Partager l'article ! Deux ouvrages entrecroisés : Jacques le Fataliste (Diderot) et Malone meurt (Beckett): Repères : Thème du langage ...
Bienvenue à tous sur le site de la Gazette Littéraire, journal à thèmes créé en 2009, destiné à donner envie de lire ou de relire des œuvres du patrimoine culturel français et étranger ! N'hésitez pas à laisser un commentaire, à partager les articles sur les différents réseaux sociaux et à vous abonner gratuitement.
Thème du mois de juin 2012 : le divertissement
Calendrier des articles du mois de juin 2012 :
du 1er au 2 juin 2012 : l'éditorial et le sommaire,
du 3 au 15 juin 2012 : présentation
du 16 au 26 juin 2012 : l'étude -la synthèse- la bibliographie,
du 27 au 30 juin 2012 : le feuilleton inédit : D'un divertissement à l'autre.
Index généraux de la Gazette Littéraire :
Index des études : 2009 - 2010- 2011-2012
Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011- 2012
Classement des 10 meilleurs articles
©litteratus-gazettelittéraire.com
Repères : Thème du langage
- l'étude du mois : Jacques le Fataliste, Diderot / Malone meurt, Beckett
Il a été précisé, dans le
précédent article, l'objet de l'étude du mois, consacrée à l'entrecroisement des récits, source de richesse littéraire mais également de perturbations lorsque cela ne conduit pas à éprouver
de l'agacement pur et simple.
Il est proposé à cet égard de mettre en perspective deux ouvrages distincts qui ont la particularité de mélanger les discours.
Présentons-les sommairement :
- Jacques le Fataliste de Diderot, conte philosophique, publié en 1773
- Malone meurt de Beckett, roman, publié en 1951.
Ces auteurs nous font accéder à différents niveaux de langage avec, dans le premier livre, la poursuite d'un dialogue toujours interrompu entre deux protagonistes, alors que, dans le second, c'est bien le narrateur qui s'échine à multiplier les récits.
Mais la surprise est de taille lorsqu'on se prête, malgré soi, au jeu.
On s'aperçoit en effet que derrière cette perturbation du récit se cache, au contraire, une construction savante et subtile.
Diderot, en digne esprit des Lumières, cherche à replacer dans son œuvre le franc bouillonnement de la vie alors que Beckett, auteur du XXème siècle, constate sans révolte le caractère absurde de l'existence dans lequel il installe son personnage.
Le langage même parasité est donc le vecteur de ces deux ambitions d'écrivains. (à suivre)
Repères à suivre : Thème du langage
- l'étude du mois : Jacques le Fataliste ou la double perturbation du récit.
Derniers Commentaires