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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Et si tout provenait de notre imagination ? (Coué)


La méthode Coué

(repères : thème de l'illusion : présentation)

 

La Gazette Littéraire propose de débuter cette présentation sur le thème de l'illusion par une interrogation toute simple.

Et si toute illusion provenait de notre imagination ? Avant de pouvoir répondre positivement, il convient de procéder à une expérience simple telle qu'elle nous est proposé par celui connu pour sa fameuse méthode, la méthode Coué.

Le vertige

Dans l'extrait d'aujourd'hui, il est donné à croire que la volonté n'est rien, l'imagination est tout. La preuve ? Prenons une terreur bien répandue dans l'humanité, le vertige et voyons d'où provient cette crainte...

Deux planches de bois feront l'affaire...Vous êtes prêts à tenter l'expérience ?

 

****

"Si nous ouvrons un dictionnaire et que nous cherchions le sens du mot volonté, nous trouverons cette définition : « Faculté de se déterminer librement à certains actes. » Nous accepterons cette définition comme vraie, inattaquable. Or, rien n’est plus faux, et cette volonté, que nous revendiquons si fièrement, cède toujours le pas à l’imagination. C’est une règle absolue, qui ne souffre aucune exception.

Blasphème ! paradoxe ! vous écrierez-vous. Nullement. Vérité, pure vérité, vous répondrai-je.

Et pour vous en convaincre, ouvrez les yeux, regardez autour de vous, et sachez comprendre ce que vous voyez. Vous vous rendrez compte alors que ce que je vous dis n’est pas une théorie en l’air, enfantée par un cerveau malade, mais la simple expression de ce qui est.

Supposons que nous placions sur le sol une planche de 10 mètres de long sur 0,25 m de large, il est évident que tout le monde sera capable d’aller d’un bout à l’autre de cette planche sans mettre le pied à côté. Changeons les conditions de l’expérience et supposons cette planche placée à la hauteur des tours d’une cathédrale, quelle est donc la personne qui sera capable de s’avancer, seulement d’un mètre, sur cet étroit chemin ? Est-ce vous qui m’écoutez ? Non, sans doute. Vous n’auriez pas fait deux pas que vous vous mettriez à trembler et que, malgré tous vos efforts de volonté, vous tomberiez infailliblement sur le sol.

Pourquoi donc ne tomberez-vous pas si la planche est à terre et pourquoi tomberez-vous si elle est élevée ? Tout simplement parce que, dans le premier cas, vous vous imaginez qu’il vous est facile d’aller jusqu’au bout de cette planche, tandis que, dans le second, vous vous imaginez que vous ne le pouvez pas.

Remarquez que vous avez beau vouloir avancer : si vous vous imaginez que vous ne le pouvez pas, vous êtes dans l’impossibilité absolue de le faire.

Si des couvreurs, des charpentiers, sont capables d’accomplir cette action, c’est qu’ils s’imaginent qu’ils le peuvent.

Le vertige n’a pas d’autre cause que l’image que nous nous faisons que nous allons tomber ; cette image se transforme immédiatement en acte, malgré tous nos efforts de volonté, d’autant plus vite même que ces efforts sont plus violents."

 

  La maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente, Emile Coué

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Ma%C3%AEtrise_de_soi-m%C3%AAme_par_l%E2%80%99autosuggestion_consciente#Volont.C3.A9_et_imagination

 

Repères à suivre : le mirage (Rollinat)

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Thomas 05/10/2012 01:28


Quoique..... !  S'il suffit, pour devenir funambule -ou plutot "planchibule" de parvenir à faire taire ensemble instinct de conservation et conscience du danger ;  si d'autre part notre
esprit, lorsqu'il est tourmenté et contrarié à l'extrême, provoque à la longue, paraît-il des maladies (dont un développement anarchique des celules), il est vraisemblable, dans l'exemple (plutôt
maladroit que j'ai choisi) que si nous pouvions faire taire ces deux handicaps naturels chez l'humain (conscience du danger et instinct de conservation), alors le cerveau, libéré, parviendrait à
se concentrer sur l'action, aidé par une intuition mieux écoutée, sur l'action à entreprendre ou non (pour éviter balles et obus dans l'exemple choisi).


Je n'ai jamais cru que la chance ou la malchance venaient d'ailleurs que de nous-mêmes ; que nous les recevions comme la couleur de nos yeux ;  qu'elle sont une fatalité. Lorsqu'elle ne sont
pas un concours de circonstances fortuit, bien sûr !  


Il serait intéressant de faire une étude croisée des effets respectifs de la chance et de la malchance : il n'est pas sûr, comme on a tendance à le croire, que la première soit plus enviable que
la seconde :-)


 

Litteratus 05/10/2012 20:11



à voir  en effet ...



Thomas 03/10/2012 06:44


Ce qui revient à supposer que les rescapés des guerres, par exemple, sont ceux qui y sont partis en étant convaincus de survivre 


Cordialement

Litteratus 04/10/2012 20:14



C'était avant tout une question de chance et là ce n'est pas une illusion...