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Thème du mois de juin 2012 : le divertissement
Calendrier des articles du mois de juin 2012 :
du 1er au 2 juin 2012 : l'éditorial et le sommaire,
du 3 au 15 juin 2012 : présentation
du 16 au 26 juin 2012 : l'étude -la synthèse- la bibliographie,
du 27 au 30 juin 2012 : le feuilleton inédit : D'un divertissement à l'autre.
Index généraux de la Gazette Littéraire :
Index des études : 2009 - 2010- 2011-2012
Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011- 2012
Classement des 10 meilleurs articles
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La Gazette vous propose de lire un texte important du
17ème siècle qui tend à conclure que l'homme, loin d'être bon par nature, est animé au contraire d'un désir permanent qu'il cherche à assouvir par tous les moyens.
Ainsi, l’état de nature pour Hobbes est un état de guerre de tous contre tous. Il le décrit de cette manière : ” Il règne une peur permanente, un danger de mort violente. La vie humaine est solitaire, misérable, dangereuse, animale et brève. »
Relisez la célèbre citation de Hobbes dans son contexte qui fait le parallèle entre l'homme et le loup. Dans ce contexte, il développera sa théorie du contrat social qui permet de remettre entre les mains d'un souverain sa liberté en échange de la paix.
« De sorte que Pontius Telesinus n'avait pas moins de raison lorsque dans le combat qui se fit à la porte colline contre Sylla, il s'écria passant au travers des rangs de ses soldats, qu'il fallait démolir la ville de Rome, parce qu'on trouverait toujours des loups ravissants qui envahiraient la liberté de l'Italie, si l’on n'abattait la forêt où ils avaient coutume de se retirer. Et certainement il est également vrai, et qu'un homme est un dieu à un autre homme, et qu'un homme est aussi un loup à un autre homme.(...)
Et ici, les désordres des méchants contraignent ceux mêmes qui sont les meilleurs de recourir, par le droit d'une légitime défense, à la force et à la tromperie, qui sont les vertus de la guerre, c'est-à-dire à la rapacité des bêtes farouches; laquelle, quoique les hommes, par une coutume qui est née avec eux, se l'imputent mutuellement à outrage, se représentant leurs actions dans la personne des autres ainsi que dans un miroir où les choses qui sont à la main gauche paraissent à la droite, et celles qui sont à la droite, à la gauche, n'est pas toutefois condamnée comme un vice par ce droit naturel qui dérive de la nécessité de sa propre conservation. »
Épître dédicatoire à monseigneur le comte de Devonshire, Thomas Hobbes (1642), le Citoyen ou les fondements de la politique. (traduction Sorbière)
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