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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

L'intervention de la communauté internationale (F.Pavloff)

L'intervention de la communauté internationale (F.Pavloff)

  

Repères : thème du pont : l'étude

Dans le précédent article, il a été indiqué que la communauté internationale finance une partie du projet. Le pont de Ran-Mositar change de perspective : d'initiative locale, il devient plus largement le symbole d'un patrimoine universel à conserver...

***

Le financement du pont

La reconstruction du pont dépasse les frontières de ce pays dévasté, la communauté internationale s'invite en effet dans ce roman. Le financement repose en partie sur une aide internationale et sur l'envoi d'experts en conservation du patrimoine. Deux architectes italiennes se voient ainsi dépêchées sur place pour coordonner les opérations. Fières de participer à une œuvre de rapprochement entre les communautés, elles tiennent à le faire savoir mais agissent de manière maladroite. Elles font en effet poser des panneaux sur les deux rives à l'effet de dresser la liste des pays impliqués dans l'opération tout en donnant le calendrier des travaux...La réaction des habitants ne se fait guère attendre : graffitis et vandalisme témoignent du caractère ultra sensible du projet. Les deux femmes prennent rapidement conscience que ce relèvement magnifique est par trop idéaliste car il pose en réalité de vraies difficultés. Il suscite des interrogations non d'ordre technique mais philosophique. Ne valait-il mieux pas faire...table rase ?

« Mais quand les panneaux brûlèrent en plein jour sans que personne n'intervienne, elles admirent que le pont n'était pas fait que de pierres. Reconstruire à l'identique renforçait les identités nationales. N'aurait-on pas dû plutôt achever le travail de destruction et enfouir dans une même décharge la vieille arche, les vieilles passions et le vieux monde ? » (page175)

Il reste que le projet est déjà bien avancé.

 

Un travail d'équipe

Sur le site proprement dit, le chantier se voit contraint à une autre organisation sous l'impulsion des architectes. Mais la nouvelle manière de fonctionner sur le chantier déstabilise les ouvriers. Des résistances se lèvent même :

« Lorsque les architectes firent le point devant l'ensemble des ouvriers et des contremaîtres convoqués pour l'occasion sur leur plate-forme ancrée au milieu du fleuve, Irini et ses amies comprirent qu'elles entraient dans l'aire de la réunification. Pour que les deux amorces du pont se rejoignent, il fallait coordonner les chantiers des deux rives. La banalité de ces propos les bouscula. Pour elles, le pont c'était des pierres à tailler, pas un avenir à construire. » (page 176) Relier les deux rives pour en faire un même plan de circulation, un nouvel espace...

 

Repères à suivre : l'étude : l'arche du pont

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