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Gazette littéraire

L’étonnement philosophique (J.Hersch)

L’étonnement philosophique (J.Hersch)

 

Où il est question de s’étonner…

Repères: le thème des examens

Du doute à l’étonnement

Dans l’article précédent, nous avons vu que les révisions doivent nous conduire à posséder un capital de confiance en soi qui met à bonne distance le stress. Nous avons également abordé la question du doute source de toute connaissance. Restons dans cet univers, si vous le voulez bien. Nous entrons aujourd’hui de plain-pied dans la préparation à l’épreuve tant redoutée de la philosophie. Il reste encore dix jours pour bien réviser. Il n’est pas trop tard pour rechercher un angle permettant de susciter une réflexion, un débat parfois si difficile à trouver dans cette matière.

La Gazette vous propose de vous parer d’étonnement. Cette terminologie empruntée à un ouvrage* de Jeanne Hersch, professeur de philosophie** retrace l’attitude que devrait posséder tout homme curieux ; ce dernier devrait fuir ce qui lui paraît évident. Les choses ne vont pas toutes de soi, tel est le principe posé par l’étonnement philosophique. De ce constat, la philosophe propose dans son ouvrage de vulgarisation d’en comprendre la portée sur la pensée occidentale.

Monisme ou dualisme

Dans l’histoire de la philosophie, il existe deux courants de pensée qui ont bouleversé et qui continuent à influencer l’Occident. Il s’agit des deux écoles suivantes :

  • L’école ionienne avec Héraclite (environ -550- 480 avt J.c) : « tout ce qui existe n’existe que  grâce aux contraires. Il faut que les contraires s’unissent pour que quelque chose puisse exister. » (page 16) Le terme petit n’existe que par opposition au terme grand etc…Nous sommes dans le cadre d’une pensée dualiste. Hegel est clairement héritier de ce courant de pensée.
  • L’école éléate avec Parménide(-500 Avt J.c) : « la pensée de Parménide se fonde sur une exigence de logique. Il affirme avec une puissance exceptionnelle le principe d’identité et il l’installe dans l’être même. (…)( page 18). On ne peut pas penser sans se contredire ce qui n’existe pas. On est donc dans la pensée moniste. Spinoza était davantage influencé par cette philosophie.

Il reste que cette dichotomie moniste ou dualiste a pénétré toute l’histoire de la pensée philosophique de l’Occident. Cela méritait bien d’être relevé dans le cadre des révisions de philosophie. Dans l’article suivant, nous verrons aussi quelques règles utiles dans l’art de la composition écrite.

 

*L’étonnement philosophique –Une histoire de la philosophie de Jeanne Hersch folio/essais (10€)

** Jeanne Hersch (1910-2000)

 

Prochain article, la composition écrite.. 

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