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  • : un seul objectif avec ce blog : promouvoir l'étude d'œuvres littéraires, les rendre accessibles à tous.
  • : FRANCE GRANDE BRETAGNE
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 10:44






La Gazette vous propose une première forme de correspondance, à prendre au sens littéral : il s'agit du rapport primordial entre différents éléments. Par exemple, la correspondance entre le mot et l'idée.

 

Un auteur très célèbre a essayé d'instaurer une relation entre les différents éléments de la nature en revendiquant une place prépondérante pour le poète, seul capable de pénétrer le sens des choses.

 

Pari audacieux ? Laissez vos commentaires !

 

Correspondances

 

La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Baudelaire, Les Fleurs du mal, (1857)


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Par LITTERATUS - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vers et prose
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Commentaires

La correspondance du mot et de l'idée ne va pas forcément de soi... la querelle des universaux en est la preuve !
Commentaire n°1 posté par Val le 06/10/2009 à 13h59
La querelle des universaux datant du moyen âge est tombée dans un oubli certain ou un certain oubli ! notre façon de penser vient néanmoins des distinctions faites entre ce qui est universel (un concept venant  du mot prendre et avec : quelque chose de conventionnel, de donné) et ce qui est particulier (qui s'impose à tous par nécessité) ...
Réponse de LITTERATUS le 06/10/2009 à 14h11
Bien d'autres auteurs du XIXè s'y sont essayé. Des noms me viennent à l'esprit comme De Vigny, Hugo, Lamartine etc  Mais Baudelaire reste le meilleur exemple...Cet article fait  écho à mes chroniques...
Commentaire n°2 posté par La mansardienne le 06/10/2009 à 10h47
je le sais...
Réponse de LITTERATUS le 06/10/2009 à 14h08
"Il est des parfumls frais comme des chairs d'enfants "
A l'heure actuelle ce vers serait sans doute censuré ...
Quant au dernier vers je le commenterai de la manière suivante :
 il n'y avait  pas que l'ambre, le musc et le benjoin pour "transporter" le corps et l'esprit ... Et Baudelaire connaissait  bien les clefs permettant d'accéder aux Paradis Artificiels.
Commentaire n°3 posté par lizagrèce le 05/10/2009 à 13h49
C'est pour cela que je n'apprécie les  livres qu'en faisant abstraction de la vie de l'auteur et de notre environnement ambiant... le contexte, rien que le contexte !
Réponse de LITTERATUS le 06/10/2009 à 14h07
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