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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

L'injustice mise en scène : étude (Kafka, Camus)

La Gazette vous propose une analyse de deux œuvres qui sont liées au thème de la justice humaine. Il s'agit du Procès de Kafka publié en 1925 à titre posthume et l'étranger de Camus datant de 1942. Deux procès iniques, l'un empreint d'arbitraire et l'autre de préjugés.

                         

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repères : thème de la justice : l'étude

Dans l'article précédent, nous avons évoqué le fameux cas du meunier de Sans-Souci dans son procès contre le roi de Prusse, nous allons vous proposer aujourd'hui une étude sur l'injustice mise en scène.

Pascal

Pascal disait :

 « la justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique »*.

C'est en se fondant sur la deuxième partie de cette assertion que nous allons mener la présente étude.

Qu'est-ce que l'injustice ?

Iniquité des règles ou partialité de la justice des hommes ?

La littérature s'est intéressée à ce thème particulièrement sensible en produisant un certain nombre de livres engagés, véritables pamphlets.

Deux procès

À côté de ce genre littéraire d'une portée majeure, la Gazette vous propose aujourd'hui de vous intéresser à une autre problématique qui est fondée sur la mise en scène de l'injustice au travers de deux formes de procès, l'une empreinte a priori d'arbitraire dans un cas et l'autre de préjugés.

Nous étudierons deux œuvres distinctes qui nous font en effet pénétrer dans des univers particulièrement troublants. Il s'agit de classiques incontournables, à savoir :

  • Le Procès de Kafka, publié à titre posthume en 1925,
  •  L'étranger de Camus paru en 1942.

Mais ce n'est pas tant l'injustice qui forme le propos des auteurs qu'une interrogation sur l'existence humaine pour l'un et le déploiement de la philosophie de l'absurde pour l'autre.

Nous allons commencer par le Procès de Kafka.

Repère à suivre : le Procès de Kafka et l'arbitraire

* extrait des Pensées

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Jean-Yves 02/03/2010 12:15


J'ai mis du temps a y arriver , mais j'y suis finalement arrivé à lire cet article...
Dans le premier cas, il doit déjà être difficile d'assumer une accusation, lorque l'on a vraiment commis une faute. Je n'ose imaginer ce que l'on peut ressentir si l'on est accusé et que l'on a
rien a se reprocher !
Dans le second cas, je voulias lire (ou relire je ne sais plus, s' c'est "l'Etranger" ou la peste que j'avais lu à l'école) au moins le début du livre avant de lire cet article. Je suis
ravi de ne pas l'avoir manqué, car maintenant j'ai encore plus envie de lire "l'Etranger".
Jean-Yves


LITTERATUS 02/03/2010 14:59


Ta fidélité est remarquable et ton endurance aussi...


callophrys 23/02/2010 10:03


grace à toi des souvenirs litteraires remontent à la surface.
je me souviens en 1ere de mes interrogations face à cette apparente insensiblite de Meursault...je crois que c'est en etant adulte ( et largement) que l'on ne peut comprendre reellement ces
ecrivains de genie.
quant à mettre Camus au Pantheon...lui qui n'aimait pas les honneurs...mais pendant qu'on parle de cela ,on occulte les choses bien plus preoccupantes pour la vie des citoyens...


LITTERATUS 23/02/2010 12:16


Je cherche à redonner le goût de la Littérature sans la contrainte des notes. Avec le temps, on redécouvre des œuvres que l'on avait du mal à comprendre, que l'on avait même détestées...
Les auteurs sont des êtres que l'on ne peut pas monnayer surtout pour un point en hausse de sondage...


flora 20/02/2010 12:07


Très beau sujet, Litteratus, merci. Quand l'harmonie (à laquelle nous aspirons, faisant partie de ce grand tout) est rompue entre l'être et son environnement et que ce dernier devient
absurde et hostile, deux possibilités : se laisser broyer ou se tourner vers la réflexion et garder ainsi sa liberté intérieure, la seule qui reste vraiment... C'est un thème qui demeure on ne peut
plus actuel...


LITTERATUS 20/02/2010 12:34


La dignité de l'homme c'est celle qui lui permet de penser et de réfléchir... le roseau pensant !


lizagrèce 19/02/2010 14:07


Deux grands livres ... Kafka était-il visionnaire ? Car au 20e siècle beaucoup d'hommes allaient mourir parce qu'ils n'étaient coupabls que de vivre ...
Quant à Camus , on en parle beaucoup depuis peu ... Sera-til ou non
 " panthéonisé "? Là est la vraie question ... qu'il ne s'est  jamais posé de son vivant,  lui qui fuyait les honneurs


LITTERATUS 19/02/2010 18:10


Ce premier livre se prête à beaucoup d'interprétations éclairées par les leçons du siècle passé. Le second est en effet un livre d'actualité bien malgré lui, je te l'accorde !