impartialité du juge et découvrez le témoin providentiel dans cette intéressante affaire...

  ***

« Bdélykléôn : Non pas, mais il me paraît être dans la même situation que jadis Thoukydidès accusé. Ses mâchoires furent tout à coup paralysées. Retire-toi; c'est moi qui présenterai ta défense. Il est difficile, citoyens, de faire l'apologie d'un chien calomnié; je parlerai cependant. C'est une bonne bête, et il chasse les loups.

 

Philokléôn : C'est un voleur et un conspirateur.

 

Bdélykléôn : Par Zeus! c'est le meilleur des chiens d'aujourd'hui, capable de garder de nombreux moutons.

 

Philokléôn : A quoi cela sert-il, s'il mange le fromage?

 

Bdélykléôn : Oui, mais il se bat pour toi, il garde la porte, et il excelle dans tout le reste. S'il a fait un larcin, pardonne-lui. Il est vrai qu'il ne sait pas jouer de la kithare**.

 

Philokléôn : Moi, je voudrais qu'il ne sût pas lire, pour ne pas nous faire l'apologie de son crime.

 

Bdélykléôn : Écoute, juge équitable, mes témoins. Monte, racloir à fromage, et parle à haute voix. Tu exerçais alors la charge de payeur : réponds clairement. N'as-tu pas raclé les parts que tu avais reçues pour les soldats? Elle répond qu'elle les a raclées.

 

Philokléôn : Mais, par Zeus! elle ment.

 

Bdélykléôn : Juge compatissant, prends pitié des malheureux. Notre Labès ne vit que de têtes et d'arêtes de poissons; jamais il ne demeure en place. L'autre n'est bon qu'à garder la maison : il reste là, attendant ce qu'on apporte et en demandant sa part; autrement, il mord.

 

Philokléôn : Ouf! quel mal me prend qui fait que je m'attendris? Le malaise dure, et je me sens convaincre.

 

Bdélykléôn : Ah! je t'en conjure, pitié pour lui, mon père ! Ne le sacrifiez point. Où sont les enfants? Montez, malheureux! jappez, priez, suppliez et pleurez! » (...)

 

Épilogue : Philokléôn se laissant attendrir va finir par acquitter le pauvre chien tout en conservant des scrupules : « Comment, en face de moi-même, supporterai-je l'idée d'avoir absous un accusé? Qu'adviendra-t-il de moi? O dieux vénérés, accordez-moi mon pardon : c'est malgré moi que je l'ai fait: ce n'est pas mon habitude... »

 

* Les Guêpes D'Aristophane (423 avant JC) est une véritable satire de la corporation judiciaire. Elle inspirera Racine avec Les plaideurs.  La justice humaine (II) : les plaideurs (Racine)gazette-tetiere.jpg

** instrument à musique.

 

 

Par LITTERATUS - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vers et prose
Voir les 13 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés