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Thème du mois de juin 2012 : le divertissement
Calendrier des articles du mois de juin 2012 :
du 1er au 2 juin 2012 : l'éditorial et le sommaire,
du 3 au 15 juin 2012 : présentation
du 16 au 26 juin 2012 : l'étude -la synthèse- la bibliographie,
du 27 au 30 juin 2012 : le feuilleton inédit : D'un divertissement à l'autre.
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Deux poèmes différents vous sont proposés ce mois-ci dans le cadre du thème de la justice. Deux poésies très contrastées....
(cf ci-contre Code Hammurabi, roi de Babylonne, Louvre)
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La Gazette vous propose de lire l'épitaphe du poète François Villon, qu'il a écrit alors qu'il s'attendait à être pendu. Vous percevrez l'émotion du poète au destin tragique donnant la parole à des pendus qui ne contestent pas la sentence proclamée. Le lecteur est invité à ne pas entrer dans la « confrérie » des réprouvés qui tentent de se racheter...
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Épitaphe de François Villon ou ballade des pendus.
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Découvrez un extrait de ce poème tombé dans l'oubli dédié à la justice ...
La justice est un cri du cœur !
Déjà l'enfant qu'à tort tu grondes
En entend les rumeurs profondes
S'amasser contre ta rigueur ;
Dans le jeune homme au fier courage,
Quand le droit se lève outragé,
Le front a reconnu l'outrage,
Mais c'est le cœur qui l'a vengé ;
Chez l'homme où la dignité mûre
Contraint la fougue à réfléchir,
Quand le front a pesé l'injure,
C'est le cœur qui l'en fait rougir !
Ô science, prisme où se glace
Tout rayon qui passe au travers !
La Justice, veille I, Commencements, Sully Prudhomme (1878) Wikisource
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Jean-Yves
De très intéressantes découvertes pour lesquelles je te remercie
Belle journée, bises, Lyly
Alors une fois de plus, merci !
Tout diverge : le siècle et le contenu des poésies.
Merci de me le faire connaître : la justice est un cri, à transmettre à toutes les victimes !