Quantcast

SE REPERER DANS LA GAZETTE

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

 

Calendrier des articles du mois de juin 2013 sur le thème du ridicule :

du 1er au 2 juin 2013 : éditorial et sommaire,

du  3 au 15 juin 2013 : présentation

du 16 au 26 juin 2013 : étude-synthèse-bibliographie

du 27 au 30 juin 2013 : feuilleton : Théodore de Lauzun

       

 

©litteratus-gazettelitteraire.com

 

retour page d'accueil

Recherche sur la Gazette

Syndication

  • Flux RSS des articles
Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 02:42

 

 

6372782865_644bdcafd7.jpg


Moralisation du marché par la sanction

(Repères : thème du commerce dans la littérature)

 

Après avoir vu que la Littérature a fait la part belle au rôle du crédit dans le commerce, découvrons les lois du commerce édictées par un professionnel sérieux et avisé : César Birotteau, parfumeur de son métier qui connaîtra une ascension professionnelle phénoménale avant de sombrer dans la faillite la plus complète...


Dans l'extrait qui est proposé, César Birotteau s'aperçoit que le prêt qu'il a accordé à voisin ne lui sera pas remboursé du fait de la déconfiture du commerçant.

 

Il en vient alors à prôner la moralisation du marché par la sanction. Un ton docte et sans appel dont il se souviendra aux pires heures de sa banqueroute...



***

" La loi actuelle n'est point suivie, dit César exaspéré ; sur cent négociants, il y en a plus de cinquante qui sont de soixante-quinze pour cent au-dessous de leurs affaires, ou qui vendent leurs marchandises à vingt-cinq pour cent au-dessous du prix d'inventaire, et qui ruinent ainsi le commerce.

- Monsieur est dans le vrai, dit Molineux, la loi actuelle laisse trop de latitude. Il faut ou l'abandon total ou l'infamie.

- Eh ! diantre, dit César, un négociant, au train dont vont les choses, va devenir un voleur patenté. Avec sa signature, il peut puiser dans la caisse de tout le monde.

- Vous n'êtes pas tendre, monsieur Birotteau, dit Lourdois.

- Il a raison, dit le vieux Ragon.

- Tous les faillis sont suspects, dit César exaspéré par cette petite perte qui lui sonnait aux oreilles comme le premier cri de l'hallali à celles d'un cerf. "

Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau, chapitre II, Balzac
http://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_grandeur_et_de_la_d%C3%A9cadence_de_C%C3%A9sar_Birotteau_-_Chapitre_II._C%C3%A9sar_aux_prises_avec_le_malheur

Repères à suivre : thème du commerce dans la littérature
: les montages financiers
Par Litteratus - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vers et prose
Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Peut-on parler réellement de moralisation ? Peut-on considérer la faillite comme un délit ?

http:/:maisondeliza.over-blog.fr

Commentaire n°1 posté par lizagrèce le 13/04/2012 à 22h29

C'était la philosophie du code du commerce de l'époque. Les priorités ont changé avec le temps ! Heureusement !

Réponse de Litteratus le 14/04/2012 à 14h02

"Tous les faillis sont suspects" !!! En voilà qui sont habillés pour l'hiver. mais attention car ceux qui "habillent" aujourd'hui seront peut-être "déshabillés" demain : "Comme le castor poursuivi, je dois me débarrasser d'une partie de ma peau. Il vaut mieux se laisser tondre que de mourir" dira César Birotteau un peu plus loin dans ce roman !

Commentaire n°2 posté par ASP le 13/04/2012 à 13h42

César Birotteau ou plus dure sera la chute ...

Réponse de Litteratus le 13/04/2012 à 16h48
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés