La crémerie, commerce d'avenir ? (Dutour)

 

(Repères : le thème du commerce : l'étude)

 

Dans l'article précédent, il a été indiqué que les époux Poissonard, propriétaires de la crémerie Au bon Beurre se sont lancés avec avidité dans le marché noir à l'automne 1940.

***

 

Le trésor de l'arrière boutique

Ils opèrent dans le plus grand secret dès le rideau baissé. Ils stockent toutes les marchandises possibles de l'arrière boutique à la cave en passant par l'appartement où saucissons, farine et boites de conserve sont entreposés dans tous les interstices utiles. Ils procèdent en outre à diverses combines touchant notamment à l'allongement du lait ou du beurre avec des substances illicites.

 

Si le commerce est florissant, leur prudence légendaire s'émousse. L'embauche d'une nouvelle vendeuse les met rapidement sous son emprise au point de compromettre l'avenir de leur trafic. Les tourments les rongent non sur le plan des scrupules qui auraient pu surgir à cette occasion, mais sur le plan de la dénonciation à laquelle leur comportement les a exposés.

« Julie, atterrée, voyait la méchanceté et le vice sifflant comme deux serpents devant elle. (…) On l'avait menacée ! On avait brandi sous ses yeux l'étendard du chantage ! Les crémiers mesurèrent l'étendue de leur infortune : en engageant la demoiselle Jaquet, ils avaient installé l'enfer au Bon Beurre. » (3ème partie, chapitre VI, page 252)


Les risques du métier

L'enfer prendra les traits d'un contrôleur des fraudes qui dressera un procès verbal et fermera la boutique pendant un petit mois, sanction bien faible qui permettra aux Poissonard de passer pour des victimes aux yeux de tous tout en poursuivant leur petit trafic.


Retenant la leçon, ils redoubleront de prudence et deviendront millionnaires en ayant des accointances dans la sphère politique. La conclusion de cette histoire ? La crémerie mène à tout...

 

Repères à suivre : le thème du commerce : la synthèse

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