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Gazette littéraire

L’épanouissement d’un amour au crépuscule de la vie ? (Gabriel Garcia Marquez)

 

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Le rayonnement d’un dernier amour

Repères : thème de la vieillesse : l’étude

 

Résumé : Il a été indiqué dans l’article précédent que l’étude de ce mois portera sur la vieillesse, un âge d’or. Il sera proposé de lire deux ouvrages dissemblables mais qui ont pour originalité de conjuguer la vieillesse et l’amour :

L’amour aux temps du choléra, roman publié en 1985 par Gabriel Garcia Marquez, La femme coquelicot, roman publié en 1997 par Noëlle Chatelet.

Il sera question de savoir comment nos deux héroïnes vont répondre à cet amour au crépuscule de la vie ?

 Après avoir précisé les contours de notre étude, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec L’amour aux temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez. Nous avons vu qu’il s’agissait d’un roman :

Il nous reste à voir le plein épanouissement de cet amour…

***

Un nouvel amour

Les deux anciens amoureux sont désormais prêts pour la rencontre. Celle rendue possible par la rédaction des Essais sur l’amour. Fiorentino connaît depuis toujours celle qu’il aime ; en revanche, Fermina découvre en lui un autre homme, pas le jeune homme dont elle s’est éprise à dix-huit ans. C’est alors que la relation va s’inverser, c’est la vieille femme qui va mener son amoureux vers un amour neuf.

Elle décide de placer leur relation sous l’égide de l’avenir, rejetant les feux du passé. Ils se rencontrent désormais régulièrement  avec un besoin pressant de se parler, de se toucher. La famille de Fermina voit d’un mauvais œil cette relation amoureuse entre les deux vieillards. Mais c’est sans compter sur l’obstination d’une femme au crépuscule de sa vie qui entend vivre pleinement sa passion :

« Il y a un siècle, ils m’ont fait chier jusqu’à la gauche à cause de ce pauvre homme parce qu’on était trop jeunes, et maintenant ça recommence parce qu’on est trop vieux. (…) Qu’ils aillent se faire foutre, dit-elle. S’il y a un avantage à être veuve c’est bien de n’avoir personne sur son dos. » (page 412)

Une croisière éternelle

C’est à la faveur d’une croisière organisée par Fiorentino que les deux amoureux vont se découvrir de manière charnelle. Ils s’aiment éperdument sans fausse pudeur ; ils sont sûrs d’eux-mêmes :

« Car ils avaient vécu ensemble assez de temps pour comprendre que l’amour est l’amour, en tout temps et en tout lieu, et qu’il est d’autant plus intense qu’il s’approche de la mort. » (page 440)

Il reste que les deux amants cherchent à vivre le plus intensément leur amour. Ils profitent de la présence d’une épidémie de choléra pour lever le pavillon qui les laisse seuls au monde. Le bonheur est total. Mais le retour à la réalité implique le respect des procédures de quarantaine. Rien ne peut les ramener à la raison ; ils sont de l’autre côté du rivage, celui qui permet toutes les audaces, de rester passagers d’une croisière sans limites :

« (…) plus que la mort, c’est la vie qui n’a pas de limites. » (page 443)

 

Il nous appartiendra dans l’article suivant de découvrir le personnage de la femme coquelicot sous la plume de Noëlle Chatelet.

 

Repères à suivre : l’étude : La rencontre de deux vieillards (Noëlle Chatelet)

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