Partager l'article ! La Dame aux Camélias de Dumas et la Traviata de Verdi ...: Pour célébrer la fête de la musique, la Gazette vous ...
Bienvenue à tous sur le site de la Gazette Littéraire, journal à thèmes créé en 2009, destiné à donner envie de lire ou de relire des œuvres du patrimoine culturel français et étranger !
Thème du mois de février 2012 : le ciel
Calendrier des articles du mois de février 2012 :
du 1er au 2 février 2012 : éditorial et sommaire,
du 3 au 15 février 2012 : le mouvement des astres
du 16 au 25 février 2012 : l'étude -synthèse- bibliographie,
du 26 au 29 février 2012 : quiz / proverbes et citations
Index généraux de la Gazette Littéraire :
Index des études : 2009 - 2010- 2011
Index des poésies et des textes en prose : 2009 -2010- 2011
Classement des 10 meilleurs articles
©litteratus-gazettelittéraire.com
Pour célébrer la fête de la musique, la Gazette vous propose de vous plonger dans l'univers de la Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas, œuvre subtile reprise magnifiquement sous le titre de la Traviata par Verdi.
Présentation :
Marguerite Gautier est une demi-mondaine qui évolue dans les salons parisiens du XIXème siècle. Elle y rencontre un vif succès en dépit du mépris dans laquelle elle est tenue du fait de la légèreté de ses mœurs. Un jeune homme, Armand Duval, tombe au premier regard amoureux d'elle mais la perd de vue avant d'apprendre qu'elle est partie se faire soigner d'une affection pulmonaire à Bagnère. Convalescente, elle y reviendra accompagnée d'un vieil aristocrate qui l'entretient et avec lequel elle s'affiche en société. Si deux années ont passé, la flamme d'Armand Duval reste entière pour Marguerite :
« — C’est que depuis que je vous ai vue, je ne sais comment ni pourquoi, vous avez pris une place dans ma vie, c’est que j’ai eu beau chasser votre image de ma pensée, elle y est toujours revenue, c’est qu’aujourd’hui quand je vous ai rencontrée, après être resté deux ans sans vous voir, vous avez pris sur mon cœur et mon esprit un ascendant plus grand encore, c’est qu’enfin, maintenant que vous m’avez reçu, que je vous connais, que je sais tout ce qu’il y a d’étrange en vous, vous m’êtes devenue indispensable, et que je deviendrai fou, non pas seulement si vous ne m’aimez pas, mais si vous ne me laissez pas vous aimer.
— Mais, malheureux que vous êtes, je vous dirai ce que disait Mme D... : Vous êtes donc bien riche ! Mais vous ne savez donc pas que je dépense six ou sept mille francs par mois, et que cette dépense est devenue nécessaire à ma vie ; mais vous ne savez donc pas, mon pauvre ami, que je vous ruinerais en un rien de temps, et que votre famille vous ferait interdire pour vous apprendre à vivre avec une créature comme moi. Aimez-moi bien, comme un bon ami, mais pas autrement. Venez me voir, nous rirons, nous causerons, mais ne vous exagérez pas ce que je vaux, car je ne vaux pas grand-chose. Vous avez un bon cœur, vous avez besoin d’être aimé, vous êtes trop jeune et trop sensible pour vivre dans notre monde. Prenez une femme mariée. Vous voyez que je suis une bonne fille et que je vous parle franchement. (….) »
La dame aux camélias, Alexandre Dumas fils, chapitre 10
Si vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être Le récit d'une passion : la "chaîne d'or"
(T.Gautier) (I)
Derniers Commentaires