Présentation Générale de la Gazette Littéraire

Bienvenue à tous sur le site de la Gazette Littéraire, journal à thèmes créé en 2009, destiné à donner envie de lire ou de relire des œuvres du patrimoine culturel français et étranger ! N'hésitez pas à laisser un commentaire, à partager les articles sur les différents réseaux sociaux et à vous abonner gratuitement.

Thème du mois de juin 2012 : le divertissement

Retour sur les autres thèmes

SE REPERER DANS LA GAZETTE

Calendrier des articles du mois de juin 2012 :

du 1er au 2 juin 2012 : l'éditorial et le sommaire,

du 3  au 15 juin 2012 : présentation 

du 16 au 26 juin 2012 : l'étude -la synthèse- la bibliographie,

du 27 au 30 juin 2012 : le feuilleton inédit : D'un divertissement à l'autre.

 

Index généraux de la Gazette Littéraire :

Index des études :  2009 - 2010- 2011-2012

Index des auteurs

Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011- 2012

 

Les feuilletons

Classement des 10 meilleurs articles 

les bibliographies

Les coulisses de la Gazette

Quiz

Proverbes et citations

©litteratus-gazettelittéraire.com

Recherche sur la Gazette

Retour page d'accueil

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 07:28

Paris - Musée du Louvre: Code de Hammurabi, roi de Babylone

 

Deux poèmes différents vous sont proposés ce mois-ci dans le cadre du thème de la justice. Deux poésies très contrastées....

(cf ci-contre Code Hammurabi, roi de Babylonne, Louvre)


  ***

La Gazette vous propose de lire l'épitaphe du poète François Villon, qu'il a écrit alors qu'il s'attendait à être pendu. Vous percevrez l'émotion du poète au destin tragique donnant la parole à des pendus qui ne contestent pas la sentence proclamée.  Le lecteur est invité à ne pas entrer dans la « confrérie » des réprouvés qui tentent de se racheter...

 

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice.
Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.

Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

 

Épitaphe de François Villon ou ballade des pendus.

****


Découvrez un extrait de ce poème tombé dans l'oubli dédié à la justice ...

 

La justice est un cri du cœur !
Déjà l'enfant qu'à tort tu grondes
En entend les rumeurs profondes
S'amasser contre ta rigueur ;
Dans le jeune homme au fier courage,
Quand le droit se lève outragé,
Le front a reconnu l'outrage,
Mais c'est le cœur qui l'a vengé ;
Chez l'homme où la dignité mûre
Contraint la fougue à réfléchir,
Quand le front a pesé l'injure,
C'est le cœur qui l'en fait rougir !
Ô science, prisme où se glace
Tout rayon qui passe au travers !

 

La Justice, veille I, Commencements, Sully Prudhomme (1878) Wikisource

 

gazette-tetiere.jpgSi vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être Les épitaphes, sources de divertissement (VII)

Par LITTERATUS - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vers et prose
Voir les 8 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

J'ai déjà beaucoup de mal à saisir la poèsie, parfois, et là sur ce thème, je n'arrive pas àme concentrer sur le texte... je passe.
Jean-Yves
Commentaire n°1 posté par Jean-Yves le 02/03/2010 à 12h21
Tu as raison de passer si cela ne t'accroche pas ...
Réponse de LITTERATUS le 02/03/2010 à 15h01
Bonjour L

De très intéressantes découvertes pour lesquelles je te remercie

Belle journée, bises, Lyly
Commentaire n°2 posté par lyly le 24/02/2010 à 11h30
Encore merci pour ta gentillesse !
Réponse de LITTERATUS le 24/02/2010 à 20h08
Villon nous touche, intact, à travers les siècles, avec notre science de l'avenir (connaissant un peu sa vie) et surtout, avec son humanité infinie : les irréprochables, d'un côté, et les justiciables balançant au bout de la corde : tous des frères humains!
Commentaire n°3 posté par flora le 24/02/2010 à 09h22
J'aime tellement la justesse de vos propos...
Réponse de LITTERATUS le 24/02/2010 à 20h08
D'ou les célèbres conseils de Prud'hommes... non?
Commentaire n°4 posté par Pascal le 23/02/2010 à 19h47
Calembours, toujours...
Réponse de LITTERATUS le 23/02/2010 à 20h13
J'ai, et depuis longtemps, une passion pour Villon, par contre je ne connaissais pas ce poème de Sully Prudhomme...
Alors une fois de plus, merci !
Commentaire n°5 posté par martine le 23/02/2010 à 15h32
Tant mieux !
Réponse de LITTERATUS le 23/02/2010 à 16h11
L'épitaphe de Villon ne laisse pas indifférent(e)
Commentaire n°6 posté par lizagrèce le 23/02/2010 à 13h12
Le vieux français arrive encore à nous toucher.
Réponse de LITTERATUS le 23/02/2010 à 13h55
Sully Prudhomme est confondu souvent avec l'autre Sully, auteur de la maxime suivante : labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France...
Tout diverge : le siècle et le contenu des poésies.
Merci de me le faire connaître : la justice est un cri,  à transmettre à toutes les victimes !
Commentaire n°7 posté par Val le 23/02/2010 à 12h43
Un cri du coeur exactement...
Réponse de LITTERATUS le 23/02/2010 à 13h53
je connaissais le poeme de Villon bien sur (quel homme etrange ) mais l'autre c'est une decouverte.Merci pour cela.
Commentaire n°8 posté par callophrys le 23/02/2010 à 09h54
C'est un plaisir de vous faire partager mes découvertes !
Réponse de LITTERATUS le 23/02/2010 à 12h10
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés