Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

Deux folles échappées romanesques : registre littéraire

La question de Paris dans la littérature nous conduit à examiner le registre littéraire des deux romans qui l'ont choisie pour modèle. Les dernières nuits de Paris de Soupault nous conduit dans celui du rêve alors que Les pêcheurs d'étoiles de Jean-Paul Delfino nous fait entrer dans la poésie.

Deux folles échappés romanesques registre littéraire Soupault Delfino

 

Repères : thème de Paris : étude

 

Dans l’article précédent, nous avons continué l’étude consacrée à une folle échappée parisienne entre mystères et poésie au travers de la lecture croisée de deux romans emblématiques que nous avons préalablement présentés :

  • Les dernières nuits de Paris de Philippe Soupault, publié en 1928,
  • Les pêcheurs d’étoiles de Jean-Paul Delfino, publié en 2016.

 

Nous avons abordé précédemment l’ambiance mystérieuse de la nuit, la géographie particulière, la thématique du temps, les rencontres improbables, de la misère et enfin le thème de l’amour. Achevons cette étude en nous interrogeant sur le registre littéraire de chacun de ces deux livres.

 

Roman surréaliste

Le titre du premier roman évoque « les dernières nuits de Paris », c’est-à-dire la fin d’une folle échappée surréaliste convoquant des thèmes tout à fait particuliers tournant autour de l’étrange et de la poésie. Le registre littéraire a trait à l'onirisme.

 

Il s’agit aussi d’une œuvre particulière* écrite après l’exclusion de Philippe Soupault du mouvement surréaliste. On notera la volonté de l’auteur de s’affranchir de la doxa édictée par ses anciens condisciples qui réprouvaient toute forme de fiction.

 

On mesure enfin la blessure et la désillusion de l’auteur que l’on perçoit au travers de la mélancolie sous-jacente de ce roman. 

 

Roman lyrique

Le titre du second roman, plus contemporain, « pêcheurs d’étoiles » renvoie, lui, aux mystères de l’inspiration artistique, faite d’instants de « miracle » (page 171) et aussi de fulgurance géniale.

 

C’est aussi un hommage rendu à ces artistes dont le succès a surgi après bien d’années de misère, de labeur et de doutes.

 

Le roman de Jean-Paul Delfino nous situe dans un registre littéraire plutôt lyrique avec le mélange des genres allant de la nostalgie à la joie.

 

C’est enfin un livre franchement jubilatoire, riche en connaissances sur cette période d’extrême fécondité artistique. 

 

Dans le prochain article, il vous sera proposé la synthèse de notre étude.

 

*cf préface de Claude Roy à l'édition qui vous sera présentée dans la bibliographie à venir.

repère à suivre : la synthèse 

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article