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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Paris, lieu de rencontres (Soupault)

Le thème de Paris dans la littérature nous amène sur le chemin du hasard et des rencontres mystérieuses et miraculeuses dans le roman intitulé les dernières nuits de Paris de Soupault.

 

 

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Repères : thème de Paris : étude

 

Dans l’article précédent, nous avons continué l’étude consacrée à une folle échappée parisienne entre mystères et poésie au travers de la lecture croisée de deux romans emblématiques que nous avons préalablement présentés :

  • Les dernières nuits de Paris de Philippe Soupault, publié en 1928,
  • Les pêcheurs d’étoiles de Jean-Paul Delfino, publié en 2016.

 

Nous avons abordé les promenades nocturnes, l’ambiance mystérieuse de la nuit, puis la géographie particulière et enfin la thématique du temps. Voyons aujourd’hui Paris sous l’angle de ses rencontres improbables.

 

Dans l’œuvre de Soupault, on est frappé par les circonstances des rencontres plus que par les personnes croisées, ce qui est l’inverse dans le roman de Delfino. Précisons ce point, si vous le voulez bien. Nous étudierons dans cet article l’aspect propre au surréalisme.

 

Hasard

Le narrateur des dernières nuits de Paris est en effet surpris par les rencontres qu’il fait. Filant Georgette, il marche avec un marin rencontré incidemment suivi d’un chien : on ne se parle pas, mais on déambule ensemble. Étrange impression. 

 

Au fil de la lecture, le phénomène se poursuit avec des discussions cette fois nourries avec de parfaits étrangers, marchand de journaux, client de café, chasseur d’hôtel, devenus en un bref instant des « amis » (page 27). 

 

Évidemment, ce sentiment n’est entouré d’aucune chaleur humaine : l’autre auquel on parle ne fait pas naître de liens précis. Sentiment bancal. 

 

Miracle

Dans la même veine, le narrateur entre au cœur de discussions confidentielles sans que sa présence dérange. Il est ainsi accueilli comme s’il avait toujours été un élément de la pègre. Il qualifie toutes ces rencontres de « miracle » (page 36) et de « providentielles » (page 41). Le choix de ce vocabulaire divin donne une touche mystérieuse et en même temps décalée à l’œuvre. 

 

Dans tous les cas, on demeure dans une relation de pure circonstance qui survit avec l’obsession du narrateur pour l’insaisissable Georgette qui concentre l’intérêt de tous les protagonistes de l’action ainsi que nous le verrons dans le prochain article. Dans l’œuvre de Delfino, les rencontres paraissent nettement plus naturelles.

 

Repère à suivre : la petite fille aux grands yeux verts (Delfino)

 

 

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